La vidéo du jour : La bataille de la rentabilité fait rage dans la banque de détail française
Les banques françaises sont très attachées à leur modèle de banque universelle. Au vu de leurs résultats du 3e trimestre, il est vrai que leur diversification est bien utile pour conserver des résultats décents alors que leur cœur de métier commun, la banque de détail en France, souffre.
Le constat est partagé entre banques cotées et mutualistes. La situation est paradoxale : d’un côté l’activité est soutenue, avec des productions de crédit et d’épargne dynamiques, pour les entreprises et les particuliers.
De l’autre, la persistance des taux bas, qui rogne les revenus d’intérêt, ne peut être compensée par la montée en charge modérée des commissions.
Le résultat, ce sont des chiffres d’affaires, ou plutôt des «produits nets bancaires», en recul général, de quelque pourcents d’une année sur l’autre.
Or, dans le même temps, les banques font face à l’envolée des coûts numériques, aggravée par l’irruption de nouveaux entrants sur un marché déjà tendu. De ce point de vue, celle d’Orange Bank est très redoutée, non pas à cause d’éventuels transferts de clientèle mais parce qu’elle va accroître la pression sur les marges déjà faibles.
D’où des résultats peu brillants dans la banque de proximité, allant de -3 à -10% d’une année sur l’autre.
Pour autant, les banques n’entendent pas baisser les bras. Toutes au contraire rivalisent d’offres nouvelles - comme le montre le lancement hier du nouveau service numérique Eko du Crédit Agricole -, destinées à préparer des jours meilleurs.
BNP Paribas, qui vient de compléter sa panoplie de services numériques en rachetant Compte Nickel, se risque même à entrevoir le bout du tunnel pour le tournant de 2018-2019, avec une remontée de son chiffre d’affaires.
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