BNP Paribas lance des rachats d’actions après un trimestre solide

Le groupe a enregistré un profit net de 3,5 milliards d’euros entre juillet et septembre, tiré par ses activités de banques commerciale et d’investissement.
Agefi-Dow Jones
BNP- bld des italiens Paris
BNP Paribas a rappelé la faiblesse de son exposition directe à la dette publique française  -  RK

BNP Paribas a légèrement dépassé les attentes au troisième trimestre, à la faveur d’une croissance soutenue dans ses activités de banque d’investissement comme de banque commerciale.

Le groupe bancaire a publié mercredi un bénéfice net de 3,46 milliards d’euros au titre du trimestre écoulé, en hausse de 14% sur un an. Les analystes misaient en moyenne sur un résultat net de 3,28 milliards d’euros, selon FactSet.

En marge de cette publication, BNP Paribas a également annoncé le lancement dès le mois de novembre d’un plan de rachat d’actions de 1,3 milliard d’euros, en anticipation de la distribution de ses résultats au titre de 2026. En cette période de tensions sur les taux souverains, la banque a aussi souligné la faiblesse de son exposition à la dette publique de la France, à hauteur de 19 milliards d’euros sur un bilan total de plus de 3.100 milliards d’euros.

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Forte croissance de la banque d’investissement

Le produit net bancaire (PNB) de BNP Paribas, l'équivalent du chiffre d’affaires, a augmenté de 9,5% au troisième trimestre, à 13,76 milliards d’euros, contre un consensus de 13,55 milliards d’euros.

La banque de financement et d’investissement (CIB) affiche la croissance la plus soutenue avec des revenus en hausse de 17%. Le dynamisme observé sur les marchés d’actions a notamment profité à la division Global Markets (+22%). CIB a fortement contribué aux bénéfices ce trimestre, avec un résultat avant impôts en hausse de 35%, à 2,25 milliards d’euros.

Du côté des banques commerciales, le pôle CPBS a vu ses revenus augmenter de 3,6% au trimestre écoulé, une performance atténuée par des vents contraires dans certains métiers spécialisés. Le PNB des seules banques commerciales a de son côté progressé de 9,2%, soutenu par le niveau relativement élevé des taux d’intérêt et par des commissions en hausse. Le crédit à la consommation (Personal Finance) est également bien orienté (+4,6%).

Dans les métiers spécialisés, les filiales de location de véhicules longue durée Arval et Leasing Solutions ont en revanche subi une chute de 29% de leurs revenus, sous l’effet de la baisse des prix des véhicules d’occasion.

Le troisième pilier du groupe, IPS, centré sur l’assurance et la gestion d’actifs, a pour sa part dégagé une croissance de 5,3%.

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Objectifs confirmés

En termes de solvabilité, le ratio CET1 du groupe s’est tassé à 12,9% fin septembre, contre 13% fin juin, sous l’effet de l’acquisition cet été de la société de location longue durée Athlon (-15 points de base). Cet indicateur est attendu au-dessus de 13% en fin d’année, après la cession de la Banque Marocaine pour le Commerce et l’Industrie (BMCI).

Le coût du risque du groupe ressort par ailleurs à 39 points de base sur le trimestre, en ligne avec l’objectif de moins de 40 points de base fixé pour 2026.

BNP Paribas a confirmé mercredi l’ensemble de ses prévisions déjà présentées pour 2026 comme pour 2028. Le groupe présentera son plan à l’horizon 2030 le 2 février prochain.

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