France Invest devient la nouvelle identité de l’Afic
L’Association française des investisseurs pour la croissance (Afic) n’est plus. A quelques heures de l’ouverture du troisième opus de l’IPEM, le salon européen du capital-investissement organisé à Cannes, le lobby des professionnels du secteur dans l’Hexagone a dévoilé hier soir sa nouvelle identité, France Invest. Ce changement s’accompagne d’une refonte de l’identité visuelle plus portée vers l’international. Dans sa version anglophone, France Invest est accompagné d’une signature «Investors for growth» là où la version française mentionne «Association des investisseurs pour la croissance» pour rappeler la filiation avec l’Afic.
«Le capital-investissement français recouvre des réalités très diverses, depuis le financement en capital et en dette privée des biotech et des start-up jusqu’aux grands fonds de LBO en passant par les infrastructures», explique Olivier Millet, le président de France Invest. Nous souhaitions donc trouver un nom fédérateur qui soit par ailleurs évocateur aussi bien à Paris qu’en province, et autant en France qu'à l’étranger. Or la bannière France a retrouvé beaucoup de lustre depuis un an et elle traduit aussi notre volonté de renforcer le lien entre l’épargne et le financement de notre économie».
Créée il y a 34 ans, l’ex-Afic avait déjà opéré un premier lifting en 2012, la dernière lettre de son acronyme ne désignant plus le «capital» mais la «croissance». Cette évolution était pour l’association une manière de pointer davantage le rôle de moteur dans l’économie hexagonale du capital-investissement, un secteur à la réputation sulfureuse pour beaucoup de Français. L’initiative intervient également à un moment où les pouvoirs publics réfléchissent au moyen de davantage flécher l’épargne nationale vers le financement des entreprises.
France Invest revendique déjà une place de choix dans le paysage du capital-investissement. Avec près de 500 membres, dont plus de 300 fonds d’investissement, l’association se classe en tête au niveau européen. En 2016, ses membres ont collecté 14,6 milliards d’euros, soit 50% de plus qu’en 2015, et 8,1 milliards ont été levés au premier semestre 2017. «Hors grandes levées de fonds, l’année 2017 devrait être une année de consolidation de la dynamique du capital-investissement français. C’est très encourageant pour la suite car il ne faut pas oublier que l’an dernier avait aussi connu une période d’attentisme avec les élections, et je suis très optimiste pour 2018», souligne Olivier Millet.
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