La vidéo du jour: La ruée des groupes chinois à l’étranger devrait ralentir
Les pays développés, inquiets de voir leurs pépites passer sous pavillon chinois, viennent de trouver un allié inattendu: le gouvernement chinois lui-même.
Désormais, les investissements sortants d’un montant supérieur à 10 milliards de dollars ainsi que les fusions-acquisitions de plus de un milliard dans un autre domaine d’activité que celui de l’acquéreur pourront être bloqués.
Les sociétés d’Etat ne pourront plus investir plus de un milliard dans l’immobilier à l’étranger. Quant aux banques, elles signaleront les transactions de change supérieures à 5 millions de dollars et non plus 50 millions.
Ce faisant, Pékin n’entend pas faire preuve d’une quelconque retenue s’agissant de l’expansion mondiale de ses champions.
Il s’agit de stopper les entreprises qui, sous couvert d’investissement à l’étranger, visent à sortir des devises ce qui précipite la chute de la devise nationale.
Car les chiffres de sortie de capitaux par des sociétés non financières en devises explosent: 146 milliards de dollars en dix mois.
Sur le marché des fusions et acquisitions, on ne devrait donc plus voir des sociétés minières racheter des fabricants de jeux vidéos ou des transporteurs aériens investir dans les services financiers.
Dès lors, les flux d’investissement pourraient ralentir dans l’immobilier, mais aussi le tourisme qui tendait à devenir la cour de récréation des groupes chinois en quête d’expansion.
De ce point de vue, la quête de l’assureur Anbang pour deux hôteliers américains, Starwood d’abord, Strategic Hotels & Resorts ensuite, a contribué à ouvrir les yeux à Pékin.
En revanche, les «deals» stratégiques, comme le rachat de Syngenta par ChemChina, n’ont pas fini de défrayer la chronique en Occident.
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