La vidéo du jour : Les banques françaises devraient avoir honorablement passé le cap de 2016
L’année 2016, année de taux négatifs, de conjoncture médiocre et de chocs géopolitiques, n’a pas été de tout repos pour les banques françaises. A l’heure du bilan, elles devraient toutefois s’en sortir avec la mention : «En progrès».
Après BNP Paribas demain puis Société générale et BPCE jeudi, Crédit Agricole a rendez-vous avec le marché le 15. Autour de deux questions-clés : les marges dans la banque de détail ont-elles résisté à l’épreuve des taux bas ? Et la banque d’affaires a-t-elle profité du rebond des marchés après l’élection de Donald Trump ? Sur le premier sujet, des mouvements spectaculaires ont affecté des pans clés de l’activité comme les prêts immobiliers, massivement renégociés. Reste à savoir comment les établissements ont été concernés. On sait déjà que les performances de LCL viennent de conduire sa maison mère, le Crédit Agricole, à déprécier sa filiale de près de 500 millions d’euros.
Une autre question touchera à leurs activités à l’étranger, en Italie pour BNP Paribas, ou en Russie pour Société générale. Le travail de rationalisation effectué dans les deux cas devrait limiter le risque de mauvaise surprise.
Restent les activités de marchés sur lesquelles Société générale, BNP Paribas et Natixis possèdent de solides expertises. Or là, les analystes n’excluent pas des performances brillantes. C’est notamment vrai pour Natixis, très présent aux Etats-Unis, et surtout pour BNP Paribas dont la profitabilité pourrait surprendre. Une situation certes heureuse mais qui pourrait être délicate à gérer.
Car l’opinion publique reste très vigilante à l’égard des banques, la récente polémique sur les frais de comptes le montre, et prompte à leur intenter un procès en rentabilité excessive.
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