Léovic Lecluze (Groupe Matmut) : « On est encore rémunérés pour le risque mais plus pour la prime d’illiquidité »

L’investissement dans la dette privée fait toujours sens, selon la conviction du directeur des investissements du groupe Matmut, mais il convient d’être prudent sur le type de risque pris.

Si les inquiétudes planent toujours au-dessus des fonds de dette privée aux Etats-Unis, la situation est loin d’être similaire sur la dette privée européenne, rassure Léovic Lecluze interrogé par L’Agefi. L’assureur mutualiste gère 30 milliards d’euros d’investissements, dont 2% de dettes privées pour le compte des activités assurantielles de Matmut et 6% pour l’assureur-vie Korège (ex HSBC Vie) racheté par Matmut en 2025.

En matière de dette privée, il convient de bien distinguer les risques inhérents aux différents sous-jacents de la classe d’actifs, tant en termes de maturité que de secteurs, estime le directeur des investissements du groupe Matmut. A ce titre, il revient sur l’importance de la transparisation des fonds de dettes privées en portefeuille et décline ses exigences envers le gestionnaire externe – Swen Capital Partners – en charge de sélectionner les investissements en dettes privées pour le Groupe Matmut, tant en matière de due diligence que de reporting.

L’analyse ligne par ligne des actifs détenus est selon lui indispensable à l’évaluation des risques du portefeuille. Un travail exigeant que la mutuelle se doit d’opérer pour ses plus de 5 millions de clients sociétaires, affirme Léovic Lecluze.

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