La vidéo du jour : Les grands banquiers ne sont plus intouchables
Parmi les régulations clés définies à la suite de la crise financière de 2008, les règles concernant la rémunération des dirigeants des banques figurent en bonne place. Les dirigeants et anciens dirigeants de Barclays et Wells Fargo viennent d’en mesurer l’efficacité.
Dans le cas de Barclays, c’est le directeur général Jes Staley qui a été épinglé pour avoir enquêté en secret et illégalement sur un lanceur d’alerte qui avait dénoncé les conditions d’embauche d’un dirigeant de haut niveau. Bien que reconnue de bonne foi par le conseil d’administration, sa faute devrait lui coûter une part «très significative» de sa rémunération. Celle-ci s’était élevée à l’équivalent de 5 millions d’euros l’an dernier.
Plus radicale encore est la sanction infligée aux anciens patrons de la banque américaine Wells Fargo. Celle-ci n’en finit pas de solder les comptes du scandale des comptes fictifs qui avait éclaté l’an dernier et qui lui a valu la bagatelle de 185 millions de dollars d’amende. Sur la foi d’une enquête indépendante, le conseil a décidé de reprendre à l’ancien président de la banque John Stumpf et à d’autres dirigeants 75 millions de dollars de rémunération en plus des sanctions qui leur avaient déjà été infligées l’an dernier. Au total, c’est quelque 182 millions de dollars de rémunération qu’ils devront à eux tous rembourser, c’est-à-dire autant que les pénalités sur lesquelles la banque avait dû transiger pour mettre un terme à l’affaire.
Une parité qui a de quoi faire réfléchir tous les dirigeants de banque quant au sérieux avec lequel les conseils, eux-mêmes sous la pression des actionnaires mécontents, sont désormais contraints d’appliquer les nouvelles règles d’éthique bancaire.
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