Les tarifs commerciaux pourraient être conditionnés aux contrats sur le GNL américain si les pays européens et asiatiques souhaitent en faire un levier de négociation avec les Etats-Unis. La volatilité va rester la règle pendant quelques mois. Au-delà, une croissance de l’offre supérieure à la demande devrait progressivement faire baisser les prix.
L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers a annoncé la création d’une nouvelle division transversale chargée d’examiner notamment les risques de liquidité, de crédit, de blanchiment d’argent ou ceux liés à la finance durable.
La Commission européenne, qui pourrait choisir de tempérer ses représailles pour éviter de trop heurter l’économie, prépare en parallèle une offre de compromis à soumettre à Washington. Au menu, davantage d'armes et de GNL américains… Bruxelles réfléchit également au sort à réserver aux géants américains du numérique.
Les trois autorités européennes ont publié le 31 mars leurs préconisations auprès de la Commission. Alors que l’industrie critique les titrisations «simples, transparentes, standardisées» créées en 2019, l’Esma a sorti un rapport regrettant le manque de contrôles sur la conformité à ce label.
Le mois de mars a été marqué par l’accélération de la politique douanière américaine, avec des conséquences pour l’ensemble des places boursières. L’or sort grand gagnant de cette période d’incertitude.
Fossoyeur du multilatéralisme, le président Trump démantèle de manière systématique les instruments de la puissance américaine, estime la directrice des études économiques du Groupe Crédit Agricole.
Malgré une inflation en forte baisse, la banque centrale australienne reste prudente, en raison d’un marché de l’emploi vigoureux et d’une situation internationale incertaine.
La diminution de la hausse des prix dans les services et une convergence plus générale entre les pays apparaissent comme un nouvel encouragement en faveur d’une septième baisse des taux de la Banque centrale européenne en avril.
Les émissions d’obligations ont bondi la semaine passée sur l’investment grade, et sur le high yield surtout, en anticipation des annonces de Donald Trump le 2 avril, avec quelques effets sur le marché.
Les stratégistes du secteur bancaire ont commencé à revoir leurs prévisions de bénéfices et leurs objectifs sur les indices mais ni eux, et encore moins les marchés, n’intègrent déjà le risque d’une stagflation ou d’une récession provoquée par une guerre commerciale.
Suivant la doctrine de son conseiller Stephen Miran, Donald Trump chercherait à nouer un nouvel accord mondial sur les changes, comparable aux accords du Plaza de 1985. Ses objectifs : déprécier le dollar et réduire le déficit commercial américain à long terme, sans pour autant menacer le financement du déficit des Etats-Unis. Cette quadrature du cercle peut expliquer la menace de droits de douane et de retrait du parapluie militaire américain envers les pays jugés non coopératifs, mais nombre d’économistes la jugent très difficile à résoudre.
Le cours de l’or noir réagit peu aux annonces de Donald Trump concernant la Russie, l’Iran et le Venezuela. Les investisseurs doutent de la mise en œuvre effective des menaces alors que des forces de rappel sont de nature à peser sur le prix du Brent.
L'entrecroisement des chocs qui s'accumulent depuis quelques semaines nourrit l'incertitude, relève Vincent Chaigneau, directeur de la recherche de Generali Investments. Le 2 avril, le «liberation day» selon Trump, pourrait constituer un pic d’incertitude et de pessimisme en matière de guerre commerciale.
Mercredi 2 avril, Donald Trump annoncera des droits de douane réciproques. Les plus grands écarts en termes de «tariffs» sont avec les pays asiatiques, comme l’Inde, mais aussi le Brésil. L’approche plus large adoptée par Washington met également au défi l’Union européenne.
L’inflation PCE sous-jacente a même augmenté aux Etats-Unis. Les dépenses de consommation, surtout, tiennent un peu mieux que ce qu’auraient pu attendre certains économistes, et les marchés, toujours inquiets.
Au cours des deux prochaines années, certaines industries devront payer la taxe carbone aux frontières de l’UE, tandis que d’autres perdront leurs quotas gratuits. Le marché va aussi s’étendre à de nouveaux segments, dont le chauffage carboné des bâtiments.
Leur progression depuis janvier se rapproche de 6%, dans l’ombre des actions européennes, mais loin devant les américaines qui attiraient tous les regards en début d’année.
Les marchés actions européens continuent de surperformer Wall Street. Mais au sein de la cote, une évolution s’est opérée au détriment des secteurs touchés par les «tariffs», dont l’automobile.
Le président américain a décrété une hausse des droits de douane de 25% sur l’automobile dès le 3 avril prochain. Le secteur se prépare à ce que cette annonce ne soit pas qu'une simple menace.
Les données monétaires et de crédit publiées jeudi par la Banque centrale européenne restent positives, tant pour les prêts aux entreprises que pour les prêts immobiliers. De quoi confirmer des perspectives économiques un peu plus favorables pour la région.
Dans cette tribune, Pervenche Berès, la présidente de l’association Europe-Finances-Régulations (AEFR), et Nicolas Mottis, professeur à Polytechnique, mettent en garde contre une simplification trop radicale des réglementations européennes sur le développement durable.