BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- BNP Paribas va accorder en 2027 une hausse de salaire générale pour près de 93% de ses employés.
- Les salariés gagnant moins de 100.000 euros par an recevront une augmentation de 1.000 à 1.500 euros.
- L’enveloppe pour les hausses individuelles baisse à 1,8% et le budget égalité passe à 3 millions d’euros.
L’annonce a de quoi donner de l’espoir aux centaines de milliers de salariés du secteur bancaire en France. BNP Paribas a proposé d’offrir une augmentation générale à la plupart de ses employés en 2027.
Alors que la direction proposait initialement, comme les deux années précédentes, une unique prime de partage de la valeur comprise entre 700 et 1.000 euros, elle a finalement décidé d’accorder des hausses de rémunérations à tous les salariés payés moins de 100.000 euros par an, soit près de 93% des effectifs.
Jusqu’à 50.000 euros de salaire annuel, ils toucheront 1.500 euros. Entre 50.000 et 100.000 euros, l’augmentation est limitée à 1.000 euros. Cela représente tout de même une hausse de rémunération de plus de 5% pour les salariés payés moins de 30.000 euros, de 3% pour ceux touchant 50.000 euros et de 1% pour la partie haute de la fourchette.
En revanche, aucune prime de partage ne sera distribuée et l’enveloppe dédiée aux augmentations individuelles est réduite de 2% de la masse salariale en 2026 à 1,8%. Le budget pour l’égalité professionnelle est également amputé de 2 millions d’euros, à 3 millions d’euros, indique Force Ouvrière sur Linkedin.
Le retour à des hausses de salaires collectives n’en constitue pas moins une victoire pour les syndicats. La dernière fois que BNP Paribas en avait accordées remonte à 2024 et elles étaient limitées à 800 euros maximum.
Pression sur les autres banques
L’inflexion de la direction sur le sujet s’explique, selon Rémi Gandon, délégué syndical national SNB/CFE-CGC, par «une accumulation de choses». «Les retours des salariés à la première proposition étaient très mauvais et une seule prime de partage de la valeur ne paraissait pas tenable dans le contexte inflationniste actuel», indique-t-il. L’environnement social global en France mais aussi les excellents résultats financiers de BNP Paribas et la présentation, en début d’année prochaine, d’un nouveau plan stratégique sont aussi des éléments explicatifs, selon le syndicaliste.
«Dans le cadre d’un dialogue social constructif prenant en compte les attentes exprimées par les organisations syndicales et le contexte de l’entreprise, les NAO 2027 ont abouti à un accord unanime», indique de son côté la banque.
Cet accord pourrait en tout cas mettre la pression sur les directions des autres banques françaises, qui n’ont pas encore terminé, voire commencé, leur cycle de négociations annuelles obligatoires (NAO). «On peut souhaiter que les autres banques s’inscrivent dans la même dynamique», avance Rémi Gandon.
Habituellement parmi les plus généreux avec ses salariés, Crédit Mutuel Alliance Fédérale avait accordé une augmentation générale de 1% l’an dernier. Les Banques Populaires avaient octroyé une hausse comprise entre 0,7% et 1,3%, contre 1% au sein des Caisses d’Epargne et moins de 0,5% chez les caisses régionales du Crédit Agricole. La Société Générale avait pour sa part accordé une prime de 1.400 euros mais pas d’augmentations générales.
Plus d'articles du même thème
-
Le comité de Bâle durcit les modalités déclaratives des banques systémiques
La Banque des règlements internationaux a publié des amendements visant à traiter le problème du « maquillage des comptes » des banques systémiques. Les mesures seront applicables en janvier 2030. -
UniCredit va pouvoir prendre le contrôle de Commerzbank
La banque italienne a obtenu le feu vert de la BCE pour monter au-delà des 30% du capital de sa concurrente allemande. Elle pourrait en détenir près de 50% d’ici la fin de l’année. -
L'Italie compte prélever 10,7 milliards d’euros de plus au secteur financier d’ici 2029
Cette nouvelle ponction s’ajoute aux 12 milliards d’euros que le gouvernement souhaite déjà réclamer aux banques et aux assureurs d'ici 2028 via une hausse d'impôt. Le détail précis des modalités de collecte n'est pas encore connu.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- Ledger fait face à une cyberattaque d'un nouveau genre sur la blockchain
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les marchés monétaires recommencent à inquiéter en zone euro
Contenu de nos partenaires
-
Les risques de débordement « se confirment » : à quoi s'attendre ce 17 octobre ?
Selon différentes sources sécuritaires, des mouvances violentes pourraient infiltrer les cortèges et faire dégénérer les manifestations. Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, veut se montrer ferme pour l’occasion -
A l'Assemblée, l'idée d'une « Génération sans tabac » fait son chemin
Lors de l’examen du budget de la Sécurité sociale, les députés de la commission des affaires sociales ont voté jeudi l’interdiction de la vente de tabac à toute personne née à partir du 1er janvier 2009. Un amendement symbolique, sans effet sur le texte qui sera débattu dans l’hémicycle -
Coup d'accélérateurSpatial : contre Starlink, Bruxelles veut accélérer le projet impliquant Airbus, Thales et Leonardo
Les activités spatiales des trois géants européens doivent fusionner pour rivaliser avec SpaceX, au moment où Kiev dénonce une restriction du signal fourni par les satellites d’Elon Musk