La vidéo du jour : Fintech européennes, une belle pépinière mais encore peu de champions
Les fintech européennes de taille significative sont nombreuses et diversifiées, mais sont encore rares à figurer aux places d’honneur des classements mondiaux.
Pour encourageant qu’il soit, c’est ce que montre celui publié par KPMG et la société de private equity australienne H2 Ventures.
Il repose sur une dizaine de critères, qui touchent surtout au montant des fonds levés, à la diversité géographique et sectorielle, et bien sûr au degré d’innovation «disruptif» des produits et services proposés.
A cette aune, la taille du marché national joue un rôle capital.
Le podium mondial est exclusivement chinois, occupé dans l’ordre par Ant Financial, la filiale de paiements d’Alibaba, l’assureur en ligne ZhongAn et le site de microcrédit Qudian.
Derrière ces trois sociétés, deux autres chinoises, trois américaines et seulement deux européennes, l’allemande Kreditech, 7e, et la britannique Atom Bank, 8e, complètent le groupe des 10 leaders mondiaux.
L’Europe n’en est pas moins, et de loin, la première région du monde par le nombre de ses sociétés «émergentes», en plaçant 41 dans le Top 100.
Tout aussi intéressant, par pays d’origine des fintech, l’Europe domine aussi avec 13 pays représentés sur 29 au total.
De son côté, la France tient son rang, sans plus. Avec cinq fintech, elle figure à la sixième place par le nombre de fintech distinguées.
Soit autant que l’Allemagne mais ses champions sont de taille plus modeste.
La première fintech recensée, la plate-forme de prêts participatifs Lendix, pointe en 45e position, les quatre autres sociétés figurant entre la 50e et la 100e place.
C’est dire si la concurrence est rude : Lendix a d’ailleurs perdu 13 places depuis l’an dernier.
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