Pierre Castel, gérant chez Crédit Mutuel AM
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Credit Mutuel AM
L’Agefi : Pourquoi restez-vous si confiant sur la progression des marchés actions ?
Pierre Castel : Notre confiance dans la progression des marchés actions est renforcée par la surcroissance de l’intelligence artificielle, et la perspective d’une normalisation de l’inflation. L’IA révolutionne les entreprises en améliorant leur efficacité et en réduisant les coûts, ce qui alimente la progression des bénéfices. Tous les secteurs économiques bénéficient de cette révolution. Nous attendons +14% de croissance de résultat aux Etats-Unis. Nous pensons que l’inflation est maintenant maîtrisée. En zone euro, la BCE s’attend à une inflation de +1,9% en 2026. La synergie entre innovation et inflation nourrira l’optimisme des investisseurs.
L’écart de performance entre les Bourses européennes et américaine risque-t-il de s’accroître ?
Plusieurs facteurs clés pourraient alimenter la surperformance des actions américaines. L’arrivée de Trump au pouvoir va favoriser une politique économique tournée vers la croissance, les réductions d’impôts et une déréglementation, ce qui pourrait renforcer la confiance des investisseurs dans les marchés d’actifs risqués. Par contraste, l’Europe fait face à des incertitudes politiques persistantes en Allemagne et en France. Le risque de récession est également plus important en zone euro. La dynamique de croissance des résultats nous semble supérieure sur les grandes capitalisations américaines.
Le gestionnaire d’actifs américain va se concentrer sur les technologies de l'information, le secteur financier, les services discrétionnaires aux consommateurs et les services de communication dont les titres d'entreprises sont cotés sur le S&P500.
Après sa déroute aux élections locales, le Premier ministre Keir Starmer a nommé à ses côtés son lointain prédécesseur à Downing Street. Cela suffira-t-il à sauver sa peau ?
Le 7 juillet prochain, Marine Le Pen sera fixée sur son sort dans l'affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen. En cas de condamnation à une peine avec sursis, elle sera « bien sûr » candidate à l'élection présidentielle de 2027, a-t-elle affirmé mercredi sur RTL