La vidéo du jour : L’Opep face au casse-tête du gaz de schiste
Les cours du Brent, l’indice pétrolier de référence, ont gagné 5% la semaine dernière à l’approche de la réunion de l’Opep jeudi. Les traders sont optimistes mais pas à l’abri d’une déconvenue qui pourrait venir, une fois encore, des Etats-Unis. L’enjeu est au minimum de prolonger l’accord conclu fin novembre de réduction de la production de 1,2 million de barils par jour, probablement pour neuf mois. De quoi permettre la reconduction d’un accord complémentaire portant sur 600.000 barils/jour, consentie par des producteurs non membres du cartel, la Russie notamment.
Certains voudraient aller plus loin dans les coupes pour éponger un marché engorgé par les stocks. Mais là, le consensus n’est pas assuré au vu des résultats mitigés de l’accord de novembre.
Cette première décision de restriction de production prise depuis 2008 a certes valu aux producteurs un prix du baril en moyenne plus rémunérateur de 10 à 15 dollars. Mais le cap des 50 dollars s’est avéré difficile à tenir et celui des 60 dollars caressé par d’aucuns hors d’atteinte.
Quant à l’apurement des stocks, il n’a pas commencé, notamment parce que les producteurs américains de gaz de schiste ont connu un retour en forme étonnamment précoce. Après des années de marasme et de restructuration, ils se redevenus compétitifs même à bas prix. Ils ont augmenté leur production de quelque 800.000 barils/jour depuis novembre, alors que les experts de l’Opep prévoyaient à l’époque une contraction !
Dès lors, au grand dam de l’Arabie saoudite qui recevait Donald Trump la semaine dernière, les prix du brut pourraient bien être «capés» par les producteurs du Mid-West. Or ceux-ci ont trouvé dans le nouveau président leur avocat le plus résolu !
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIAT« La santé mentale va devenir un facteur de différenciation entre les entreprises et aussi un critère d’investissement »
Entretien entre Denis Panel, CEO de Sycomore AM, et Christophe André, psychiatre et auteur. -
Olivier Bertin, Caisse d’épargne Île-de-France : « La gestion des risques existait avant Trump »
Olivier Bertin, le responsable du département trésorerie-investissements de la Caisse d’épargne Île-de-France, était l’invité de l’Institutional Day organisé par L’Agefi en juin dernier et a répondu à nos questions sur le thème de la gestion des risques. -
Wim Vermeir (AG Assurances - Ageas) : «Le marché est porteur mais nous restons neutre dans notre allocation stratégique»
Depuis l’élection de Trump, l’instabilité géopolitique et économique semble être devenue la nouvelle norme. Wim Vermeir, le directeur des investissements d’AG Assurance – Ageas, invité lors de l’Institutional Day organisé par L’Agefi le 30 juin dernier, explique comment la gestion des risques s’adapte à ce nouveau contexte. -
Céline Boué (Korege) : « La cartographie des risques nous permet de naviguer comme avec une carte de navigation »
Dans un environnement instable, la gestion des risques consiste à distinguer le bon risque du mauvais risque, avec un point d’attention particulier pour les risques majeurs, explique Céline Boué, la directrice des investissements de Korege (Groupe Matmut) à L'Agefi à l'occasion de l'événement Instit Day. -
PARTENARIAT« Réindustrialiser nécessite de bien orienter les investissements vers les éléments clés des chaînes de valeur »
Interview vidéo avec Eric de Tessières, Group Chief Sustainability Officer d’Edmond de Rothschild
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- BPCE profite du jackpot de la marge nette d'intérêt
- Prétendant de MPS, Banco BPM devient sa cible, le Crédit Agricole reste au centre du jeu
- TotalEnergies multiplie les arbitrages dans les énergies renouvelables
- Bercy exige des banques un meilleur accompagnement des emprunteurs en difficulté
Contenu de nos partenaires
-
Les « MacronLeaks », première ingérence électorale massive… et ce qu’elle dit du risque pour 2027
En 2017, Emmanuel Macron avait été visé par un vaste piratage attribué à la Russie. Autre époque, autres modes opératoires… Mais des leçons pour la campagne qui s’ouvre, menacée par les ingérences -
Au Venezuela, des pourparlers décisifs s’amorcent dans l'ombre insistante de Washington
Des négociations portant sur l’avenir politique de Caracas s’ouvrent sept mois après la capture de Nicolas Maduro. Le pouvoir en place et l’opposition redoutent l'ingérence américaine -
« Un basculement » : le vertigineux déséquilibre des rapports commerciaux entre la France et la Chine
La Chine représente à elle seule plus de 80 % du déficit commercial de la France, avec 50,3 milliards d’euros de déficit pour la France, sur un total de 59,8 milliards d’euros de déficit commercial extérieur