Répartition et capitalisation ont chacun leurs mérites et leurs risques. Mais si bâtir un programme de capitalisation à l’échelle nationale prendrait du temps, le pays a-t-il réellement les moyens de continuer à s’en passer compte tenu de sa réalité démographique, s’interroge Vivien Levy-Garboua.
Le déficit budgétaire des Etats-Unis atteint un record de 840 milliards de dollars au cours des quatre premiers mois de l’exercice fiscal. Mais l’administration Trump a annoncé le 5 février qu’elle continuerait à utiliser surtout les bons du trésor à court terme pour refinancer sa dette, et moins de dettes à moyen-long terme, ce qui a rassuré les marchés.
Mais une coalition risque encore une fois d’être difficile à constituer, avec un accord probablement long à trouver. L'ampleur des compromis post-électoraux à établir compliquera la tâche du prochain chancelier pour sortir le pays de son immobilisme.
Après avoir battu l’ensemble des indices européens en 2024, l’indice Dax poursuit sa quête des sommets et surperformance cette année le S&P 500. Il est dopé par la performance de sept valeurs, dont SAP.
Pour retrouver de la croissance, la prochaine coalition va devoir repenser le modèle économique allemand, et surtout donner de la visibilité aux dirigeants d’entreprises. Au risque de prolonger la morosité ambiante.
Presque la moitié des Allemands sont favorables à l’idée d’autoriser une dette plus élevée pour des investissements ciblés dans les domaines de la défense, l’éducation, la santé et l’énergie. Mais les marges de manœuvre politiques ne sont pas forcément très larges.
Les places boursières et l’euro ont rebondi. Des prix de l’énergie plus bas et une amélioration du sentiment des investisseurs sont favorables. Les secteurs les plus pénalisés par le conflit ont nettement progressé. Mais le rebond risque d’être de courte durée.
Dans le même temps, le rythme de production en Iran a ralenti de seulement 80.000 barils par jour, selon le dernier rapport mensuel de l’Agence internationale de l’énergie.
Euronext a dépassé pour la première fois un milliard d’euros de résultat opérationnel pour la première fois de son histoire. Le groupe compte continuer à mettre en œuvre sa stratégie de croissance.
Le raccordement de nouveaux acteurs économiques au réseau à haute tension représentera plus de 55% des 94 milliards d’euros d’investissements prévus d’ici à 2040.
L’agence Moody’s pourrait dégrader la note de crédit de la Banque mondiale et d’autres créditeurs internationaux si les Etats-Unis coupaient leur financement.
Les indices de prix ressortent globalement au-dessus des attentes pour l’inflation totale ou l’inflation sous-jacente, en variation mensuelle comme en glissement annuel. Le président Jerome Powell ne change donc pas son discours sur la nécessité de maintenir encore un taux restrictif.
Cette composante majeure des taux s’est amplifiée avec le nouveau régime d’inflation. Le déséquilibre entre offre et demande d’emprunts d’Etat appuie également sur les taux.
Le règlement Financial Data Access (Fida) fera-t-il les frais «du choc de simplification» planifié par la Commission européenne ? Si Bruxelles n'y renonce pas, la France, à l'unisson des grands lobbys financiers, est bien décidée à torpiller ce texte.
Cette deuxième syndication de l’année de l’Agence France Trésor a encore obtenu une souscription record pour cette maturité très demandée. Elle confirme une bonne tendance pour la dette souveraine française, et plus généralement européenne.
Cette entité française fondée il y a vingt ans tire un bilan positif des exercices de crise et de la coordination mise en œuvre pour renforcer la résistance de la place.
La hausse des prix en janvier est supérieure aux attentes aux Etats-Unis, à 3%. Le rendement de l’obligation américaine à 10 ans grimpe et les actions se replient.
La part des profits dans le PIB des Etats-Unis n’a jamais été aussi élevée, de quoi justifier les niveaux de valorisation actuels. Mais c’est difficilement soutenable car cela s’est aussi fait au détriment de déficits publics. La situation pourrait durer avec la nouvelle administration Trump.
Les investisseurs regardant de plus en plus les AT1, il peut être intéressant de diversifier les portefeuilles avec les dettes d’établissements moins connus offrant une prime de rareté et moins de volatilité.
Bruxelles affirme que les tarifs douaniers de Donald Trump déclencheront des contre-mesures fermes. Une réunion des Vingt-Sept est prévue mercredi sur le sujet.
Les émetteurs high yield ont déjà refinancé une grande partie des maturités de 2025 et 2026, sauf ceux de notation CCC qui ont moins facilement accès au marché. La hausse des taux rend leur structure de bilan insoutenable. Mais ce risque est déjà pris en compte.
La BCE vient de publier un rapport sur le taux d'intérêt naturel, dont la fourchette a été révisée entre 1,75% et 2,25%. Mais les chercheurs de l’institution ont surtout relativisé l’intérêt de ces estimations très incertaines, ce qui en fait un guide peu fiable pour les décisions de politique monétaire.
Donald Trump a relevé les taxes sur les importations d’aluminium et d’acier, affectant sans distinction de nombreuses économies. Un préambule à des négociations plus larges pour réduire la facture de ses exportateurs, notamment dans l’automobile.
Les secteurs dont le ratio de cours sur bénéfices est inférieur à celui du marché présentent une décote par rapport aux standards historiques. C'est le cas des petites valeurs et du secteur Value.
Le président des Etats-Unis prévoit aussi de mettre en place des tarifs à tous les pays qui en imposent aux Etats-Unis avec une logique de réciprocité.
Les marchés européens enregistrent leur meilleure surperformance en deux mois par rapport à Wall Street depuis une décennie. Ce bon momentum peut durer mais le Vieux Continent risque d’être rattrapé par ses problèmes structurels.