La vidéo du jour : Le marché redécouvre Engie à la faveur de l’allègement de l’Etat
Les jours sombres s’éloignent pour Engie en Bourse et c’est en partie à l’Etat que l’énergéticien le doit. Autant la précédente cession de titres de l’actionnaire public en janvier, à la limite du bradage, avait plombé le cours, autant celle intervenue mardi le soutient puissamment.
Depuis son annonce, la valeur a gagné plus de 5% et poursuivait sa hausse hier jeudi. Depuis son plus bas de février, elle a regagné quelque 36%.Ce retour en grâce promet d’autant plus que classiquement, un groupe coté dont un actionnaire est notoirement sortant est «capé» en Bourse par la menace de mise régulière de titres sur le marché. Or dans le cas d’Engie, rien de tel : un élargissement du flottant fait au contraire plutôt saliver les investisseurs. Ceux-ci ont noté que la décote consentie par l’Etat pour céder ses 111 millions d’actions à 13,80 euros n’a pas excédé 1,25% contre 4,4% lors de la piteuse adjudication de janvier. Ce qui signifie que pour ceux qui ont souscrit, le gain dépasse 6,5%.
Pour autant, l’heure d’abandonner toute prudence sur la valeur n’a pas sonné. En ligne avec les objectifs affichés par la direction en début d’année, les résultats semestriels sont corrects tout en méritant confirmation. La bonne nouvelle, c’est qu’à 5 milliards d’euros, l’excédent brut d’exploitation est stable, et même en croissance en organique. Ce mieux reflète l’approche du terme du programme de cessions de 15 milliards d’euros annoncé. 90% de ce chiffre ont été réalisés dans les nouvelles activités, preuve que le virage vers le gaz, les énergies renouvelables et les services est plus qu’engagé. A Engie maintenant de montrer que ses réinvestissements dans d’autres activités sont financièrement pertinents.
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