Incitation. La mesure des émissions nationales de gaz à effet de serre n’intègre pas l’impact des échanges commerciaux. Or les émissions liées aux échanges (environ 8 milliards de tonnes de CO2 en 2015) représentent un quart des émissions mondiales totales (à peu près 32 milliards), selon un article publié par la Banque de France. Une part non négligeable des émissions d’un pays tel que la Chine vise à produire des biens et des services destinés à l’exportation, son empreinte carbone (environ 8 milliards de tonnes de CO2) est inférieure à ses émissions totales (9,1 milliards). « Les chaînes de valeur mondiales permettent de fragmenter la production à l’échelle mondiale en profitant des avantages comparatifs de chaque pays. Cette organisation de la production augmente les échanges internationaux et par conséquent les émissions contenues dans ces échanges. Avec les bonnes incitations au niveau mondial, les chaînes de valeur peuvent permettre une amélioration des émissions au niveau mondial si les entreprises choisissaient de produire là où l’impact environnemental est le moins important », explique Rafael Cezar, économiste à la Banque de France. Rapportées à la population, les émissions ainsi recalculées donnent aussi une image plus juste de la contribution des pays au réchauffement climatique (voir le graphique). Dans ce palmarès carboné, l’Allemagne occupe la première place.