HSBC recrute une ancienne de Citi pour diriger sa banque privée
HSBC a trouvé la future patronne de ses activités de gestion de fortune dans le monde. Ida Liu prendra le 5 janvier les rênes de HSBC Private Bank, a annoncé la banque sino-britannique le 22 décembre dans un memo interne signé de Barry O’Byrne, le directeur général de la division international wealth et premier banking. Elle sera basée à Londres, après une période de transition à New York.
Ida Liu dispose de 25 années d’expérience, dont dix-huit passées chez Citi. Elle a dirigé pendant quatre ans les activités mondiales de banque privée du groupe américain. Mais, en janvier 2025, elle avait claqué la porte en raison de tensions avec Andy Sieg, recruté deux ans auparavant chez Bank of America pour restructurer le wealth management. Citi avait confié une enquête au cabinet d’avocats Paul Weiss. Le groupe et sa dirigeante Jane Fraser avaient maintenu leur confiance au banquier, qui a depuis élargi ses fonctions.
Ménage dans la clientèle du Moyen-Orient
Chez HSBC, Ida Liu arrive en terrain mouvant. Le directeur général du groupe, George Elhedery, a fait du wealth un moteur de croissance , mais dans le cadre d’une stratégie globale de réduction des coûts et des strates de direction au sein d’une maison connue pour sa lourdeur administrative. Annabel Spring, la prédécesseure d’Ida Liu, a quitté la banque après que ses fonctions ont été scindées à la suite de cette réorganisation générale.
La nouvelle recrue devra « renforcer les connexions transfrontières sur les corridors clés de fortune », selon les termes du memo. Le tout en veillant à ne pas relâcher les obligations de la banque en matière de vigilance. En juin 2024, à la suite d’une enquête sur des flux douteux en provenance du Liban, la Finma, gendarme financier suisse, avait ordonné à HSBC Private Bank (Suisse) de revoir toutes ses relations d’affaires avec des personnes politiquement exposées. Cet été, Bloomberg révélait que le groupe était en train de cesser ses relations avec un millier de clients issus d’Arabie Saoudite, du Liban, du Qatar et d’Egypte, jugés à haut risque et ayant souvent des avoirs supérieurs à 100 millions de dollars.
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