La Société Générale fait un effort pour la rémunération de ses salariés en France
La banque de la Défense a revu à la hausse ses propositions salariales dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) sans toutefois accorder d’augmentations collectives.
L'action Société Générale a plus que doublé en Bourse depuis le début de l'année
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FJ
La tension pourrait retomber d’un cran à la Société Générale. Le 15 décembre, la banque a, selon nos informations, sensiblement amélioré ses propositions aux représentants du personnel dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO) en France.
Au global, le groupe dirigé par Slawomir Krupa propose désormais une enveloppe représentant 4,6% de la masse salariale, soit plus de 100 millions d’euros, dont 2% via des mesures récurrentes.
Dans le détail, la prime versée à chaque salarié sous la forme d’un supplément d’intéressement ressort désormais à 1.400 euros, contre 900 euros annoncés initialement.
Aucune augmentation collective n’est proposée mais un budget représentant 1,5% de la masse salariale, absent de la proposition initiale, sera consacré à des hausses individuelles.
L’enveloppe dédiée à la réduction des écarts de rémunération entre hommes et femmes est maintenue à 9 millions d’euros.
Enfin, les dirigeants de la Société Générale ont également amélioré plusieurs de leurs propositions plus ciblées. Les grilles de minima salariaux augmenteront de 5% pour les cadres et de 8% pour les non-cadres, contre +5% prévu initialement pour cette dernière catégorie.
La prise en charge de l’abonnement aux transports en commun grimpe de 50% à 60%, contre 55% proposés précédemment, et les indemnités kilométriques augmentent de 10%, contre 5% initialement.
Les salariés affichant une ancienneté d’au moins trois ans et rémunérés moins de 31.000 euros bruts seront augmentés à ce niveau. La situation des salariés n’ayant pas été augmentés depuis au moins quatre ans et payés sous la médiane de la population occupant un emploi comparable sera également examinée.
Les organisations syndicales ont jusqu’au 19 décembre pour signer cet accord. A défaut, la version précédente, moins favorable aux salariés, sera appliquée.
Les propositions «paraissent bien maigres par rapport aux excellents résultats du groupe et nous sommes médusés qu’il n’y ait pas de mesures pérennes collectives», a réagi auprès de L’Agefi Ludovic Lefebvre, délégué national adjoint CGT à la Société Générale.
Une autre source syndicale estime toutefois que l’accord a de bonnes chances d’être signé, peut-être même par les quatre organisations représentatives. Un feu vert du SNB, de la CFTC et de la CFDT serait suffisant pour le valider.
L’an dernier, aucun syndicat n’avait signé l’accord sur les NA. La banque avait, au global, accordé des augmentations représentant environ 3% de la masse salariale.
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La Banque centrale européenne (BCE) pourrait, sans doute vers la fin 2026, augmenter de 1% à 2% le ratio des réserves obligatoires (MRR) et relever également les décotes sur les obligations sécurisées conservées pour les banques («retained covered bonds») pour être apportées en garantie. Ces deux mesures réduiraient l’excès de liquidité et, dans le même temps, la capacité des banques à obtenir des financements de la BCE. Avec des répercussions sur leurs futurs besoins.
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