La vidéo du jour : Les banques mettent le grand braquet dans la transformation digitale
Les banques françaises sont entrées dans l’ère digitale depuis longtemps. Mais les années à venir seront plus décisives encore tant en termes d’investissements que d’adaptation des structures et des effectifs. Les budgets à prévoir pour répondre aux nouveaux usages des clients en matière de services bancaires sont impressionnants.
Hier, à l’occasion de ses résultats, BNP Paribas a avancé le chiffre d’un milliard d’euros par an pendant trois ans. Au menu, entre autres, la mise en place de nouveaux parcours clients, l’adaptation des systèmes d’information au digital, le passage au big data, le développement de modes de travail numériques…
Les priorités et l’ordre de grandeur des dépenses sont proches au Crédit Agricole : 1,2 milliard par an sur quatre ans, dont 80% dans la banque de détail.
Même à l’échelle de ces géants, l’effort est considérable. En contrepartie, ils en attendent d’importantes économies, supérieures à l’investissement dans le cas de BNP Paribas : 3,4 milliards d’euros sur trois ans puis 2,7 milliards par an à partir de 2020.
Tous les métiers de la banque seront concernés, ce qui suscite des inquiétudes, manifestes dans la banque de détail. Les fermetures d’agences sont une réalité relativement récente mais qui pèse désormais sur les salariés.
Le réseau européen de BNP Paribas par exemple a vu 9% de ses agences fermer depuis 2012.
Jusqu’ici la pyramide des âges favorable a limité les conséquences en termes de suppressions de postes. Mais le mouvement naturel des départs va ralentir progressivement, ce qui implique une gestion des effectifs plus délicate et des besoins de reconversion plus importants. Et les syndicats de se demander si l’effort de formation suivra.
Plus d'articles du même thème
-
Christian de Kerangal (IEIF) «Le secteur immobilier a trop peu investi dans la R&D»
La recherche et développement (R&D) ne représente qu'aux environs de 0,9% du chiffre d’affaires des promoteurs et constructeurs a pointé Christian de Kerangal, directeur général de l’IEIF (Institut de l'Epargne Immobilière et Foncière), lors du Forum Immobilier et Finance, organisé par L’Agefi le 8 octobre 2026. Un budget qu’il estime pourtant essentiel pour construire et «produire la ville» de façon moins coûteuse dans un contexte de crise de l’industrie. -
Charlotte Gourdais (Carac) : «Nous allons profiter du momentum de la hausse des taux pour saisir certaines opportunités»
L'immobilier, sous forme directe ou indirecte, représente près de 13% des actifs du groupe Carac, mais l'heure est à l'arbitrage. Charlotte Gourdais, responsable immobilier du groupe, a partagé ses convictions lors du Forum Immobilier et Finance, organisé par L'Agefi le 8 octobre. -
Pierre-Yves Guice (Paris La Défense) : «L'offre de bureau est surdimensionnée à l'échelle du Grand Paris»
Le quartier de la Défense se redessine pour maintenir son rôle de moteur économique. Le directeur général de Paris La Défense s'est exprimé à l'occasion du Forum Immobilier et Finance, organisé par L'Agefi le 8 octobre. -
Stanislas Barthelemi (Adan) : «Il y a une diversification des acteurs dans l’écosystème des crypto»
A l’occasion de la première édition de Bank Acceleration, Stanislas Barthelemi, président de l’Adan, a fait le point sur les évolutions en cours au sein de l’écosystème des professionnels des actifs numériques. Il souligne notamment une diversification à la fois dans la typologie des acteurs, avec l’arrivée des banques traditionnelles, mais aussi dans les univers d’investissement ciblés. -
Bertrand Hassani (Quant AI Lab) : «Le futur de la banque, c’est la connexion de tous les systèmes d’information»
Interviewé à l’occasion de l’événement Bank Acceleration, qui s’est tenu le 6 octobre, au Palais Brongniart, Bertrand Hassani, directeur général de Quant AI Lab, a évoqué les avantages d'une IA distribuée pour répondre notamment aux besoins du secteur bancaire. -
Maya Atig (FBF) : «Il faut accepter de l’investissement long»
A l’occasion de l’événement Bank Acceleration organisé par L’Agefi le 6 octobre dernier au Palais Brongniart à Paris, nous avons reçu sur notre plateau TV, Maya Atig, directrice générale de la Fédération bancaire française, afin d’évoquer les limites de la réglementation, mais aussi les enjeux liés à la souveraineté des données bancaires et à la rétention des talents dans la tech notamment.
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
Contenu de nos partenaires
-
Budget de la Sécurité sociale : ce transfert de CSG aux départements qui provoque un tollé
Les débats enflammés de vendredi à l'Assemblée nationale ont une nouvelle fois mis en lumière les tensions sur le financement de l'autonomie – et plus largement sur le modèle économique des départements. -
EruptifEmmanuel Macron et Sébastien Lecornu face aux crises : comment trouver la sortie ?
Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu doivent répondre aux revendications des lycéens et des syndicats alors que les violences peuvent à nouveau enflammer la France -
CitadelleA Orléans, le récit de « civilité » de Marine Le Pen et du RN à l’épreuve des tensions
Marine Le Pen a placé son lancement de campagne sous le signe de la « civilité », promettant concorde et apaisement. Mais les incidents se sont multipliés à Orléans