La vidéo du jour : Pourquoi Wall Street creuse l’écart avec les Bourses européennes
Une fois de plus, Wall Street a terminé la semaine au plus haut : les indices S&P 500, Dow Jones et Nasdaq ont signé de nouveaux records. De quoi creuser l’écart avec les bourses européennes, au point que celles-ci n’ont jamais été aussi sous-valorisées par rapport aux marchés américains depuis 20 ans.
Les stratégistes de Deutsche Bank ont calculé que la prime des valeurs américaines par rapport aux européennes sur la base du ratio cours sur actif net atteint 70% !
Cette survalorisation croissante se justifie-t-elle ? La réponse est sans doute oui, sans qu’il soit besoin de chercher des raisons sectorielles comme, par exemple, la surpondération souvent soulignée des indices américains en valeurs technologiques.
Pour les investisseurs réunis pendant deux jours par L’Agefi à l’occasion de son Global Invest Forum, l’explication est plutôt à chercher dans des causes structurelles.
L’un d’eux, Magnus Billing, patron d’Alecta, une des grandes caisses de retraite suédoise, qui juge Wall Street «chère, mais pas hors de proportion», les résume ainsi : «une meilleure rentabilité des fonds propres et un coût du capital plus faible».
Sur le premier critère, la différence est d’environ 3 points, ce qui dans la durée justifie des écarts de valorisation très importants.
Des marges plus élevées, une fiscalité globalement plus modérée, une meilleure aptitude à profiter des taux bas, enfin des rachats d’actions massifs sont ainsi mis en avant.
Quant au coût du capital. Il explique un tiers de l’écart de valorisation et tient au fait que le dollar reste la grande monnaie de réserve. Cela pousse les investisseurs à s’y investir, notamment en actions même si le rendement à espérer est plus modeste.
Plus d'articles du même thème
-
Christian de Kerangal (IEIF) «Le secteur immobilier a trop peu investi dans la R&D»
La recherche et développement (R&D) ne représente qu'aux environs de 0,9% du chiffre d’affaires des promoteurs et constructeurs a pointé Christian de Kerangal, directeur général de l’IEIF (Institut de l'Epargne Immobilière et Foncière), lors du Forum Immobilier et Finance, organisé par L’Agefi le 8 octobre 2026. Un budget qu’il estime pourtant essentiel pour construire et «produire la ville» de façon moins coûteuse dans un contexte de crise de l’industrie. -
Charlotte Gourdais (Carac) : «Nous allons profiter du momentum de la hausse des taux pour saisir certaines opportunités»
L'immobilier, sous forme directe ou indirecte, représente près de 13% des actifs du groupe Carac, mais l'heure est à l'arbitrage. Charlotte Gourdais, responsable immobilier du groupe, a partagé ses convictions lors du Forum Immobilier et Finance, organisé par L'Agefi le 8 octobre. -
Pierre-Yves Guice (Paris La Défense) : «L'offre de bureau est surdimensionnée à l'échelle du Grand Paris»
Le quartier de la Défense se redessine pour maintenir son rôle de moteur économique. Le directeur général de Paris La Défense s'est exprimé à l'occasion du Forum Immobilier et Finance, organisé par L'Agefi le 8 octobre. -
Stanislas Barthelemi (Adan) : «Il y a une diversification des acteurs dans l’écosystème des crypto»
A l’occasion de la première édition de Bank Acceleration, Stanislas Barthelemi, président de l’Adan, a fait le point sur les évolutions en cours au sein de l’écosystème des professionnels des actifs numériques. Il souligne notamment une diversification à la fois dans la typologie des acteurs, avec l’arrivée des banques traditionnelles, mais aussi dans les univers d’investissement ciblés. -
Bertrand Hassani (Quant AI Lab) : «Le futur de la banque, c’est la connexion de tous les systèmes d’information»
Interviewé à l’occasion de l’événement Bank Acceleration, qui s’est tenu le 6 octobre, au Palais Brongniart, Bertrand Hassani, directeur général de Quant AI Lab, a évoqué les avantages d'une IA distribuée pour répondre notamment aux besoins du secteur bancaire. -
Maya Atig (FBF) : «Il faut accepter de l’investissement long»
A l’occasion de l’événement Bank Acceleration organisé par L’Agefi le 6 octobre dernier au Palais Brongniart à Paris, nous avons reçu sur notre plateau TV, Maya Atig, directrice générale de la Fédération bancaire française, afin d’évoquer les limites de la réglementation, mais aussi les enjeux liés à la souveraineté des données bancaires et à la rétention des talents dans la tech notamment.
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
Contenu de nos partenaires
-
EruptifEmmanuel Macron et Sébastien Lecornu face aux crises : comment trouver la sortie ?
Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu doivent répondre aux revendications des lycéens et des syndicats alors que les violences peuvent à nouveau enflammer la France -
CitadelleA Orléans, le récit de « civilité » de Marine Le Pen et du RN à l’épreuve des tensions
Marine Le Pen a placé son lancement de campagne sous le signe de la « civilité », promettant concorde et apaisement. Mais les incidents se sont multipliés à Orléans -
EditoY a-t-il encore une place pour le camp des raisonnables ?
L'ignoble attentat raciste de Trappes a donné un tragique prolongement aux haines qui prospèrent dans une France polarisée et à bout de nerfs.