Axa gâte ses actionnaires après des résultats 2024 en hausse
L’assureur Axa annoncé jeudi un nouveau relèvement de son dividende et un programme de rachat d’actions après la publication de résultats 2024 en progression.
Le groupe a décidé de porter son dividende annuel à 2,15 euros par action, un montant en hausse de 9%.
Axa a également annoncé un programme de rachat d’actions de 1,2 milliard d’euros. Lorsque la cession d’Axa Investment Managers à BNP Paribas aura été finalisée, le groupe prévoit également de lancer un programme de rachat d’actions additionnel de 3,8 milliards d’euros.
L’assureur a par ailleurs publié jeudi un résultat net en hausse de 10% au titre de l’exercice 2024, à 7,89 milliards d’euros, alors que le consensus FactSet des analystes était de 7,88 milliards d’euros. A taux de change constant, la croissance s’est établie à 11%. Le résultat opérationnel a progressé de 7%, à 8,1 milliards d’euros, porté les performances de l’assurance dommages, de l’assurance vie et santé et de la gestion d’actifs.
Objectifs à moyen terme confirmés
Indicateur clé de rentabilité dans le secteur, le ratio combiné en assurance dommages s’est amélioré en reculant de 2,1 points de pourcentage à 91%, là où les analystes visaient 91,8%.
Le total des primes brutes et des autres revenus, l'équivalent du chiffre d’affaires, a progressé de 7% sur la période, à 110,32 milliards d’euros. A taux de change constants, la croissance est ressortie à 8%.
Le ratio de Solvabilité II s'établissait à 216% fin 2024, en baisse de 11 points de pourcentage sur un an. La rentabilité des capitaux propres s’est améliorée de 0,3 point, à 15,2%, et le ratio d’endettement a progressé de 0,3 point, à 20,6%.
Fort de ces résultats, Axa a confirmé les objectifs de son plan triennal «Unlock the future», désormais centré sur la croissance organique. Parmi eux figurent notamment une croissance annuelle moyenne de 6% à 8% du résultat opérationnel par action, un taux de distribution de 75% de ce résultat opérationnel par action chaque année, mais aussi plus de 21 milliards d’euros de remontée de trésorerie des filiales vers le groupe sur la période 2024 à 2026, le tout avec un objectif de rentabilité des fonds propres (ROE) dans une fourchette de 14 à 16%.
A lire aussi: Axa France remet une nouvelle fois sa filiale bancaire à flots
Plus d'articles du même thème
-
State Street IM collecte 49 milliards de dollars au premier trimestre 2026
La société de gestion américaine a perdu 86 milliards de dollars sur les marchés au cours des trois premiers mois de 2026. -
Ipsos revient à son point de départ en Bourse après des ventes décevantes
L'entreprise de sondages affiche un chiffre d'affaires en baisse et inférieur aux anticipations pour le premier trimestre 2026. Une déconvenue en contradiction avec les perspectives de redémarrage de l'activité entrevues en début d'année. -
La MACSF tire parti du goût pour l'épargne de ses sociétaires
L’assureur mutualiste qui se développe auprès des professions de santé a vu son chiffre d’affaires progresser de 12,6% à 3,4 milliards d’euros, porté par l’assurance vie. Le résultat net recule sous le poids de la surtaxe d’IS.
ETF à la Une
Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
- A la Société Générale, le nombre de banquiers millionnaires a baissé en 2025
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Lunettes connectées : le pari à haut risque d'EssilorLuxottica
- Macif veut continuer à faire sauter les cloisons de l’assurance
Contenu de nos partenaires
-
TrioRachat de SFR : l’espoir d’un retour à trois sur un marché très concurrentiel
Il n'y a aucune certitude à ce stade que cette opération soit réalisée, précise le consortium des trois repreneurs de l'opérateur -
Sécurité nationale : un rapport s'alarme de la dépendance des pays européens concernant la tech américaine
Selon un rapport du groupe de réflexion Future of Technology Institute, plus des trois quarts des pays européens utilisent des services de cloud américains pour des fonctions essentielles à leur sécurité nationale -
Indemnisation des ruptures conventionnelles : Les partenaires sociaux « affligés » par le rejet surprise de leur accord à l’Assemblée nationale
Jeudi soir, la faible présence du bloc central dans l'Hémicycle a permis à la gauche de rejeter la transposition d'un tour de vis sur le régime d'indemnisation des ruptures conventionnelles, pourtant objet d'un accord formel entre syndicats et patronat