A la suite d’une visioconférence, les ministres des Finances des sept pays les plus industrialisés (G7) ont promis mardi de faire «tout ce qui est nécessaire pour restaurer la confiance, la croissance économique et de protéger l’emploi» face aux ravages économiques de la pandémie de Covid-19. Dans un communiqué commun, ils soulignent leur volonté de coopérer - avec les responsables des Banques centrales - pour faire face à la crise qui devrait précipiter l'économie mondiale dans la récession cette année. Ils «recommandent à tous les pays d’entreprendre un soutien en matière de liquidités et une expansion budgétaire», et sont disposés à soutenir l'économie aussi longtemps que nécessaire.
L'épidémie de coronavirus pourrait faire perdre sur trois mois 40 milliards d’euros à la filière touristique française qui fait vivre deux millions de personnes, a estimé mardi le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne. Avec une prévision de 91 millions de visiteurs étrangers pour 2019, la France reste la première destination touristique mondiale mais a vu la progression du nombre de touristes ralentir sous l’effet de la crise des ‘Gilets jaunes’ notamment.
La Bourse de New York a terminé sur un bond quasi historique mardi. En clôture, le Dow Jones s’est envolé de 10,4%, à 20.529 points - un record en près de 90 ans. L’indice S&P 500 a progressé de 8,5%, à 2.426 points, et le Nasdaq s’est adjugé 7,7% à 7.389 points. Les investisseurs misent sur la conclusion d’un accord budgétaire au Congrès pour soutenir l'économie américaine face aux conséquences de la pandémie de coronavirus. Le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, et le chef de file des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, qui conduisent les négociations pour les deux camps, ont indiqué mardi à l’issue d’une nuit de tractations, qu’un plan de relance budgétaire était en passe d'être adopté par le Congrès et qu’il pourrait atteindre au moins 1.600 milliards de dollars.
Les indices PMI montrent les dégâts causés par les mesures de confinement prises pour lutter contre le coronavirus et confirment le risque de récession.
Les études académiques montrent que les grandes épidémies ont causé des dégâts sévères à l’économie mondiale. Le niveau de la réponse budgétaire est crucial.
L'épidémie de coronavirus pourrait faire perdre sur trois mois 40 milliards d’euros à la filière touristique française qui fait vivre deux millions de personnes, a estimé mardi le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne. La filière «génère pour tous nos territoires environ 170 milliards d’euros chaque année de recettes touristiques, entre les touristes internationaux et les Français qui se déplacent en vacances», a-t-il précisé sur Sud Radio.
A la suite d’une visioconférence, les ministres des Finances des sept pays les plus industrialisés (G7) ont promis mardi de faire « tout ce qui est nécessaire pour restaurer la confiance, la croissance économique et de protéger l’emploi » face aux ravages économiques de la pandémie de Covid-19.
Après avoir temporisé la semaine dernière, l’Eurogroupe est attendu au tournant mardi soir sur sa capacité à venir en aide aux économies frappées par les conséquences de l'épidémie de coronavirus.
Le pétrolier américain a révisé aujourd’hui à la baisse ses projets d’investissement pour 2020 et suspendu ses rachats d’actions, en raison de la baisse de la demande provoquée par la pandémie de coronavirus et de la chute du prix du baril. Chevron va ainsi réduire de 20%, à environ 16 milliards de dollars (14,8 milliards d’euros), ses investissements et dépenses d’exploration pour l’exercice en cours. Cette diminution concerne surtout ses activités dans le bassin Permien, dans l’ouest du Texas et au Nouveau-Mexique.
L’Etat espagnol, qui a annoncé la semaine passée un vaste plan de soutien budgétaire pour faire face à la pandémie de coronavirus, a réussi, ce mardi, l’émission de 10 milliards d’euros d’obligations à 7 ans. Cette émission syndiquée a rencontré un vif succès avec 36,5 milliards d’euros de demande ce qui a permis au Trésor espagnol de réduire de 2 points de base (pb) la prime d’émission à 18 pb. Cette émission se fait donc avec un certain coût pour l’Espagne avec un coupon de 0,8% et un prix reoffer offrant un rendement de 0,84%. Avant la crise du coronavirus, le rendement de l’emprunt d’Etat espagnol à 10 ans avait approché 0%. Il s’élève à 0,88%. Le pays, en passe de devenir le plus gravement touché par l’épidémie, a annoncé un plan de soutien de 200 milliards d’euros (20% du PIB) pour lutter contre le coronavirus. BBVA, CA-CIB, HSBC, JP Morgan, Société Générale et Santander ont participé à cette opération.
L’activité du secteur manufacturier au Japon s’est repliée en mars à un plus bas de plus de dix ans, un signal d’alerte pour la troisième puissance économique mondiale alors que s'étend l’impact de l'épidémie du nouveau coronavirus apparue en décembre dernier en Chine continentale. La version ‘flash’ de l’indice PMI manufacturier calculé par Markit/Jibun Bank s’est établi à 44,8 en données corrigées des variations saisonnières, marquant un recul après 47,8 en lecture définitive en février. Il s’agit de son plus bas niveau depuis avril 2009.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a appelé mardi l’Europe à intensifier sa réponse au choc économique causé par la pandémie de coronavirus en recourant «dans les semaines qui viennent» au Mécanisme européen de stabilité (MES).
L’Espagne, l’un des pays les plus affectés en Europe par la pandémie de coronavirus, a lancé ce matin le placement de 10 milliards d’euros d’obligations avec une échéance à 7 ans dans le cadre d’une émission syndiquée. Le gouvernement espagnol a annoncé la semaine passée un vaste plan de soutien budgétaire de 200 milliards d’euros (20% du PIB).
La France et l’Allemagne ont vu l’activité du secteur privé s’effondrer en mars, à un niveau record dans le cas de l’Hexagone, en raison des mesures prises pour faire face à la pandémie de coronavirus.
Le marché primaire corporate en euros offre quelques fenêtres d’émissions. Après Unilever et Engie vendredi dernier, ce matin c’est au tour de Sanofi et de Nestlé de tester ce marché. Ils sont accompagnés par le britannique Diageo et l’américain Coca-Cola.
«Une fois la crise terminée - nous espérons que ce sera le cas dans quelques mois, nous reviendrons à la politique d’austérité et, dès que possible, à la politique de l'équilibre budgétaire, a promis le ministre de l’Economie allemand, Peter Altmaier, sur l’antenne de la ZDF. Les conditions d’emprunt sont favorables parce que tout le monde croit en nous et considère que nous ne le ferons que si c’est nécessaire», a-t-il poursuivi.
Les indices PMI des directeurs d’achat montrent une chute brutale de l’activité du secteur privé en mars en zone euro. L’indice composite, publié ce matin par IHS Markit, qui combine secteur manufacturier et services, a touché un plus bas record à 31,4 dans sa version préliminaire (flash), contre 51,6 en février. Il chute plus fortement que prévu par les économistes interrogés par Reuters dont la médiane des estimations se situait à 38,8. C’est sa plus forte baisse depuis qu’il est mesuré en 1998 et son plus bas historique (précédent de 36,2 en février 2009). L’activité économique s’est effondrée en raison des mesures de confinement prises par la plupart des pays afin de lutter contre l'épidémie de coronavirus
Le gérant principal et fondateur de Cobas Asset Management, Francisco Garcia Paramés, a renforcé sa communication sur les fonds de la firme en raison des événements de marché actuels. Lui qui n'écrit habituellement qu’une lettre trimestrielle à ses investisseurs en a rédigé trois en moins de deux semaines. Dans la dernière, datée du 23 mars, il indique que seulement 20% des sociétés de son portefeuille international et 30% des titres de son portefeuille ibérique ont vu leurs ventes «sérieusement affectées» par la crise. «Respectivement 80% et 70% des sociétés (figurant dans les portefeuilles de Cobas) sont peu ou ne sont pas impactées par la crise,» écrit Francisco Garcia Paramés, qui précise qu’il s’agit des meilleures estimations possibles quant à l’impact de la pandémiedu Covid-19sur les portefeuilles de la société à l’heure actuelle. Selon lui, si le pire semble passé en Asie, le pire reste à venir en Europe et aux Etats-Unis, «donc nous surveillerons les événements de très près.» Dans la semaine au 23 mars 2020, Cobas AM indique avoir mené 1.335 opérations auprès de ses investisseurs, dont 1.157 étaient des souscriptions de clients.
«Cette crise provoquera une chute du PIB italien proche ou supérieure à 5 %. Des pourcentages que nous n’avons jamais vus dans notre vie», a constaté amèrement Innocenzo Cipolletta, président de l’association italienne du private equity et du venture capital, qui présentait lundi les chiffres du secteur de 2019. Actuellement, tout le monde cherche à mettre les entreprises en sécurité et à les préparer au rebond attendu en 2021, relate Il Sole 24 Ore. Les fonds de private equity, qui détiennent environ 1.200 entreprises en Italie, aident les sociétés à éviter une crise de liquidité. «Nous travaillons sur la liquidité et sur la trésorerie, profitant aussi des financements mis en place par le gouvernement. Dans cette situation, nous ne mettons pas en œuvre des opérations de croissance, mais de défense». En 2019, le private equity et le venture capital italiens ont connu un ralentissement après une année 2018 record. Les montants investis se sont établis à 7,2 milliards d’euros, en retrait de 26 % sur un an, tandis que la collecte a chuté de 54 % à 1,6 milliard d’euros.
Le Livret A a réalisé en février une collecte d’un peu plus d’un milliard d’euros, en ralentissement sur un an, selon des chiffres publiés lundi par la Caisse des dépôts. Il a engrangé une collecte nette de presque 1,2 milliard d’euros en février, contre un peu plus de 1,9 milliard sur le même mois en 2019. Pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), la collecte nette a représenté en février 370 millions d’euros, contre 580 millions récoltés un an plus tôt sur le même mois. Les deux livrets ont enregistré à eux deux en février une collecte nette d’un peu plus de 1,5 milliard d’euros, contre 2,5 milliards sur la même période en 2019.
Le Conseil des affaires économiques et financières a validé hier la proposition faite par la Commission européenne d’activer la clause dérogatoire générale du Pacte de stabilité et de croissance. La mise en oeuvre inédite de cette clause permettra de suspendre l’ajustement budgétaire recommandé par le Conseil, même en cas de grave récession. Les Etats membres se sont en outre entendus pour alléger les obligations de reporting relatives au Semestre européen et de dédier ce processus annuel d’alignement des politiques économiques et budgétaires à la réponse au coronavirus. Les 27 ont par ailleurs insisté sur la nécessité de maintenir le financement bancaire de l’économie. A ce sujet, le commissaire à l’Economie, Valdis Dombrovskis, a assuré être en contact avec les régulateurs et envisager de nouveaux assouplissement des règles prudentielles. Le Letton a enfin annoncé travailler à de nouvelles mesures financières, sur le fondement de l’article 122.2 relatif aux mesures d’urgence.
Le groupe pétrolier anglo-néerlandais a annoncé lundi des mesures d'économies face à la chute des cours du pétrole et aux répercussions de la pandémie. Royal Dutch Shell réduira de 3 à 4 milliards de dollars ses coûts opérationnels sous-jacents au cours des 12 prochains mois et ramènera ses dépenses d’investissement à 20 milliards de dollars ou moins cette année, contre 25 milliards prévus initialement. Il devrait ainsi générer entre 8 et 9 milliards de dollars de flux de trésorerie disponible avant impôt. Il dit vouloir mener à bien son programme de cessions d’actifs de plus de 10 milliards de dollars sur la période 2019-2020. Il ne va pas lancer la prochaine tranche de son programme de rachat d’actions.
Le Premier ministre russe Mikhail Michoustine a donné lundi cinq jours à son gouvernement pour développer un système permettant, via l’utilisation des données de géolocalisation des téléphones portables, de retracer les déplacements de personnes ayant été en contact avec des patients contaminés par le coronavirus et de les inciter au confinement. A ce jour, 438 cas confirmés ont été recensés en Russie. Elle a interdit temporairement l’entrée sur son territoire à tout ressortissant étranger. D’autres pays ont pris des mesures similaires d’utilisation des données personnelles, à l’image d’Israël.