La forte remontée des taux américains depuis le début de la semaine, soutenue mardi par l'éventualité de négociations sur les droits de douane, laissait penser à des prises de profit plutôt qu’à des besoins de liquidité. Mais le mouvement de vente des Treasuries se poursuit.
Si les pertes ont été massives, et quelque peu réduites grâce au rebond de mardi, il n’y a pas eu de rotation sectorielle sur les marchés après l’annonce des tarifs réciproques, sauf pour l’énergie en forte baisse désormais.
Les dettes Additional Tier 1 des banques européennes ont chuté entre vendredi 4 et lundi 7 avril. Mais, sauf grave récession, leur valorisation pourraient aussi remonter davantage que les autres titres du crédit.
Exepté aux Etats-Unis, où la chute des marchés s'est poursuivie, les autres places mondiales ont repris temporairement des couleurs après un plongeon boursier de l’ordre de 10%. L’environnement reste hautement incertain.
Les places boursières ont de nouveau décroché lundi, dans un climat de forte volatilité. Les investisseurs craignent de plus en plus la récession, pas encore dans les prix, et anticipent cinq baisses des taux américains cette année.
Les spreads se sont fortement écartés la semaine passée et ce lundi, mais les obligations d’entreprises restent encore loin de leurs niveaux observés lors de récessions. L’ensemble des segments du marché souffre.
En dehors du Mexique et du Canada, dont le sort n'est pas scellé, les économies d’Asie, d’Allemagne et d’Italie semblent celles qui se révèlent les plus à risques après la hausse des tarifs douaniers décidée par Donald Trump.
Les prix des obligations souveraines peu risquées bondissent depuis le déclenchement de la guerre commerciale par Donald Trump. Quelques devises ont aussi profité de la fuite vers la qualité.
La mise sous coupe réglée de la banque centrale américaine constitue la suite logique du grand plan de l'administration Trump. Au risque de saper son rôle de stabilisation du système financier mondial par temps de crise. L'éditorial d'Alexandre Garabedian.
Les Bourses européennes ont ouvert dans le rouge vif lundi après le plongeon des marchés asiatiques. Les marchés américains se montrent particulièrement volatils.
La riposte de la Chine aux tarifs douaniers réciproques de Donald Trump a exacerbé le risque d'escalade et de récession, plongeant les marchés financiers encore davantage dans la tourmente. Wall Street accuse sa pire chute depuis la crise Covid. L'Europe efface ses gains de 2025. Les investisseurs fuient vers les emprunts d'Etat.
Les panélistes de L’Agefi sont de plus en plus prudents face au risque d’écartement des spreads, toujours serrés, en cas de fort ralentissement de la croissance suite au choc des tarifs douaniers.
Le Topix a perdu quasiment 10% en une semaine. Les investisseurs se réfugient dans le souverain local, dont le rendement a reculé de 30 points de base sur la même période.
Les prévisionnistes de L’Agefi tendent à ajouter une baisse de taux à six mois tout en diminuant leurs prévisions pour les taux longs aux Etats-Unis et en augmentant celles sur la zone euro.
Pour la première fois depuis septembre 2024, les actions pèsent moins de la moitié des portefeuilles du Panel Allocation. Les gérants se rapatrient sur le cash et les actifs alternatifs.
Les chiffres du rapport mensuel sur le marché du travail ressortent plutôt bons pour le mois de mars. Le détail confirme encore une dynamique faible de l’économie américaine, sans prendre encore en compte les effets des licenciements déjà effectués dans le secteur public, ni ceux liés aux risques économiques résultant de la hausse des droits de douane.
La probabilité de récession a nettement progressé depuis l'annonce de tarifs douaniers «réciproques» par Donald Trump et la riposte de la Chine, sauf sur le marché du crédit qui semble vulnérable.
Le cours de l’or noir a chuté de plus de 10% en deux jours. Alors que les droits de douane américains risquent de peser sur la demande, le cartel des pays exportateurs a annoncé une hausse surprise de sa production en mai.
Peu d’actifs, y compris le dollar, ont échappé jeudi à la correction consécutive à l’annonce des tarifs douaniers réciproques, synonymes de récession ou de stagflation. Une baisse qui pourrait être le prélude à une période plus longue d'aversion pour le risque. Les investisseurs se réfugient dans les emprunts d’Etat, l’or et les secteurs défensifs.
Les annonces de mercredi soir ne permettent toujours pas d’avoir une vision très claire des tarifs douaniers qui seront réellement appliqués à partir du 9 avril. Les négociations risquent d’être compliquées.
L’impact sur la croissance américaine est estimé entre 0,5 et 1 point en 2025, tandis que l’inflation devrait progresser de 1,5 à 2 points. Pour le reste du monde, cela dépendra des mesures de représailles. La guerre commerciale laissera des traces à long terme.
Les Etats-Unis ont annoncé l’application de droits de douane particulièrement élevés contre la plupart des pays du monde. Présentés comme «réciproques», ces «tariffs» découlent en réalité de l’application d’une formule mathématique basique.
Le président américain a annoncé mercredi soir l’application de tarifs commerciaux massifs contre plusieurs pays, dont la Chine et l’Union européenne. Les actions chutent de plus de 3% des deux côtés de l'Atlantique.