La vidéo du jour : EDF aborde affaiblie une année 2017 décisive
C’est une EDF affaiblie qui publie ses résultats 2016 demain. Ils donneront une juste idée de son état et de sa capacité de boucler sans tarder une augmentation de capital de 4 milliards, dont 3 pour l’Etat, devenue urgente. Celle-ci a déjà été reportée à la fin du trimestre en cours. Reste à savoir si l’entreprise la confirmera.
Financièrement, on sait que les chiffres 2016 seront mauvais. La question clé porte sur l’excédent brut d’exploitation, indicateur numéro un de sa santé. Attendu par le marché à 16,2 milliards, il mesure la capacité du groupe de couvrir la charge de ses 37 milliards de dettes et ses amortissements. Un Ebitda inférieur à 16 milliards serait une forte déception. L’estimation de cet excédent pour 2017 sera aussi importante. Elle vient d’être révisée en baisse de près de 2 milliards, dans une fourchette allant de 13,7 et 14,3 milliards. Reste à savoir si les prix de l’électricité le permettront et autoriseront aussi un redémarrage en 2018 comme la direction l’espère. Cela dépendra beaucoup de la bonne exécution du plan de réduction des coûts. L’objectif de baisse de charges opérationnelles est d’un milliard d’euros en 2019. Le récent renforcement du plan de réduction de postes, porté à 5.000 en trois ans, y participera.
L’objectif principal demeure de permettre à EDF de cesser de brûler du cash l’an prochain. De quoi considérer plus sereinement le lourd programme d’investissements qui l’attend, du fameux «grand carénage» à la modernisation du réseau en passant par les EPR britanniques.
De quoi aussi payer son dividende sainement sans recourir à l’endettement. A ce propos le paiement du dividende 2016 en titres et non en numéraire n’aurait rien pour surprendre.
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