La vidéo du jour : Les marchés nerveux cherchent leurs marques à l’orée de 2018
A la Saint-Sylvestre, tout semblait clair : quelques jours plus tard, le paysage l’est beaucoup moins.
Des prix du pétrole tendus et une nette agitation obligataire aux Etats-Unis trahissent la nervosité sous-jacente de marchés moins sereins qu’il y paraît.
Côté pétrole, les prix du Brent ont tutoyé les 70 dollars mercredi, retrouvant leur niveau de la fin 2014.
Un hiver froid aux Etats-Unis, les effets de la reconduction en novembre de l’accord de limitation de la production associant les membres de l’Opep à d’autres producteurs majeurs, comme la Russie, ont leur part dans cette hausse des cours.
Même exagérée, et sous la menace permanente d’un redémarrage de la production d’huile de schiste aux Etats-Unis, ce phénomène nourrit sans doute en partie la tension qui s’est rallumée sur les marchés obligataires, notamment américains.
Qui dit hausse du pétrole dit risque d’inflation importée, surtout en ces temps de dollar faible.
A 2,58% mercredi, le rendement du T-Bond à 10 ans a regagné un demi-point en quatre mois, et quasiment retrouvé son plus haut niveau touché dans la foulée de l’élection de Donald Trump.
Le sentiment semble aussi se répandre que le resserrement monétaire aux Etats-Unis et dans une moindre mesure en Europe portera tôt ou tard ses fruits et qu’il pourrait faire tache d’huile.
Le recul relatif récent des rachats de titres par la Banque du Japon est interprété par les marchés comme un signal dans ce sens.
Plus largement peut-on voir derrière la nervosité des investisseurs l’impact de la reprise économique qui s’affermit dans le monde et qui ne saurait éternellement s’accompagner de rendements anémiés.
Sous ce rapport, ces réajustements ne semblent ni malsains ni malvenus.
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