JPMorgan veut plus d’IA mais aussi plus d’agences

A l’occasion d’une journée investisseurs, le président du mastodonte bancaire Jamie Dimon - qui va avoir 70 ans dans quelques jours - a indiqué qu’il comptait rester «pour quelques années en tant que PDG, et peut-être quelques années de plus en tant que président exécutif».
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Quand JPMorgan met les moyens, cela marque forcément les esprits. Poursuivant des efforts déjà engagés les années précédentes, la banque américaine a annoncé qu’elle allait investir près de 20 milliards de dollars dans la technologie en 2026, soit 10% de plus qu’en 2025, a-t-elle indiqué lors d’une journée investisseurs organisée lundi à New York, quelques semaines après l’annonce de ses résultats annuels. Un montant qui a de quoi donner le tournis aux banques européennes – 20 milliards de dollars, c’est l’équivalent du total des frais généraux du groupe Société Générale.

A l’échelle de JPMorgan, ce montant pèse aussi, pour un cinquième de ses dépenses. «Nous continuons d’investir dans l’IA et nous constatons des avantages concrets dans de nombreux domaines. L’apprentissage automatique et l’IA analytique ont permis d’améliorer le chiffre d’affaires», a affirmé Jeremy Barnum, le directeur financier de JPMorgan.

Un programme d’ouverture de 160 agences en 2026

Mais l’IA et la technologie n’effacent pas tout et surtout pas le développement des réseaux physiques sur le marché domestique. JPMorgan maintient des prévisions de dépenses annuelles ajustées à 105 milliards de dollars en hausse sensible (+11,6% par rapport à 2025) et invoque la technologie et le numérique, mais aussi la modernisation et le renforcement de son réseau d’agences.

Vue d’Europe, JPMorgan est un mastodonte dans les métiers de banque de financement et d’investissement de référence, mais le groupe est aussi n°1 aux Etats-Unis en termes de réseau de distribution, avec environ 4.800 agences dans les 48 Etats (hors Alaska et Hawaï). Le plan de développement pour 2026 prévoit l’ouverture de 160 agences dans une trentaine d’Etats, et en parallèle, la rénovation d’autres lieux d’accueil des clients. Les agences physiques restent donc un vecteur stratégique pour le développement de la banque de détail, qui est elle-même un sujet à ne pas négliger.

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En 2025, la part de la banque de détail représentait en effet 41 % des revenus totaux et 32 % du résultat net global du groupe. Le rendement sur fonds propres de ce segment s’est établi en 2025 au niveau impressionnant de 32 %. A ce niveau de performance, pas question de bascule hasardeuse du physique vers le numérique.

La transition vers une nouvelle gouvernance ne semble pas non plus à l’ordre du jour, même si la question de la succession de Jamie Dimon soulève des questions. «Je suis ici pour quelques années en tant que PDG, et peut-être quelques années de plus en tant que président exécutif», a déclaré Jamie Dimon. Il va fêter ses 70 ans en mars prochain. A cet âge-là, on aime pouvoir se rendre en agence.

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