La vidéo du jour : Le capital-investissement prend des parts de marché à la Bourse
Le capital-investissement, qui lève du capital hors marchés publics pour l’investir dans les entreprises, fut longtemps loin de concurrencer la Bourse qui règne sur l’appel public à l’épargne. Ce n’est plus le cas. Après une période très dure – au temps de «la finance, mon ennemi», vous vous souvenez ? – sont venus des jours moins pénibles.
Un temps bannie par les investisseurs internationaux, la destination France a repris peu à peu de son lustre. Emmanuel Macron n’y est pas pour rien et les sociétés de «private equity» non plus. Elles ont couru le monde pour vanter leurs performances passées, présenter leurs idées d’investissement et lever des fonds auprès des assureurs, fonds de pension, fonds souverains ou familles fortunées. Et elles ont réussi. L’association des investisseurs pour la croissance, qui les représente, annonce une levée de fonds historique en 2016 : près de 15 milliards d’euros, soit moitié plus qu’en 2015.
Or l’ensemble des opérations en capital en Bourse tournait autour de 20 milliards. Le rapport de taille entre les deux types de marchés de capitaux est proche de la parité.
Si les fonds géants demeurent, à de rares exceptions françaises près, l’apanage des grands anglo-saxons comme Blackstone, Carlyle ou KKR, les levées allant de 200 millions au milliard ont marché fort l’an dernier. Plus de 10 milliards ont été levés, dont 45% apportés par l’étranger. Près de 1.900 entreprises ont bénéficié de financements, là encore un record.
Les fonds n’ont certes pas oublié de se rémunérer puisque 9 milliards de cessions ont été réalisés en 2016, bien souvent… en Bourse. Preuve que si les deux types de marchés sont sur le fond rivaux, ils sont aussi souvent complémentaires !
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