L’indice Dow Jones affiche en clôture son recul le plus marqué en pourcentage depuis près de 33 ans et le krach du 19 octobre 1987, conséquence d’un regain d’inquiétude quant aux conséquences économiques et financières de la pandémie de coronavirus. Il plonge de 2.352,60 points, soit 9,99%, à 21.200,62.
Le S&P 500 a cédé 260,74 points, soit 9,51%, à 2.480,64 et le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 714,33 points (-8,98%) à 7.237,72.
La chute est intervenue malgré une intervention de la Réserve fédérale américaine en séance. La Fed a annoncé une forte injection de liquidités dans le système financier afin de stabiliser le marché interbancaire. L’institution prévoit de mettre plus de 1.500 milliards de dollars de prêts à court terme à disposition des banques d’ici à vendredi soir en échange de garanties telles que des obligations du Trésor ou certains titres hypothécaires.
Le renforcement de ses interventions vise à «traiter des perturbations hautement inhabituelles sur le marché de financement des bons du Trésor en raison de l'épidémie de coronavirus», a souligné la Fed de New York dans un communiqué.
La Banque du Japon a maintenu son taux directeur inchangé vendredi, et tenu un discours volontairement «restrictif» en laissant entrevoir une hausse de taux en septembre ou en octobre, quelques heures seulement après que les autorités ont décidé de nouvelles interventions sur les marchés des changes, apparemment avec les Etats-Unis, pour soutenir le yen. Les effets réels sur la devise et sur les anticipations de taux apparaissaient toutefois encore limités.
Comme la quasi-totalité des analystes le prévoyaient, la Banque d’Angleterre (BoE) a maintenu inchangé son taux directeur à 3,75% jeudi, soit un statu quo pour la cinquième réunion consécutive. Mais le vote est passé à seulement 6 voix contre 3.
La banque centrale américaine a maintenu mercredi ses taux directeurs inchangés, dans une fourchette de 3,5% à 3,75%, à l'issue d'un vote à neuf voix contre trois en faveur d'une hausse immédiate.
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