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Tarification nature
Les crédits carbone et les crédits biodiversité sont souvent évoqués ensemble comme des outils permettant de donner une valeur monétaire à la nature.
Cet assemblage peut donner l’impression qu’ils jouent un rôle similaire dans les stratégies d’investissement. En effet, dans la pratique, leur valorisation repose sur des éléments fondamentalement différents, leur comportement sur les marchés est différent, et les investisseurs devraient les traiter en conséquence.
Pour les comités d’investissement, la question qui se pose n’est pas de savoir si les crédits ont une valeur intrinsèque. Il s’agit plutôt de déterminer quelle place ils occupent aujourd’hui dans une histoire crédible de rendement du capital naturel. Les crédits pourraient prendre davantage d’importance à mesure que les marchés arrivent à maturité, mais il vaut mieux les considérer comme une source de revenus complémentaire plutôt que comme un moteur de rentabilité fiable. Cette distinction est importante, car elle détermine la gouvernance, le niveau de rigueur et ce qui peut être garanti en toute confiance.
Pourquoi est-ce important aujourd’hui ?
L’investissement dans le capital naturel est passé d’un discours fondé sur des intentions à une approche s’appuyant sur des données factuelles qui étayent la prise de décision pendant la durée de la participation et, le cas échéant, au moment de la sortie. Au fur et à mesure que l’examen a augmenté, les crédits sont devenus un point central. Ils peuvent augmenter l’intérêt, mais ils peuvent également soulever des préoccupations lorsqu’ils semblent jouer un rôle trop important dans le calcul du rendement.
Une distinction claire entre les crédits carbone et les crédits biodiversité permet aux investisseurs d’adopter une approche plus rigoureuse en matière de risque et de rendement, en particulier dans le cadre des stratégies foncières où la gestion responsable et les décisions opérationnelles restent au cœur des préoccupations.
Ce qu’un crédit carbone achète réellement
Les crédits carbone présentent un avantage structurel. Les émissions de carbone sont mesurées en tonnes d’équivalent CO₂, et l’impact climatique d’une tonne évitée ou éliminée est globalement comparable, quel que soit l’endroit où ces émissions se produisent. Ce phénomène ne signifie pas pour autant que tous les crédits carbone se valent ou que leur évaluation soit simple. Il signifie que cette unité confère au carbone un degré de normalisation dont ne bénéficient pas les autres formes de capital naturel.
Dans le cadre des stratégies foncières, les crédits carbone sont généralement générés par des changements dans la gestion des terres, la restauration ou la séquestration. Dans la pratique, ces revenus constituent rarement l’argument de vente principal. Les rendements continuent d’être déterminés par les performances opérationnelles et l’évolution de la valeur foncière au fil du temps. Les crédits carbone viennent s’ajouter à ces éléments fondamentaux plutôt que de les remplacer.
Le problème n’est pas que les marchés du carbone existent. Le problème est que les revenus liés au crédit sont considérés comme un substitut à la bonne gestion, à la rigueur opérationnelle et à l’engagement à long terme. Dans ce cas, la rentabilité de l’investissement s’en trouve compromise.
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