La liste de conditions pour le versement des 132,5 millions de dollars liés aux obligations pandémies, une forme de « catbond » émise par la Banque Mondiale, semble s’allonger à chaque fois qu’un nouveau critère est rempli. Malgré la progression du coronavirus, ce ne sera donc pas avant le 6 avril, au plus tôt, que l’ensemble en sera vérifié. Le versement des fonds ne concernera d’ailleurs pour le moment que la tranche la plus risquée de ces produits, soit 95 millions de dollars. Bref, pas de quoi convaincre les critiques de la pertinence de la financiarisation du risque d’épidémie, d’autant que, le 3 mars, cette même Banque Mondiale débloquait 12 milliards de dollars à destination des pays émergents pour lutter contre le virus.
Après 60 semaines de collecte positive, les obligations municipales américaines ont enregistré leur première décollecte au cours de la semaine du 2 mars.
Pendant le coronavirus, les primaires démocrates continuent. Et l’ancien vice-président américain Joe Biden, ici en campagne dans le Michigan (photo), s’affirme comme un candidat de plus en plus crédible à l’investiture de son parti en vue des élections présidentielles. La victoire de l’ancien bras droit de Barack Obama lors du « Super Tuesday » du 3 mars a eu pour conséquence le retrait et le ralliement de Michael Bloomberg, et a été saluée par les marchés financiers. Dans un contexte difficile pour les Bourses mondiales, les actions des assureurs santé américains sont montées en flèche, l’option de couverture maladie universelle défendue par Bernie Sanders, l’autre favori des sondages, leur étant clairement défavorable.
Les réceptions de l’ambassadeur sont toujours un succès. En ces temps d’annulation en série de réunions publiques, la Fondation Concorde joue au grand timonier. Avec la « participation exceptionnelle de Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de Chine en France », Lu Shaye, le think tank, pardon, le groupe de réflexion, organise le 25 mars un petit-déjeuner « la Chine au présent ». Cela afin de nous « offrir l’opportunité de mieux connaître la Chine, puissance politique et industrielle ». Une opportunité bienvenue à l’heure de la propagation mondiale d’un trop fameux virus « made in China ». Il en coûtera 10 euros aux non-adhérents. Ou une boîte de Ferrero Rocher. En espérant que la réunion soit maintenue, faute de quoi Monsieur l’ambassadeur serait chocolat.
Le bon marché revient cher, y compris dans les solutions d’accès au marché, dirait-on. La plate-forme de courtage actions Robinhood, qui exécute sans frais des opérations sur les marchés, vient ainsi de coûter cher à ses membres. Elle s’est arrêtée de fonctionner à deux reprises, en des moments de surchauffe, les 2 et 3 mars pour commencer, quand les actions ont connu leur plus grand rally depuis décembre 2018. Les investisseurs – essentiellement des millennials américains – ont dû rester spectateurs face à des opportunités de gains record. Le 9 mars encore une fois, un plantage est survenu en pleine tourmente de volatilité, sur fonds de coronavirus étendu. La fintech, qui était valorisée 7,6 milliards de dollars à sa dernière levée de fonds en août 2019, risque gros avec ces incidents : après avoir été injoignable pendant que son système ne répondait plus aux ordres, elle a prévu de dédommager ses clients au cas par cas, ce qui promet une belle pagaille…
Par nature, un « cygne noir » apparaît toujours là où on ne l’attend pas. Alors quand deux de ces volatiles font planer en même temps leur ombre sur l’économie mondiale et les marchés financiers, c’est la panique assurée. A la crise sans précédent provoquée par l’épidémie de coronavirus est venue se greffer une guerre des prix du pétrole (lire page 16), et la correction des Bourses s’est transformée en krach retentissant. L’écho de ces craquements convoque immanquablement les mauvais souvenirs de la grande crise de 2008, mais les comparaisons s’arrêtent là. Le bulletin de santé du secteur financier inspire davantage confiance ; celui de la coopération internationale, beaucoup moins.
Les PME européennes ont encore beaucoup de mal à franchir les frontières entre les États-membres, alors que le marché unique est une fondation de l’Union européenne.
Danone est le premier émetteur à revenir sur le marché corporate euro depuis la correction généralisée du lundi 9 mars. Ce marché n’était pas actif depuis le jeudi 5 mars. Ce mercredi, le groupe agroalimentaire a placé une obligation d’un montant de 800 millions d’euros avec une échéance à 7 ans avec un spread de 92 points de base (pb). Certes il ressort 32 pb sous le spread initial mais c’est trois fois plus élevé que lors de sa dernière émission sur cette maturité début 2018 (32 pb). Le carnet d’ordres a été soutenu à 5,8 milliards d’euros. Le prix d’émission est par ailleurs 10 pb environ au-dessus des prix sur le marché secondaire. Danone est noté BBB+ et Baa1.
A l’instar des Britanniques, et de leur plan de soutien budgétaire d’un montant total de 30 milliards de livres «pour protéger les Britanniques, les emplois et les entreprises», dont 7 milliards seront consacrés à l’aide des travailleurs indépendants et des PME, en Italie, le pays européen le plus touché par la crise sanitaire, les autorités ont porté mercredi à 25 milliards d’euros l’effort budgétaire contre le coronavirus. La semaine dernière, Rome évoquait un effort de relance de 7,5 milliards d’euros seulement.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a averti les dirigeants de l’Union européenne qu’en l’absence d’une réponse coordonnée à la crise du coronavirus, l’Europe pourrait être confrontée à un scénario économique comparable à celui de la crise financière de 2008, selon Bloomberg. Dans une note publiée mercredi, HSBC estime «une récession inévitable en zone euro», et prévoit désormais une nette chute de l’activité au premier semestre, et une contraction de 0,5% sur l’ensemble de l’année malgré l’espoir d’un rebond au second semestre.
Les députés russes ont définitivement approuvé mercredi un amendement qui permettra à Vladimir Poutine de briguer un nouveau mandat présidentiel en 2024. Le texte a été adopté en troisième et dernière lecture par 383 voix, avec 43 abstentions et 24 absents lors du vote. Cet amendement déposé par la députée Valentina Terechkova, membre du parti présidentiel Russie unie, pourrait permettre à Vladimir Poutine, sous réserve d’un feu vert de la Cour constitutionnelle et d’une approbation par référendum le 22 avril, d’effectuer deux mandats supplémentaires et de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2036 - il aura alors 83 ans.
Le gouvernement italien va débloquer en urgence 25 milliards d’euros pour soutenir l'économie face à l'épidémie de coronavirus, a annoncé Giuseppe Conte, le président du Conseil italien. Il avait estimé dans un premier temps qu’il lui faudrait 7,5 milliards d’euros, mais l'épidémie a pris de l’ampleur, avec plus de 10.000 cas recensés et plus de 600 morts. Le pays a été placé en quasi-quarantaine. Les mesures drastiques prises en Italie pour éviter une aggravation de l'épidémie de coronavirus devraient avoir un impact négatif de 10% à 15% sur la production du pays, selon Lorenzo Codogno, un ancien économiste en chef du Trésor italien. Les mesures annoncées la semaine passée devaient porter le déficit de 2,2% à 2,5%.
Le ministère des Finances au Royaume-Uni a indiqué mercredi dans ses documents budgétaires qu’il allait instaurer une taxe sur les services numériques qui concernera «les moteurs de recherche, les services de médias sociaux et les places de marché en ligne». Le taux de cette taxe, applicable dès avril, sera de 2% et permettra au Trésor britannique de récolter environ 2 milliards de livres (2,28 milliards d’euros). Elle s’appliquera aux entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 500 millions de livres au plan mondial et à 25 millions de livres au Royaume-Uni, donc les géants américains Google, Facebook et Amazon.
L’attractivité des fonds d’infrastructures français se confirme. Selon l’étude menée par France Invest et l’AFG, ces professionnels de l’investissement ont accru leurs collectes de capitaux de 7% l’an dernier, à 15,6 milliards d’euros. Les investisseurs étrangers ont apporté plus des deux tiers de cette somme. Le cru 2019 révèle aussi l’excellente santé des levées de fonds d’infrastructures dédiés à la dette. Massivement portée par les assureurs et les mutualistes, cette jeune classe d’actifs a amassé près de 5,7 milliards d’euros en 2019, contre seulement 2,5 milliards un an plus tôt.
Les prix du pétrole se sont de nouveau repliés mercredi : à Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a lâché 3,8% et à New York, le baril américain de WTI pour avril a perdu 4%. L’Arabie saoudite, via l’entreprise publique Aramco, et les Emirats arabes unis, ont annoncé leur intention d’augmenter fortement leur production d’or noir, au moment où la demande est fragilisée par la propagation du coronavirus dans le monde. L’Arabie, premier exportateur mondial de brut, avait déjà décidé mardi d’augmenter sa production à 12,3 mbj à partir d’avril. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a déjà revu à la baisse sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole en 2020 mercredi, prévoyant une croissance de la demande à 60.000 barils par jour.
L’Organisation mondiale de la santé considère désormais l'épidémie de coronavirus comme une pandémie, a déclaré mercredi son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus. «Nous sommes extrêmement préoccupés tant par le niveau alarmant et par la sévérité de la propagation que par le niveau d’inaction. Nous avons donc décidé de considérer que le Covid-19 peut être qualifié de pandémique», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse. Le nombre de nouveaux cas hors de Chine a été multiplié par 13 ces deux dernières semaines, a-t-il souligné. Le Covid-19 a contaminé plus de 125.000 personnes dans le monde depuis fin décembre.
Le ministère des Finances au Royaume-Uni a indiqué mercredi dans ses documents budgétaires qu’il allait instaurer une taxe sur les services numériques qui concernera «les moteurs de recherche, les services de médias sociaux et les places de marché en ligne». «L’application des règles actuelles de l’impôt sur les sociétés aux entreprises opérant dans l'économie numérique a conduit à un décalage entre le lieu où les bénéfices sont imposés et celui où la valeur est créée», a-t-il indiqué.
Danone est le premier émetteur à revenir sur le marché corporate euro depuis la correction généralisée du lundi 9 mars. Ce marché n’était pas actif depuis jeudi 5 mars.
L’Italie et le Royaume-Uni se mobilisent pour aider leurs économies à traverser la crise du coronavirus. Quelques heures après les mesures annoncées par la Banque d’Angleterre (BoE), le ministre britannique des Finances, Rishi Sunak, a dévoilé un soutien budgétaire exceptionnel de 30 milliards de livres «pour protéger les Britanniques, les emplois et les entreprises». «Et bien sûr si d’autres mesures sont nécessaires (...) je n’hésiterai pas à agir», a ajouté le ministre, qui s’exprimait devant les député pour la présentation du budget.
Les indices boursiers américains se rapprochaient à nouveau mercredi de leurs points bas de l’année, effaçant leur rebond de mardi. Vers 17h40 heure française, l’indice S&P 500 abandonnait 3,8% à 2,773 points. L’indice Dow Jones perdait quant à lui 1.060 points, en recul de 4,2%.
Le ministre britannique des Finances Rishi Sunak a annoncé mercredi un plan de 30 milliards de livres pour soutenir l'économie face à l’impact de l'épidémie de coronavirus.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) a averti les dirigeants de l’Union européenne qu’en l’absence d’une réponse coordonnée à la crise du coronavirus, l’Europe pourrait être confrontée à un scénario économique comparable à celui de la crise financière de 2008, selon Bloomberg.
Certaines industries-clés de la ville chinoise de Wuhan, où est apparu en décembre le coronavirus, vont reprendre leur activité, ont annoncé mercredi les autorités de la province de Hubei, dans le centre du pays. Cette décision survient au lendemain de la visite du président Xi Jinping dans la ville, une première depuis l’apparition de l'épidémie.
Les députés russes ont définitivement approuvé mercredi un amendement qui permettra à Vladimir Poutine, s’il le souhaite, de briguer un nouveau mandat présidentiel en 2024. Le texte a été adopté en troisième et dernière lecture par 383 voix, avec 43 abstentions et 24 absents au moment du vote.
L’attractivité des fonds d’infrastructures français se confirme. Selon l’étude menée par France Invest et l’AFG, ces professionnels de l’investissement ont accru leurs collectes de capitaux de 7 % l’an dernier, à 15,6 milliards d’euros. Une performance essentiellement attribuable aux investisseurs étrangers, qui ont apporté plus des deux tiers de cette somme.