La vidéo du jour : L’Europe revient dans le radar des grands investisseurs anglo-saxons
Pour les grands investisseurs anglo-saxons, l’Europe est bien le dernier endroit où investir, notamment en Bourse. Cela pourrait changer. Fonds d’arbitrage, spécialistes de la sélection de valeurs voire stratégistes de banques d’investissement commencent à se réintéresser aux actions européennes pour des raisons de fond comme d’opportunité.
L’opportunité, c’est que le marché européen est bon marché par rapport à l’américain. En termes de rapport cours sur bénéfice, le différentiel atteint près de 3 points au détriment des valeurs européennes. D’où une marge de rattrapage importante.
L’opportunité, c’est aussi que le «pari Trump» qui a dirigé le marché depuis près de trois mois s’essouffle. L’incertitude est plus grande, les décisions controversées potentiellement plus dommageables, et du coup certains secteurs ou valeurs paraissent surévalués.
Le fond, c’est que la croissance s’affermit en Europe. Son rythme dans la zone euro a dépassé celui des Etats-Unis cet automne et ce n’est pas passé inaperçu. Les indices de confiance progressent, la désinflation ne menace plus et le chômage est repassé sous les 10%.
Tout cela est de bon augure pour les actions européennes d’autant que la BCE affirme qu’il est trop tôt pour replier la toile monétaire. Certes les aventuriers de l’investissement en Europe demeurent encore très minoritaires. Mais Blackrock, numéro un mondial de l’investissement, a donné hier un signal important : pour lui, c’est bien à un scénario de croissance dans la reflation qu’on assiste en Europe et les résultats des entreprises vont en bénéficier.
D’où sa décision d’en surpondérer désormais les actions, d’autant que le risque politique sur le Vieux Continent lui paraît surestimé.
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