Les émissions de ces obligations subordonnées perpétuelles d’entreprises ont démarré l’année en trombe avec plus de 7 milliards d’euros déjà émis sur un marché de 30 à 40 milliards par an.
La Commission européenne va présenter fin février une législation dite «omnibus», amendant plusieurs directives et règlements européens afin d’alléger drastiquement les normes bureaucratiques pesant sur les entreprises. Les textes piliers de la finance verte, dont la fameuse CSRD, pourraient en faire les frais. Jusqu’où iront les reculs ?
A l'exception de la dérégulation, les principaux axes de politique économique de Donald Trump - baisses d’impôts, hausse des droits de douane et coupes dans l’immigration - sont attendus avec d'importants effets inflationnistes, rappelle Vincent Chaigneau, directeur de la recherche de Generali Investments. Selon lui, le dollar et les taux longs américains seront des boussoles riches d'enseignements.
Le nouveau président américain, qui s’est transformé en un fervent supporter des cryptoactifs, prend ses fonctions le 20 janvier. Il a aussi lancé son propre jeton numérique.
Après les banques commerciales, les assureurs et les gestionnaires d’actifs, c’est au tour des banques centrales de prendre leur distance avec les initiatives de lutte contre le changement climatique.
Sur les quatre promesses politiques du candidat, la mesure la plus rapide devrait porter sur les tarifs douaniers. Mais rien n’assure qu’elle soit aussi forte qu’annoncée. Ni aussi inflationniste.
Pour François Meunier, économiste et professeur affilié Ensae, le déficit commercial américain est structurel, inévitable et joue à l’avantage du pays.
Le pays a bénéficié d'un net rebond économique en fin d'année dernière mais la perspective d'une hausse des droits de douane américains incite à la prudence pour 2025.
Le graphique ci-contre illustre l'évolution des conditions financières aux États-Unis depuis 1990. Cet indicateur de conditions financières, développé par la Fed, diffère des indicateurs traditionnels dans le sens où il ne mesure pas si les conditions sont strictes ou souples par rapport au passé, mais cherche plutôt à déterminer si elles freinent ou stimulent l'économie.
Les dernières semaines de l’année 2024 ont été marquées aux États-Unis par une inflation persistante et une croissance robuste qui ont poussé la Fed à adopter un ton plus restrictif. Les révisions des anticipations de baisses de taux pour 2025, ont alimenté une certaine nervosité sur les marchés, déjà affectés par l’incertitude autour du programme de Trump. En Europe, cette incertitude s’est ajoutée aux incertitudes gouvernementales et sur certaines dettes souveraines. Ainsi, les taux longs des deux côtés de l’Atlantique se sont rapidement redressés.
Les incertitudes actuelles, qu'elles soient budgétaires, politiques ou géopolitiques, limitent également les possibilités de rebond de la consommation.
Le marché primaire a débuté l’année en force, profitant de la forte demande des investisseurs. Mais les faibles primes d’émission se répercutent parfois sur les prix après l’émission.
Le parti socialiste n'a pas voté la censure du gouvernement Bayrou. Parmi les gages avancés par Matignon figurent plusieurs mesures fiscales, notamment sur la taxation des plus hauts revenus.
Le London Stock Exchange Group (LSEG) a présenté, le 16 janvier, des recommandations «pragmatiques» visant à simplifier la réglementation européenne. L’objectif est de mieux soutenir la transition énergétique tout en renforçant la compétitivité économique.
L’organisme de recherche économique publie un rapport-plaidoyer pour le provisionnement des retraites des fonctionnaires et calcule qu’un mécanisme intégrant de la capitalisation pourrait faire économiser 60 milliards d’euros à l’Etat. Il suggère que le Fonds de réserve des retraites soit utilisé pour recevoir des dépôts de l’Etat financés par emprunt.
La dernière émission d’obligations à 10 ans de la Grèce a été placée avec un rendement toujours supérieur aux OAT, mais dans la nouvelle hiérarchie des dettes dans la zone euro, la France n’est pas la mieux placée.
La hausse des prix aux Etats-Unis a accéléré en décembre, à 2,9%, mais elle est conforme aux attentes et l’inflation de base est même légèrement inférieure aux prévisions. Les taux souverains baissent et les actions rebondissent.
L’indice des prix à la consommation a légèrement ralenti en décembre alors que le marché s’attendait à un chiffre stable, offrant la possibilité à la Banque d’Angleterre de baisser ses taux.
Le PIB allemand a rétréci de 0,2% en 2024, après -0,3% en 2023. Une première depuis le début des années 2000. Des exportations encore en baisse devraient amener le pays à revoir son modèle économique.
Dans son discours de politique générale, le premier ministre a annoncé une remise en chantier de la réforme des retraites de 2023, sans suspension, en donnant trois mois aux partenaires sociaux. Il mandatera la Cour des comptes pour une mission flash sur son financement.
Les assureurs voient encore les besoins de réassurance via les «cat bonds» augmenter, en lien avec les évolutions de l’inflation et de la démographie, indépendamment du risque lié au dérèglement climatique. Les investisseurs apprécient de plus en plus la classe d’actifs qui a affiché une performance de 17,6% en 2024.
Les standards techniques pour la création de la base des données de marché consolidée prévue par les nouvelles réglementations européennes MIF viennent d’être publiés par l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma). La directrice générale du seul candidat actuellement déclaré pour devenir fournisseur sur les actions et ETF fait le point sur les enjeux et sur son projet.