La Société Générale est la seule banque française retenue par SpaceX pour son IPO
Les montants qui seront levés, pas plus que les commissions que toucheront les banques, ne sont encore connus. Une chose est sûre, ils s’annoncent gigantesques tant le projet d’introduction en Bourse dévoilé mercredi soir par SpaceX devrait sortir de l’ordinaire.
La société fondée et contrôlée par Elon Musk pourrait lever de l’ordre de 75 milliards de dollars – soit 25% de plus que la capitalisation boursière de la Société Générale – et se valoriser plus de 1.750 milliards de dollars. Une opération gargantuesque qui mobilisera plus de 20 banques dont une seule française.
Sans grande surprise, l’introduction en Bourse sera menée par les cinq plus grandes banques américaines, à savoir Goldman Sachs, Morgan Stanley, Bank of America, Citi et JPMorgan, qui sont classées dans cet ordre dans le prospectus publié par SpaceX.
Un top 5 américain
Ces cinq leaders joueront un rôle de représentant pour une multitude d’autres banques européennes, asiatiques et britanniques auxquelles le groupe d’Elon Musk vendra un nombre d’actions ordinaires de classe A qui n’a pas encore été précisé. Parmi elles, Barclays, Deutsche Bank, RBC, UBS et Wells Fargo sont cités juste derrière JPMorgan.
La Société Générale, seule banque hexagonale retenue, arrive en 21ème position dans le tableau publié par SpaceX, entre Raymond James et Stifel. Parmi les autres groupes européens nommés, on retiendra la présence de Santander et ING.
La renommée d’Elon Musk, qui détient 85,1 % des droits de vote de l’entreprise avant l’IPO, et ses projets particulièrement ambitieux visant à coloniser Mars et à mettre des centres de données en orbite, devrait attirer de nombreux investisseurs du monde entier en dépit du niveau de valorisation démesuré qui sera sans doute demandé.
A lire aussi: La fusée SpaceX relègue ses actionnaires au rang de spectateurs
Plus d'articles du même thème
-
Le fabricant de chars KNDS va bien accueillir l’Allemagne à son capital
Berlin et Paris devraient chacun détenir 40 % du spécialiste de l’armement tandis que les familles allemandes céderaient l’ensemble de leur participation à l’occasion de l’introduction en Bourse attendue dans les prochaines semaines. -
SpaceX révèle d'importantes pertes avant sa méga introduction en Bourse
Le groupe d'Elon Musk a publié le document précisant son projet de cotation à Wall Street qui pourrait être le plus gros de l'histoire. -
Le suédois Embracer se scinde une nouvelle fois
Après s’être séparé d’Asmodee, le groupe de jeux vidéo va encore se couper en deux en espérant améliorer sa valorisation.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF confirme son rebond début mai
- La Société Générale écope d’une amende de 20 millions d'euros pour défaut de conseil en assurance et vente systématique
- Anne Hiebler (CACIB) : «Le M&A est un métier très exigeant qui nécessite un important engagement personnel»
- Standard Chartered brise le tabou des effets de l’IA sur l’emploi
- Emmanuel Moulin préserve la continuité à la Banque de France
- Indosuez Wealth écope d'une amende de plus de 13 millions d'euros en Espagne
Contenu de nos partenaires
-
InondationsA Annonay, la crue a été l’occasion de mettre en place un plan d’action à long terme
Le 17 octobre 2024, la commune d’Annonay fait face à un aléa majeur. La rivière entre en crue et déborde. La cellule de crise mise en place au sein de la mairie décide d’évacuer le centre-ville et les écoles. Aucun drame humain n’est à déplorer. Les dégâts matériels, en revanche, se chiffrent à 15 millions d’euros et concernent tant la voirie que les réseaux et les bâtiments. De cet événement majeur naît une prise de conscience : celle de la nécessité d’une réflexion globale autour du cycle de l’eau et d’un changement de paradigme -
HéritageEn Italie, le grand paradoxe d’une société de propriétaires
Près de 40 % de la valeur du patrimoine résidentiel italien est détenu par les plus de 70 ans. Une richesse appelée à changer de mains dans un pays frappé par le recul démographique -
Arrêt de rigueurL’Etat de droit, invité d’honneur de l’installation de Marc Guillaume au Conseil d’Etat
Le Premier ministre a souligné la lourde tâche qui attend le nouveau vice-président de la juridiction en « ces temps difficiles »