Selon Reuters, Generali devrait entrer sous peu en négociations exclusives avec l’assureur Viridium pour la vente de son portefeuille d’assurance vie allemand de 40 milliards d’euros. Aucune décision n’a été prise et les négociations pourraient ne pas aboutir. Generali, le troisième assureur européen, et Viridium se sont abstenu de tout commentaire. Le premier assureur italien doit vendre Generali Leben pour une somme comprise entre 900 millions et un milliard d’euros, avaient déclaré précédemment des sources proches du dossier. Generali Leben a été mis en vente l’an dernier mais la Bafin, l’organisme de tutelle du secteur financier allemand, a retardé l’opération afin d’être certain que les assurés soient bien traités. La Bafin n’a fait aucun commentaire dans l’immédiat. Viridium est contrôlé à hauteur de 80% par le fonds de capital investissement Cinven, le réassureur Hannover Re détenant le reste. Il gère 15 milliards d’euros d’actifs après l’acquisition de trois portefeuilles auprès d’Heidelberger Leben, Skandia et Entis. Cette cession entre dans une réorganisation d’ampleur de Generali en Allemagne qui a vu entre autres le conseiller financier allemand DVAG, dont l’assureur italien détient 40% du capital, vendre ses produits en exclusivité. Generali veut conserver une petite participation minoritaire dans sa filiale d’assurance-vie allemande et signer un accord de partenariat avec l’acheteur, a précisé une source proche du dossier.
La société de capital-investissement TowerBrook Capital Partners (TowerBrook) a annoncé, ce 25 juin, avoir levé un montant total de 5,3 milliards de dollars dans le cadre du « closing » final de son fonds TowerBrook V et de sa plateforme d’investissements structurés TowerBrook Structured Opportunities II. Ces deux véhicules ont dépassé leurs objectifs initiaux, indique la société. De fait, le fonds TowerBrook V a levé 4,25 milliards de dollars tandis que le véhicule TowerBrook Structured Opportunities II a attiré 1,05 milliard de dollars. « Ce closing intervient moins de 5 mois après le lancement des levées de fonds en janvier 2018 », note TowerBrook dans un communiqué.La société de capital-investissement a pu compter sur le soutien d’investisseurs existants mais également de nouveaux participants, incluant des fonds de pension publics, des fonds souverains, des institutions financières, des fonds de dotations et des family offices provenant des Etats-Unis, d’Europe et d’Asie.
Soucieuse de coller à ses valeurs mutualistes, La Mutuelle Générale accorde depuis de nombreuses années une large importance à l'économie réelle, et investit en capital-investissement depuis 2005 avec l'aide de six sociétés de gestion. Arnaud Lherbière, directeur technique de l'institution, nous explique dans le cadre de sa participation aux Couronnes Instit Invest 2018 quelles sont les initiatives menées par la mutuelle pour contribuer au financement des entreprises.
Generali a signé un accord avec l’indien Future Group pour augmenter sa participation dans ses entreprises d’assurance en Inde de 25,5% à 49%, soulignant ainsi son engagement à accroître sa présence sur le marché local de l’assurance. Generali opère actuellement sur le marché indien par le biais de deux joint-ventures, Future Generali India Life Insurance Company Limited et Future Generali India Insurance Company Limited (activités non-vie). Avec cette opération, Generali investira environ 120 millions d’euros dans le partenariat et intensifiera l’utilisation du vaste réseau de distribution de Future Group, qui dispose d’une plate-forme unique pour les clients, afin d’offrir des solutions d’assurance sur l’ensemble du marché indien avec un accent sur le numérique. Le partenariat de longue date avec Future Group génère actuellement un chiffre d’affaires brut de 375 millions d’euros, en croissance constante d’année en année. AOF
Après le Fédération Française de l’Assurance, plusieurs grands patrons du monde de l’assurance ont déclaré leur soutien à la candidature de Geoffroy Roux de Bézieux à la présidence du Medef contre celle du deuxième candidat Alexandre Saubot. Ils se sont exprimés dans une tribune rassemblant 300 dirigeants d’entreprises dans le journal La Tribune. On retrouve le PDG de Generali France, Jean-Laurent Granier, le PDG du groupe Covéa, Thierry Derez, le PDG d’Aon France, Robert Leblanc, le directeur général de Natixis Assurances, Jean-François Lequoy, le président du directoire de SIACI Saint Honoré, Pierre Donnersberg, le directeur général du courtier SPVie, Cédric Pironneau, le directeur général adjoint d’April Group, Bruno Vialard, du membre du comité de direction générale de Natixis en charge de l’assurance, Jean-François Lequoy, du fondateur de l’assurtech Fluo, Jehan de Castet ainsi que de l’agent général lyonnais Axa Olivier Picard. Geoffroy Roux de Bézieux est soutenu également par la Fédération Française de l’Assurance qui l’a choisi à l’unanimité le 5 mai dernier alors que la Fédération bancaire française (FBF) soutient Alexandre Saubot. TV
Dans son deuxième rapport ISR publié ce mercredi 27 juin, le groupe Macif revient sur sa politique d'investissement responsable et ses objectifs en la matière pour l'année à venir.
La mise en place de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) en remplacement de l’impôt sur la fortune (ISF) représente une perte de la collecte de dons aux associations et fondations d’au moins 50% a estimé Pierre Siquier, le président de la fondation France Générosités, lundi 25 juin sur franceinfo. Cela pourrait représenter entre 130 et 150 millions d’euros en moins pour 273 millions d’euros de dons récoltés en 2017. D’abord parce que le nombre de personnes assujetties à l’impôt sur la fortune immobilière est de l’ordre de 150 000 à 180 000 contre 350 000 contribuables de l’ISF. En outre, «l’ISF donnait lieu à une déclaration spécifique et quand on faisait son chèque, on déduisait immédiatement son don, ou 75% de son don de son montant, donc c'était psychologiquement peut-être plus vite perçu et peut-être plus immédiatement réalisable», explique Pierre Siquier. Ce dernier estime aussi que la mise en place du prélèvement de l’impôt à la source «risque de perturber profondément le comportement de nos donateurs, parce qu’ils vont avoir visuellement un pouvoir d’achat diminué». Or les dons collectés grâce à l’impôt sur le revenu représentent 2,6 milliards d’euros. Début juin, avant la date limite de déclaration de l’IFI, la Fondation de l’Armée du Salut, habilitée à collecter l’IFI, alertait sur la baisse de 25% des dons enregistrée en avril et mai 2018 par rapport aux mois d’avril et mai 2017. Par ailleurs, selon une étude menée par le Cerphi/IFOP, plus d’un quart des anciens donateurs ISF qui ne seront pas soumis à l’IFI déclarent avoir l’intention de se rattraper par des dons sur l’IR. Les trois-quarts restants disent se déterminer en cours, voire en fin d’année 2018. TV
Dans un contexte de rapprochement avec Malakoff Médéric, Humanis souhaite étoffer les équipes de sa filiale Humanis Gestion d'Actifs, qui gère environ un tiers des encours de retraite et assurantiels du groupe.
France Invest (Association des Investisseurs pour la Croissance, ex-AFIC) et EY présentent aujourd’hui la 24ème édition, à fin 2017, de leur étude annuelle sur la performance nette des acteurs français du capital-investissement.
Acofi Gestion et Reden Solar ont annoncé ce matin la conclusion d’une seconde opération de financement réalisée en commun, via le Fonds de prêts obligataires Predirec EnR 2030. Ce financement d’une durée de 15 ans pour un montant de 30 millions d’euros a été apporté à un portefeuille de 178 centrales photovoltaïques en exploitation. Ces centrales photovoltaïques, situées en France, représentent une puissance cumulée d’environ 139 MWc. La production annuelle du portefeuille de 174 GWh correspond à la consommation électrique de 37 000 foyers français et 109 000 tonnes de CO2 économisées.Ces projets ont été développés par Reden Solar, l’un des principaux acteurs français du photovoltaïque, qui intervient à la fois comme concepteur, constructeur, mainteneur et fabricant de modules. Reden Solar a remporté 58 MWc lors des derniers appels d’offres CRE4. Grâce à cette nouvelle opération, Reden se donne les moyens d’accélérer son développement sur les marchés français et européens.« Cette opération complexe a été menée à son terme grâce une parfaite collaboration entre les équipes de Reden et d’Acofi Gestion. La flexibilité de notre véhicule d’investissement, nous a permis de nous adapter aux besoins de Reden afin de leur proposer une nouvelle solution de financement à long terme correspondant à leur stratégie de développement. Nous sommes fiers d’avoir fait partie de cette opération qui sera l’une des plus importantes sur le marché français cette année et d’avoir renforcé nos liens historiques avec le groupe Reden Solar » explique Philippe Garrel, gérant du fonds Predirec EnR 2030, cité dans un communiqué. Labéllisé Transition Energétique et Ecologique pour le Climat (TEEC), ce fonds met en place des financements d’une maturité de 15 ans maximum, sécurisés par des centrales d’énergie renouvelable bénéficiant de contrats d’achat d’énergie à long terme. Il dispose d’une capacité d’investissement totale de 165 millions d’euros de capacité d’investissement et vise 200 millions d’euros d’engagements.
AG2R La Mondiale veut mettre les bouchées doubles en matière d’investissement dans le capital-investissement et la dette privée. « Nous commençons à avoir une certaine expérience, avec une approche disciplinée et sécurisée, a noté David Simon, membre du comité exécutif en charge des finances, des investissements et des risques, lors d’une rencontre avec la presse. Nous allons continuer et nous avons vocation à ouvrir de nouveaux dossiers d’investissement. » Actuellement, ces deux classes d’actifs réunies représentent 3% de l’actif général du groupe de protection sociale. « Nous pourrions augmenter ses investissements, notamment en dette privée, pour atteindre 5% de l’actif général mais uniquement à contexte réglementaire équivalent », a précisé Jean-Louis Charles, directeur des investissements et du financement.L’enjeu est loin d’être neutre. Plusieurs évolutions réglementaires en cours pourraient en effet réduire la capacité d’investissement du groupe paritaire dans ces classes d’actifs. David Simon a en effet pointé du doigt une disposition du projet de loi PACTE qui obligerait les assureurs et les groupes de protection sociale à cantonner les actifs de la retraite. Cette mesure « irait à l’encontre de la mutualisation des actifs retraite et actifs épargne, c’est-à-dire des risques longs et des risques courts », a ainsi regretté David Simon. Pire, cette segmentation « pourrait réduire notre capacité à investir dans des classes d’actifs comme le capital-investissement et les dettes privées », a-t-il jugé. A cette contrainte s’ajoute la volonté du régulateur européen, dans le cadre de la directive Solvabilité 2, « de renforcer le choc de taux d’intérêt », a indiqué David Simon. « Ce renforcement du choc de taux va dégrader le ratio de solvabilité des assureurs d’environ 20 points, ce qui va impacter nos choix d’investissement », a-t-il souligné.AG2R La Mondiale est pourtant fortement engagé tant dans le capital-investissement que dans les dettes privées. Ainsi, à fin mars 2018, « nous avons 2 milliards d’euros d’investissement dans ces classes d’actifs, soit environ 3% de notre actif général », a observé Jean-Louis Charles. Dans le détail, le groupe totalise 570 millions d’euros d’engagements en « private equiy », soit 1% de son actif général. Présent depuis plus de 20 ans sur cette classe d’actifs, le groupe y alloue chaque année une enveloppe de 100 millions d’euros depuis 2014. « Nous privilégions l’investissement dans des fonds et des fonds de fonds, a précisé Cyrille Roustang, responsable du private equity. A l’inverse, le co-investissement n’est pas une stratégie que nous avons retenue. » Dans cette classe d’actifs, AG2R La Mondiale vise un taux de rendement net de frais compris entre 8% et 10% par an, contre 7% pour le CAC40 dividendes inclus. « Nous étudions une soixantaine de propositions par an et nous ciblons surtout des fonds français, voire européens, a indiqué Cyrille Roustang. Nous réalisons une dizaine d’investissements par an, soit un taux de sélectivité moyen de 25%. » La dette privée, pour sa part, occupe une place plus importante en volume, même si l’activité n’a été lancée qu’en 2012. Ainsi, à fin mars 2018, AG2R La Mondiale comptabilisait 840 millions d’euros d’investissement en direct dans la dette privée et 650 millions d’euros d’engagements dans des fonds de dettes, soit au total 2% de son actif général. Ces investissements en dette privée génèrent des taux de rendement moyen à l’achat compris entre 3,4% (dettes en direct) et 3,6% (fonds de dettes). « Nous avons d’abord appris en investissant, dans un premier temps, dans des fonds de dettes, avant de monter en compétence pour construire la documentation, a expliqué Clément Simard, directeur de la gestion assurantielle taux. Petit à petit, nous avons été sollicités pour des investissements en direct. » Le groupe paritaire intervient également dans des fonds dédiés où il joue un vrai rôle de sponsor, avec droit de veto, à l’instar du fonds « Prêts d’Avenir » avec Bpifrance (160 millions d’euros d’engagements pour AG2R) ou du fonds « Eiffel Croissance Directe » avec Eiffel Investment Group (100 millions d’euros d’engagements). Aujourd’hui, le groupe est investi dans 31 fonds de dettes pour un total de 650 millions d’euros. « Seulement 384 millions d’euros ont été décaissés, a toutefois reconnu Clément Simard. Le sourcing est parfois décevant et constitue une source d’insatisfaction par rapport à ce que nous pouvons faire en direct. »
En tant qu'investisseur institutionnel, vous souhaitez participer à ce prix dédié à la recherche académique mis en place dans le cadre des Couronnes Instit Invest en partenariat avec l'Af2i : pour ce faire, décrivez une initiative récente de collaboration avec un chercheur ou une école / université, et envoyez votre dossier avant le 6 juillet.
Entretien croisé entre Jérémie Garrot, directeur général adjoint de L’Auxiliaire et Erick Muller, directeur de la stratégie et des produits pour Muzinich & Co, à propos des obligations d’entreprises. Entretien réalisé à l'occasion des Club Dates Invest de Lyon le 24 mai dernier.
Les investissements dans le private equity et la dette privée de PME et ETI sont désormais bien installés dans la stratégie d’AG2R La Mondiale. A l’occasion d’une conférence, le groupe de protection sociale et patrimoniale a indiqué qu’il pourrait, à contexte réglementaire égal, porter la part de ces deux classes d’actifs à 5% de ses investissements, contre 3% aujourd’hui. Cette diversification pourrait néanmoins être entravée par des évolutions défavorables du côté de la réglementation Solvabilité 2 ou de la future loi française Pacte, qui prévoit un cantonnement des actifs retraite défavorable à la mutualisation des risques. A fin mars, AG2R La Mondiale comptabilisait 570 millions d’euros d’engagements dans le private equity, soit 1% de l’actif général. Côté dette privée, le groupe comptait 840 millions d’euros d’investissement en direct dans la dette privée, ainsi que 650 millions d’engagements dans des fonds de dette, soit au total 2% de l’actif général. Conçu comme une diversification de la poche actions, l’investissement en private equity a été lancé il y a plus de vingt ans, et le groupe paritaire consacre désormais 100 millions d’euros d’engagements chaque année. Le positionnement sur la dette privée est plus récent. Il a débuté en 2012, en réaction à la contraction du crédit après la crise de 2011. La question des frais de gestion est primordiale «Sous Solvabilité 2, le private equity est loin d’être la classe d’actifs la mieux traitée, avec une pondération de 49%, mais la prime de risque justifie ce coût en capital supplémentaire», constate Jean-Louis Charles, directeur des investissements et du financement. AG2R attend en effet un rendement net de frais de 8-10%, contre 7% pour le CAC 40, dividendes réinvestis. Les investissements en dette privée génèrent quant à eux un taux moyen de 3,4% sur des maturités moyennes de cinq ans. Pour le groupe, la question des frais de gestion demeure primordiale. «Nous avons arrêté les fonds de fonds, sauf sur la stratégie secondaire, car cela impliquait des frais et un carried doublés», explique Cyrille Roustang, responsable du private equity. Côté dette privée, le groupe a développé au fil du temps un mode d’investissement «hybride», via des fonds dédiés (Bpifrance, Eiffel), en parallèle de la montée en puissance du prêt direct. «Nous avons appris en investissant dans un premier temps dans des fonds de dette, avant de développer les compétences nécessaires pour construire la documentation», indique Clément Simard, directeur de la gestion assurantielle taux. Julien Bauvieux (Agefi)
Carole Hazé devient la nouvelle présidente de Solimut Mutuelle de France après en avoir été la secrétaire générale. Elle succède à Serge Jacquet. Diplômée d’un DEA en sciences politiques, Carole Hazé, 45 ans, est une femme engagée qui a découvert le mouvement mutualiste durant ses études, lorsqu’elle militait au sein du syndicat étudiant UNEF-ID (Union Nationale des Etudiants de France), entre autres pour une protection sociale et solidaire et l’accès aux soins pour tous. Après ses études, Carole Hazé commence sa carrière comme responsable du développement dans la Mutualité étudiante. Ensuite, c’est au sein de l’Union des Mutuelles d’Ile-de-France (UMIF) qu’elle poursuit sa carrière, en charge à la fois des missions fédératives de la région et gestionnaire des activités sanitaires (livre III). En 2002, elle devient présidente de cette union. La même année, elle est nommée responsable du pôle jeunesse de la Fédération des mutuelles de France (FMF) et prend en charge le pôle prévention et santé travail de la fédération. Elle devient ensuite responsable du pôle de coordination politique de la FMF et obtient un mandat d’élue à l’union régionale de la Mutualité Française Ile-de-France. Carole Hazé est élue secrétaire générale de Solimut Mutuelle de France en décembre 2016. La même année elle devient administratrice au sein de la FMF. A ses côtés, les membres du nouveau bureau dont : 1 er vice-président : Jean-Paul Panzani Vice-président : Eric Capdeville Secrétaire général : Jacques Ribeyre Secrétaire général adjoint : Marc Becker Trésorier : Marie-Christine Guiseppi Trésorier adjoint : Josiane Escoffier
Après s'être lancé dans la santé et prévoyance d’entreprise en 2015, le groupe Crédit Agricole se prépare à couvrir le marché des PME et ETI en dommages, selon les Echos. Crédit Agricole Assurances veut aussi étendre son activité à l’international. Il y est « historiquement plutôt dans une logique d’accompagnement de la banque de détail du Groupe Crédit Agricole », explique au quotidien Frédéric Thomas, le directeur général de Crédit Agricole Assurances. « Ceci dit, nous envisageons d’avoir des activités complémentaires à celles de nos réseaux et nous travaillons à développer en Europe des activités de partenariat », ajoute-t-il. Le bancassureur se félicite de la progression du groupe. « En termes d’activité, nous avons de fortes ambitions, qui s’avèrent atteintes en 2017 comme sur le premier trimestre 2018 », affirme Frédéric Thomas. Sur les trois premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires a augmenté de 5,6 %, à 9,2 milliards d’euros, tiré par l’assurance-dommages (+8,7 %). Crédit Agricole souhaite gagner des parts en prévoyance où il voit des marges de progression et en épargne retraite, où il mise sur son partenariat entre Predica, la filiale d’assurance-vie de Crédit Agricole Assurances, et Amundi, la filiale de gestion d’actifs du Crédit Agricole, spécialiste de l'épargne salariale. « Entre l’assurance-vie et la gestion d’actifs, le Groupe Crédit Agricole a une capacité de mouvement très rapide en épargne retraite », juge Frédéric Thomas.
Après les orages de grêle et les pluies violentes qui se sont abattus sur une grande partie de la France du 25 mai au 14 juin 2018, les assureurs ont enregistré 214.000 déclarations de sinistres, pour un coût estimé de 430 millions d’euros. Ces intempéries se sont caractérisées par leur durée, leur étendue géographique et la diversité des dégâts qu’elles ont occasionnés. Ces sinistres ont été causés par la grêle et la pluie aux habitations, aux véhicules et aux biens professionnels. Les dommages sont de nature très variée : inondations, coulées de boue, dommages électriques, impacts sur les carrosseries, pertes d’exploitation, etc. « Cet épisode climatique de forte intensité fait suite à un début d’année marqué par les tempêtes et les inondations. Les assureurs sont pleinement mobilisés dans les territoires pour évaluer les dégâts et accompagner leurs assurés dans la reprise de leur activité professionnelle comme dans la remise en état de leurs biens personnels. La profession travaille actuellement avec le gouvernement à une modernisation du régime des catastrophes naturelles qui permettra de développer la culture de la prévention, de généraliser la prise en charge des frais de relogement, de simplifier le mode de fonctionnement des franchises pour les particuliers et de les plafonner pour les professionnels. Ces propositions devraient être finalisées d’ici la fin de l’année », indique Bernard Spitz, président de la FFA. Les assureurs rappellent que ces sinistres sont couverts par les contrats d’assurance de dommages (multirisque habitation, multirisque professionnelle) et par la garantie dommages tous accidents du contrat d’assurance auto. Tous les contrats d’assurance de biens (habitation, entreprise, etc.) comportent une garantie catastrophes naturelles qui entrera en application pour les assurés des communes ayant fait l’objet d’un arrêté. Les agriculteurs ont aussi été particulièrement touchés par les aléas climatiques et plus spécifiquement par les orages de grêle qui ont détruit plusieurs milliers d’hectares de vignes. Les pluies torrentielles ont généré un excès d’eau dans les parcelles, affectant principalement les grandes cultures (colza, blé, orge). Ces dommages agricoles sont couverts par deux types de contrats : les contrats multirisque climatique sur récolte (MRC) et les contrats grêle.
Colin McLean, le directeur général de SVM Asset Management, aime analyser. Ces trois dernières années, il a examiné les avantages et les inconvénients de différentes valeurs. Désormais, le gérant s’analyse lui-même. Il conserve la trace de ses décisions d’investissement afin de pouvoir examiner la psychologie qui sous-tend ses choix. Il en a tiré des enseignements importants. Il fait partie, toutefois, des dirigeants les plus en plus nombreux à chercher à établir un lien entre psychologie et décisions d’investissement, relate un article de Financial Times fund management.En avril, Stamford Associates, un consultant utilisé par St James’s Place et d’autres gros investisseurs, a recruté Adrian Furnham, un ancien professeur de psychologie, dans le cadre d’une volonté d’utiliser la psychologie lors du choix et de la surveillance des sociétés de gestion. Certains gérants de fortune regardent aussi la psychologie d’un gérant lorsqu’ils choisissent des fonds. Cela intervient alors que les universitaires examinent le lien entre la performance des investisseurs et leur passé et leur comportement. Stephen Peters, analyste de fonds chez Barclays Wealth and Investment Management, indique que son équipe prend en compte des sujets comportementaux et psychologiques comme la rémunération dans le cadre de l’analyse des gérants de fonds. Ils examinent aussi les biais, les erreurs et la manière dont les gérants apprennent de ces dernières, ainsi que la façon dont les décisions sont prises et testées au sein de l’équipe. A Stamford, le professeur Furnham assiste aux réunions avec les gérants, regarde comment ils réagissent et répondent aux questions. Il parle aussi aux gens qui connaissent les gérants, comme leurs analystes, pour tenter de comprendre comment ils prennent une décision. Il s’intéresse particulièrement à la manière dont les gérants réagissent à l’échec et si cela bouleverse leur prise de décision.
LFPI Asset Management, created six years ago as part of the LFPI group, a company specialised in venture capital, private debt and real estate, is now looking to step up the pace of its growth with an acquisition. Its chairman, Philippe Farhi, explains the targets he is shooting for to NewsManagers. This will all be done without neglecting the development of in-house funds, especially the Africa fund, one of the few French-registered funds to invest only in sub-Saharan Africa.
Mouvement en vue au sein de la direction des investissements de CNP Assurances. Olivier Guigné, actuel directeur de la stratégie d'investissement et de la gestion des investissements cotés, devrait prochainement être nommé directeur des investissements de la compagnie d'assurance, a appris NewsManagers de plusieurs sources proches du dossier.
Hormis l’interdiction des indemnités de concurrence en cas de départ à la retraite, au-delà de 65 ans ou décidées au dernier moment, les modifications restent légères.
Alexandra Aubonnet, analyste financière des réserves mobilières de la Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens Dentiste et des Sages Femmes (CARCDSF) depuis novembre 2016 a rejoint Orano au poste de gérante actif-passif au mois de juin. Contactée par nos soins, la caisse de retraite a indiqué lui avoir trouvé un successeur qui rejoindra les effectifs à la fin du mois de septembre. Diplômée du Master II de marchés financiers de l’Université de Clermont-Ferrand (2009), Alexandra Aubonnet a débuté sa carrière chez Asset Allocation Advisors (filiale de la banque ABN AMRO) comme Assistante en gestion sous mandat pour une clientèle privée. Depuis 2010, elle était multigérante chez Friedland Gestion. Au sein de la CARCDSF depuis 2016, Alexandra Aubonnet avait notamment en charge la présélection des fonds à investir et du suivi des fonds en portefeuille. Les réserves de la CARCDSF étaient valorisées à 4 milliards d’euros dont 573 millions d’euros d’immobilier au 31 décembre 2016. Sa gestion des placements mobiliers est presqu’exclusivement déléguée sous forme de fonds dédiés ou ouverts. AB
Éric Badonnel, secrétaire général de l’Union nationale des organismes d’assurance maladie complémentaire (Unocam) depuis 2011, quittera son poste au 1er septembre, apprend-on à la lecture de L’Argus de l’Assurances. Une procédure de recrutement est actuellement en cours pour lui trouver un successeur. Sur l’offre d’emploi publiée dans le cadre de ce recrutement, l’Unocam indique que le secrétaire général administratif est responsable du management des trois autres collaborateurs : un économiste de la santé, une chargée d’études au profil juridique et une assistante. Il supervise en particulier les travaux de l’économiste de la santé qui représente l’Unocam au Comité économique des produits de santé (CEPS). Par ailleurs, le secrétaire général est en charge de la gestion administrative de l’association. Il élabore le projet de budget prévisionnel et est responsable de l’arrêté des comptes. Il veille enfin au respect de la déontologie (déclarations publiques d’intérêt, déclaration des activités et des moyens alloués à la représentation d’intérêts à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, etc.). Placé sous l’autorité du président,le secrétaire général administratif assure la préparation et la mise en œuvre des décisions du bureau, du conseil et de l’assemblée générale. En outre, il coordonne, sur différents projets, les travaux des experts des Fédérations membres de l’UNOCAM. «Cette mission est particulièrement importante pour la préparation et le suivi de la participation de l’UNOCAM à des négociations conventionnelles tripartites», indique l’offre d’emploi. Éric Badonnel a une solide formation en sciences sociales. Diplômé de l’Institut d'études politiques (IEP) de Paris, il est également le détenteur d’un diplôme d'études approfondies en sciences sociales de l'École des hautes études en sciences sociales et de l'École normale supérieure. Il est de plus diplômé de l'École normale supérieure de Sécurité sociale, et a le statut d’agent de direction des organismes de sécurité sociale. En complément de ses études, Éric Badonnel a également une importante expérience professionnelle. Il travaille pendant quatre ans à Bercy, d’abord au cabinet du secrétaire d'État à l’industrie puis à celui du ministre de l'Économie, des Finances et de l’Industrie. Dès 2002, il a exercé des fonctions importantes à la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés, où il était chargé, avec d’autres personnes, de la réussite des négociations conventionnelles. A partir de 2006, il était conseiller technique auprès du président de la Mutualité française. AB
La Mutuelle Familiale et Inter Entreprises de Rochefort (MFIE) rejoint Apivia Mutuelle (groupe Macif), peut-on lire sur le compte Twitter d’Apivia, Les assemblées générales des mutuelles tenues respectivement ce 30 mai et 8 juin ont voté pour à l’unanimité. La fusion sera effective après l’approbation du régulateur, l’ACPR. Spécialiste de la protection santé, Apivia Mutuelle propose des solutions en matière de complémentaire santé pour les particuliers, les entreprises et les travailleurs non-salariés. La mutuelle, dont le siège social se situe à La Rochelle, est née de la fusion de Smam Mutuelle et de la Mutuelle Smip le 15 novembre 2015. Elle fait aujourd’hui partie de l’union mutualiste de groupe (UMG) Macif aux côtés de Macif Mutualité, la mutuelle du personnel IBM, la Mutuelle Air France (MNPAF) et la Mutuelle nationale des fonctionnaires des collectivités territoriales (MNFCT). Basée pour sa part à Rochefort, la MFIE a été créée en 1967, et propose des complémentaires santé collectives et individuelles. AB
Théodora Plagnard (51 ans) est nommée directrice financière d’Aon France, spécialiste du conseil en gestion des risques, du courtage d’assurance et de réassurance, et du conseil en management et administration des ressources humaines. Théodora Plagnard, supervisera les fonctions contrôle de gestion, contrôle financier, trésorerie, fiscalité et comptabilité technique d’Aon en France et reportera à Hervé Renaudie, qui prend la fonction de directeur adjoint du contrôle financier EMEA & directeur financier de la zone France, Belgique, Espagne, Portugal, Maroc et Moyen-Orient. Diplômée de l’Ecole polytechnique de Sofia et de HEC Paris, Théodora Plagnard s’est forgée un parcours notamment au sein du groupe AXA en occupant divers postes en contrôle de gestion et contrôle financier en France et en Allemagne. A partir de 2008, elle occupait la fonction de directeur financier chez AXA Real Estate Investment Managers avant de rejoindre en 2015 RSA en tant que directeur financier et des opérations.
Le projet de loi présenté lundi par le gouvernement rebat les cartes entre Bercy, la direction générale de la CDC, la commission de surveillance qui veille à l’indépendance de l’institution, et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), rapporte L’Agefi. L'équilibre des pouvoirs est un sujet sensible car la Caisse n’est ni un établissement public, ni une administration, mais une personne morale de droit public suis generis «placée de la manière la plus spéciale, sous la surveillance et la garantie de l’autorité législative». Pour Bercy, son rang de premier acteur financier de la sphère publique «implique l’application de meilleurs standards de gouvernance» pour transformer la commission de surveillance «en organe délibérant» sur «les grandes décisions stratégiques de l'établissement». Le projet de loi Pacte donne certes de nouveaux pouvoirs à la commission de surveillance, qui avait jusqu'à présent un rôle essentiellement délibératif, mais il modifie aussi sa composition en diminuant le poids relatif de parlementaires. La commission comptera toujours cinq députés et sénateurs et trois personnalités qualifiées désignées par eux, mais passera de 13 à 15 membres. Outre le représentant du Trésor, la commission accueillera aussi quatre membres nommés directement par l’Etat, en remplacement des quatre représentants de droit du Conseil d’Etat, de la Cour des Comptes et de la Banque de France. D’où la crainte d’un déséquilibre des pouvoirs, au profit de l’exécutif. La commission de surveillance s’ouvrira toutefois à deux représentants des salariés, une vieille revendication de la CGT et de l’Unsa. Autre concession du gouvernement, la commission continuera à fixer elle-même la rémunération de ses membres, malgré les réserves du Conseil d’Etat. Le projet de loi liste aussi les nouvelles missions de la commission de surveillance. Il prévoit qu’elle «adopte, sur proposition du directeur général, le budget de l'établissement public, [.] approuve les comptes,[.] délibère sur la stratégie et l’appétence en matière de risques, [.] fixe le besoin de fonds propres et de liquidité adaptés au risque, en se référant à un modèle prudentiel qu’elle détermine,[.] approuve des limites globales d’exposition au risque, [.] le programme d'émission de titres de créance de l'établissement [et le] dispositif de contrôle interne». Les parlementaires ont obtenu de continuer à définir le modèle prudentiel de la Caisse, mais sa supervision sera assurée par l’ACPR pour éviter à la commission de surveillance d'être juge et partie. Le régulateur devra prendre en compte les missions spécifiques de la CDC (financement du logement social, aménagement du territoire, gestion des ressources du Livret A, etc.) mais le texte de loi ne précise pas les «exemptions» envisagées à ses obligations prudentielles. Les syndicats, eux, craignent qu’elle soit soumise aux mêmes exigences de rentabilité que les banques commerciales. De même, la contribution annuelle de la Caisse aux finances publiques ne fera plus l’objet d’un échange de lettres, après des tractations en sous-main entre le directeur général, la Commission de surveillance et Bercy. Elle sera désormais arrêtée par décret. L’enjeu est de taille : ces trois dernières années, la CDC a versé 5 milliards d’euros à l’Etat. Sophie Errante souhaite que le débat parlementaire «fixe une doctrine» sur le mode de calcul de la contribution annuelle. Le message est clair : si la CDC est le bras armé de l’Etat, elle ne doit pas, en plus, boucher les trous dans le budget de la France.
Le britannique Winton, qui se présente comme un asset manager global, a annoncé ce 19 juin le renforcement de l’équipe de direction de Hivemind, sa filiale spécialisée dans le traitement de données non structurées. Daniel Mitchell, qui a dirigé une équipe d’analystes de données chez Winton, devient le directeur général (CEO) de Hivemind. L’ancien responsable du développement de Winton, Henrik Grunditz, est nommé Chief Revenue Officer tandis que Mark Roulston, précédemment membre de l'équipe de recherche de Winton, devient Senior Data Scientist.Les employés de Hivemind détiendront ensemble 25% du capital de la société, le solde restant entre les mains de Winton. Winton continuera également d'être un client de Hivemind, qui a commencé à offrir ses services à des tiers il y a un an (voir aussi notre interview du 30 avril de Victor Epin, le responsable du développement pour l’Europe francophone de Winton sur ce sujet). La société a pour objectif d'élargir sa liste de clients externes et pourrait lever des capitaux auprès d’investisseurs extérieurs pour financer sa croissance. Le conseil d’administration de Hivemind comprendra David Harding, fondateur et CEO de Winton, Geoff Cross, Managing Director chez Winton, et Daniel Mitchell. «Nous sommes ravis que Hivemind ait franchi cette nouvelle étape de son développement. En filialisant cette activité, nous souhaitons mettre l’expertise de Hivemind en science des données à la disposition d’un marché plus vaste et libérer la valeur que nous décelons dans l’entreprise», commente David Harding, cité dans un communiqué.
BNP Paribas Securities Services is aiming to be a global player, with a multi-local structure. As an addition to its international structure, the group has recently acquired the middle and back office activities of Janus Henderson in the United States. This will allow the firm to become a provider of services to US-registered mutual funds from Janus Henderson, representing about USD130bn in assets. “The idea is to make the platform eligible to handle other asset management firms,” explains Patrick Colle, CEO of BP2S, at a press conference (also see his interview in NewsManagers on 29 January). BP2S is planning to target US mid-tier asset management firms, which are less well served by major local players, and which are increasingly seeking to deploy their activities in Europe and Asia. In the United States, this segment includes numerous large players.Secondly, the group is hoping to support European and Asian clients to develop in the United States. This is a considerable point, as, according to Colle, many companies “want to go to the United States, often through acquisitions.” Colle predicts that several acquisitions can be expected from Europe in the United States.Meanwhile, the platform needs to be adapted to have the capacity to handle other asset management firms. “It will take 18 months to two years from closing,” which took place in April this year, says Colle. This project is part of a 10-year development plan in the United States, which is not yet public.BP2S is also present in Asia, and of course in Europe, with a strong base in France, its domestic market. The group has EUR9.401trn in assets under custody, and EUR2.218trn in assets under administration as of the end of first quarter 2018.One of the other drivers of growth at BP2S is digitalization of the product range. The group has announced that it will soon deploy a digital solution which combines machine learning and artificial intelligence, for the depository controlling authority. It has been developed in partnership with Fortia Financial Solutions, a regtech in which BNP Paribas has acquired a stake of 15%. The group is currently in the final phases of testing at its three pilot sites (France, Germany and Luxembourg), and will then deploy this solution in other countries.BP2S is also working in other areas, such as a solution to read documents and extract reference data, and one to control the quality of NAVs.Digitalization is transforming the way teams work at BP2S, eliminating tasks, but creating new ones, the director says. “Instead of a processing centre, we are becoming an innovation centre,” says Franck Dubois, head for France at BP2S.