Les fonds de capital-investissement français ont levé au premier semestre 8,1 milliards d’euros malgré la faiblesse relative des levées de plus de 1 milliard.
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Julien Beauvieux
Après une année 2016 déjà faste, le secteur du private equity français se sent pousser des ailes. A l’occasion de la présentation du bilan du premier semestre 2017, marqué par une hausse de 30% des levées de fonds à 8,1 milliards d’euros, le président de l’Afic, Olivier Millet, a en effet estimé que le secteur pourrait «dépasser le marché britannique avant 2020» étant donné la dynamique affichée et l’environnement favorable. L’ambition de l’Afic de porter les levées hexagonales à 20 milliards d’euros par an prend plus que jamais forme.
«Normalement les premiers semestres des années où se tient une élection présidentielle sont marqués par un certain attentisme, et pour autant nous avons assisté à une forme d’anticipation de la confiance et des besoins de financement», a souligné Olivier Millet, qui a ajouté que la suppression de l’ISF sur les valeurs mobilières et l’instauration de la «flat tax» contribuent à asseoir un environnement fiscal favorable. «La période qui s’ouvre est une période d’accélération».
Alors que le gouvernement pourrait donner un coup de pouce au dispositif IR PME pour compenser la disparition logique de l’ISF PME, la dynamique des levées de fonds est d’autant plus favorable que l’élection présidentielle a malgré tout pesé sur les levées auprès d’investisseurs non français, qui ont représenté 33% des montants levés contre 49% au premier semestre 2016. Outre l’incertitude électorale, les levées de fonds à l’international ont également été handicapées par le niveau relativement faible des levées supérieures à 1 milliard d’euros (1,1 milliard d’euros), alors qu’elles avaient totalisé 2,8 milliards au premier semestre 2016 et 4,1 milliards sur l’ensemble de l’année dernière.
«Cela signifie aussi que le nombre d’acteurs ayant bouclé une levée de fonds a augmenté au premier semestre», note Olivier Millet. Selon lui, les quelque 300 sociétés de gestion françaises spécialistes du private equity démontrent la vitalité du secteur en France, mais aussi la typologie des entreprises hexagonales soutenues par les fonds, d’une taille inférieure notable par rapport à l’Allemagne.
L’étude semestrielle de l’Afic relève également une activité d’investissement soutenue cette année. Sur le premier semestre, les fonds de capital-investissement français ont investi 6,4 milliards d’euros, soit une progression soutenue de 16%, dont 1 milliard via des tickets inférieurs à 5 millions. Ces fonds se sont dirigés vers 1.179 entreprises, un record semestriel.
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