Le prix du pétrole approche des 90 dollars le baril sur des espoirs de paix
Les investisseurs commencent sérieusement à y croire. La situation demeure très incertaine et les annonces des deux belligérants sont encore souvent contradictoires mais l’hypothèse d’un arrêt du conflit entre les Etats-Unis et l’Iran semble considérée comme de plus en plus crédible.
Ces dernières heures, des informations de presse ont en effet révélé qu’un accord aurait été conclu entre les deux pays prévoyant une prolongation du cessez-le-feu et une levée des restrictions sur le transport maritime. Il ne nécessiterait plus que la signature du président américain Donald Trump, même si des médias d’Etat iraniens ont de leur côté indiqué que le document n’était pas finalisé. Le vice-président des Etats-Unis, J.D. Vance, a également reconnu que «beaucoup de progrès» avaient été faits vers un accord.
En réaction à ces avancées, le cours du pétrole poursuivait son repli vendredi. En début d’après-midi, le Brent perdait plus de 1%, tombant sous le seuil des 92 dollars pour la première fois depuis le 17 avril. Il recule désormais de plus de 11% sur la semaine et plus de 20% sur ses niveaux de début mai.
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Record pour le S&P 500
Cette baisse profitait aux marchés actions en Europe. Peu après 13h, l’Euro Stoxx 50 grimpait de 0,6%, le CAC 40 gagnait 0,7% et le Dax avançait de 0,1%. A Wall Street, le S&P 500 s’apprête également à ouvrir dans le vert après six séances consécutives de hausse qui lui ont permis d’établir un nouveau record historique jeudi à 7.568,72 points.
Sur le marché des taux, les rendements des obligations souveraines occidentales étaient relativement stables.
«Avec la baisse des prix du pétrole, les investisseurs ont commencé à écarter le scénario d’une stagflation de l'économie mondiale, ce qui a déclenché un net rebond au sein de plusieurs classes d’actifs», analysent les stratégistes de Deutsche Bank dans une note.
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