BNP Paribas réorganise activement ses participations
BNP Paribas a indiqué vendredi être entré en discussions exclusives pour vendre sa filiale marocaine BMCI au conglomérat local Holmarcom, un partenaire et actionnaire de longue date. La BMCI a dégagé en 2024 sur base consolidée un produit net bancaire de 3,79 milliards de dirhams (352 millions d’euros) et un résultat net de 326 millions de dirhams (30 millions d’euros).
BNP Paribas détient 67% du capital de la banque marocaine, aux coté d’Axa Assurance Maroc (13%) et d’AtlandaSanad (7,8%), une compagnie d’assurance, filiale du groupe Holmarcom. Le titre BMCI, coté à Casablanca, était en hausse de près de 7,5% à midi. «Ces discussions sont à un stade préliminaire. BNP Paribas communiquera en temps voulu si un projet venait à se concrétiser, conformément à la réglementation applicable», a indiqué la banque française dans un communiqué. Sur la base du cours de Bourse, la participation de BNP Paribas vaut un peu moins de 530 millions d’euros.
Impact positif sur le CET1
Si la transaction devait se conclure courant 2026, l’effet positif sur le ratio de solvabilité CET1 de BNP Paribas à la date de réalisation serait d’environ 15 points de base, a précisé la banque, qui a aussi fait état d’une opération en Pologne.
BNP Paribas a vendu pour 1,1 milliard de zlotys (264 millions d’euros) d’actions de sa filiale polonaise. À la suite de la transaction, BNP Paribas conservera 75% de BNP Paribas Bank Polska, la sixième banque du pays. L’objectif est notamment d’augmenter la liquidité du titre de sa filiale.
A lire aussi: La surtaxe bancaire polonaise n’effraie pas les banques européennes
La plus grande banque de la zone euro se montre particulièrement active sur le marché des fusions-acquisitions ces derniers temps. Outre l’intégration d’Axa IM, elle a annoncé en début de semaine un projet de montée au capital de l’assureur belge Ageas. En juin, BNP Paribas avait également dévoilé la reprise des activités de dépositaire et de conservation de titres de HSBC en Allemagne et la cession de sa filiale Cetelem Argentina à Revolut.
A lire aussi: BNP Paribas rejoint le projet de stablecoin de plusieurs banques européennes
Plus d'articles du même thème
-
LCL détaille les promesses de son plan stratégique sans parvenir à emballer
Un mois après l’annonce du bouclage de l’acquisition de Milléis, la filiale de Crédit Agricole SA a expliqué comment elle allait contribuer aux ambitions du groupe à l’horizon 2028. -
Bolloré recommande à Universal Music de rejeter l’offre de Bill Ackman
Le PDG du groupe, Cyrille Bolloré, a critiqué l'offre du fonds Pershing Square sur le géant de la musique dont sa famille détient près de 30%. -
BNP Paribas et Mistral repartent pour un tour et vantent leur proximité
Le partenariat annoncé en 2024 est reconduit et élargi pour trois ans. Le groupe bancaire et la start-up se félicitent du succès de leurs travaux en commun mais insistent chacun sur le caractère non exclusif de l'union.
ETF à la Une
La Bourse de Corée lance des ETF à levier sur Samsung et SK Hynix
- La Société Générale est la seule banque française retenue par SpaceX pour son IPO
- Arkema et Solvay ont adopté des stratégies de croissance divergentes
- Richemont surnage dans un secteur du luxe à l’arrêt
- BP renvoie son président pour des «manquements inacceptables»
- Avec Redion, Generali crée un géant de l’assistance et des avantages aux salariés
Contenu de nos partenaires
-
Ce qui nous attend« Avec l'IA, les entreprises vont avoir besoin de beaucoup d’experts à la croisée du juridique et de la tech »
Pour Vincent Huguet, cofondateur et CEO de Malt, le besoin de conformité à venir des entreprises pour satisfaire aux règlementations européennes va faire naître de nouveaux métiers, à l'image des délégués à la protection des données (DPO) lors du RGPD. -
InnovationNouvelles techniques de génétique végétale : les députés européens à l'heure des choix
Le cadre réglementaire européen pour les « nouvelles techniques génomiques » (NGT) de sélection variétale est entré dans sa dernière ligne droite, avec des oppositions farouches -
« C’est une capitulation » : la mise en garde de Bruno Retailleau au gouvernement sur l'immigration de travail
Interrogé par l’Opinion, le candidat des Républicains à la présidentielle dénonce la tentation de desserrer les critères de régularisation. « Comme d’habitude, le gouvernement risque de se coucher devant les injonctions de la gauche, accuse-t-il. Il ne cherche qu’une occasion d’ouvrir les vannes »