La vidéo du jour : L’Europe revient dans le radar des grands investisseurs anglo-saxons
Pour les grands investisseurs anglo-saxons, l’Europe est bien le dernier endroit où investir, notamment en Bourse. Cela pourrait changer. Fonds d’arbitrage, spécialistes de la sélection de valeurs voire stratégistes de banques d’investissement commencent à se réintéresser aux actions européennes pour des raisons de fond comme d’opportunité.
L’opportunité, c’est que le marché européen est bon marché par rapport à l’américain. En termes de rapport cours sur bénéfice, le différentiel atteint près de 3 points au détriment des valeurs européennes. D’où une marge de rattrapage importante.
L’opportunité, c’est aussi que le «pari Trump» qui a dirigé le marché depuis près de trois mois s’essouffle. L’incertitude est plus grande, les décisions controversées potentiellement plus dommageables, et du coup certains secteurs ou valeurs paraissent surévalués.
Le fond, c’est que la croissance s’affermit en Europe. Son rythme dans la zone euro a dépassé celui des Etats-Unis cet automne et ce n’est pas passé inaperçu. Les indices de confiance progressent, la désinflation ne menace plus et le chômage est repassé sous les 10%.
Tout cela est de bon augure pour les actions européennes d’autant que la BCE affirme qu’il est trop tôt pour replier la toile monétaire. Certes les aventuriers de l’investissement en Europe demeurent encore très minoritaires. Mais Blackrock, numéro un mondial de l’investissement, a donné hier un signal important : pour lui, c’est bien à un scénario de croissance dans la reflation qu’on assiste en Europe et les résultats des entreprises vont en bénéficier.
D’où sa décision d’en surpondérer désormais les actions, d’autant que le risque politique sur le Vieux Continent lui paraît surestimé.
Plus d'articles du même thème
-
PARTENARIAT« La santé mentale va devenir un facteur de différenciation entre les entreprises et aussi un critère d’investissement »
Entretien entre Denis Panel, CEO de Sycomore AM, et Christophe André, psychiatre et auteur. -
Olivier Bertin, Caisse d’épargne Île-de-France : « La gestion des risques existait avant Trump »
Olivier Bertin, le responsable du département trésorerie-investissements de la Caisse d’épargne Île-de-France, était l’invité de l’Institutional Day organisé par L’Agefi en juin dernier et a répondu à nos questions sur le thème de la gestion des risques. -
Wim Vermeir (AG Assurances - Ageas) : «Le marché est porteur mais nous restons neutre dans notre allocation stratégique»
Depuis l’élection de Trump, l’instabilité géopolitique et économique semble être devenue la nouvelle norme. Wim Vermeir, le directeur des investissements d’AG Assurance – Ageas, invité lors de l’Institutional Day organisé par L’Agefi le 30 juin dernier, explique comment la gestion des risques s’adapte à ce nouveau contexte. -
Céline Boué (Korege) : « La cartographie des risques nous permet de naviguer comme avec une carte de navigation »
Dans un environnement instable, la gestion des risques consiste à distinguer le bon risque du mauvais risque, avec un point d’attention particulier pour les risques majeurs, explique Céline Boué, la directrice des investissements de Korege (Groupe Matmut) à L'Agefi à l'occasion de l'événement Instit Day. -
PARTENARIAT« Réindustrialiser nécessite de bien orienter les investissements vers les éléments clés des chaînes de valeur »
Interview vidéo avec Eric de Tessières, Group Chief Sustainability Officer d’Edmond de Rothschild
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- BPCE profite du jackpot de la marge nette d'intérêt
- Prétendant de MPS, Banco BPM devient sa cible, le Crédit Agricole reste au centre du jeu
- TotalEnergies multiplie les arbitrages dans les énergies renouvelables
- Bercy exige des banques un meilleur accompagnement des emprunteurs en difficulté
Contenu de nos partenaires
-
Les « MacronLeaks », première ingérence électorale massive… et ce qu’elle dit du risque pour 2027
En 2017, Emmanuel Macron avait été visé par un vaste piratage attribué à la Russie. Autre époque, autres modes opératoires… Mais des leçons pour la campagne qui s’ouvre, menacée par les ingérences -
Au Venezuela, des pourparlers décisifs s’amorcent dans l'ombre insistante de Washington
Des négociations portant sur l’avenir politique de Caracas s’ouvrent sept mois après la capture de Nicolas Maduro. Le pouvoir en place et l’opposition redoutent l'ingérence américaine -
« Un basculement » : le vertigineux déséquilibre des rapports commerciaux entre la France et la Chine
La Chine représente à elle seule plus de 80 % du déficit commercial de la France, avec 50,3 milliards d’euros de déficit pour la France, sur un total de 59,8 milliards d’euros de déficit commercial extérieur