La Banque nationale suisse (BNS) s’est montrée jeudi moins pessimiste sur l’impact de la pandémie de coronavirus pour l'économie du pays, tout en maintenant une politique monétaire très accommodante. Elle a conservé son taux directeur à -0,75%, et reste par ailleurs disposée à intervenir sur le marché des changes pour contrer l’appréciation du franc suisse.
L’animosité monte entre Veolia et Suez. Antoine Frérot, le PDG de Veolia, a dénoncé sur BFM Business le « coup fourré » de Suez qui avait dévoilé la veille au soir la création d’une fondation néerlandaise pour sanctuariser la propriété de sa division eau France. « Ils ont trahi leur entreprise, leurs actionnaires, y compris Engie, ils ont même trahi la France », a lancé Antoine Frérot. Il a précisé que Veolia « [regarderait] juridiquement » la décision de Suez qui vise à le protéger du projet d’OPA de son concurrent.
La banque australienne Westpac va verser 1,3 milliard de dollars australiens, près de 800 millions d’euros, en raison de multiples violations des règles contre le blanchiment et le financement du terrorisme. La somme représente l'équivalent de son bénéfice semestriel. Il s’agit de la plus lourde amende jamais infligée en Australie contre une entreprise. L’accord trouvé entre la banque et le superviseur financier doit encore être homologué par un tribunal.
La banque centrale norvégienne a laissé son principal taux directeur inchangé à 0% lors de sa dernière réunion de politique monétaire ce jeudi. Un statu quo largement anticipé par le marché compte tenu de la forte contraction de l’économie et de l’incertitude entourant toujours les perspectives économiques. Les craintes liées au coronavirus et ses conséquences sur la croissance mondiale pèsent sur les prix du pétrole et donc sur l’économie norvégienne.
Le stress du confinement et la reprise chaotique du travail à la City provoquent une hausse de la consommation de drogues chez les professionnels de la finance. Tel est le constat glaçant dressé par Financial News, témoignages de toxicologues à l’appui. Dans leur ligne de mire, la cocaïne, dont l’usage déborde le cliché du jeune trader monté sur ressorts, pour s’étendre à des usagers plus vieux, indique Richard Kingdon, fondateur de City Beacon, un centre de traitement des addictions réservé aux professionnels de la finance. L’expert craint une deuxième vague de cocaïnomanie quand les suppressions d’emplois battront leur plein dans le cœur financier de Londres.
C’est à peu près le nombre d’emplois qui ont été créés entre 2013 et 2017 par le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), mesure phare du quinquennat Hollande transformée en baisse de cotisations sociales à partir de 2018. L’évaluation provient de France Stratégie, qui a compilé diverses études d’économistes. Environ 100.000 emplois, c’est « faible, rapporté au coût du CICE – de l’ordre de 18 milliards d’euros en 2016 », constate l’institution rattachée à Matignon. En tenant compte des effets indirects, comme l’amélioration de l’attractivité du pays, l’impact passerait à 160.000 emplois environ. Les entreprises ont aussi utilisé le dispositif pour augmenter les salaires, dans les services, ou baisser les prix de vente, dans l’industrie. L’effet sur l’investissement de cette baisse des coûts de production « demeure difficile à établir », ajoute France Stratégie.
... milliards de dollars, soit 57,6 milliards d’euros, c’est la capitalisation boursière atteinte par l’éditeur de logiciels Snowflake pour sa première cotation sur le New York Stock Exchange le 16 septembre 2020. Le cours s’est établi à l’ouverture de la séance à 245 dollars, soit plus de deux fois le prix d’introduction fixé.
Perte de valeur. La tendance devrait à nouveau s’inverser en 2020 sur le front des dépréciations d’écarts d’acquisition ou goodwills. Selon Duff & Phelps, ces dernières ont chuté en 2019 de quelque 60 % à 3,9 milliards d’euros pour les membres du CAC 40. Deux secteurs concentrent 86 % de ce montant – énergie/électricité (49 %) et banque/assurance (37 %). Pour Carine Tourneur, managing director et valuation advisory services France leader chez Duff & Phelps, « il est plus que probable » que les dépréciations repartent à la hausse en 2020 car « les effets de la crise sanitaire actuelle constituent, pour de nombreuses sociétés, des indices de perte de valeur qui les conduiront à effectuer des tests de dépréciation approfondis en fin d’année, voire en cours d’exercice ».
Le monde d’après. Selon la dernière édition du rapport de la Cnuced sur le commerce et le développement mondial, la chute du commerce mondial (voir le graphique), qui se traduit par une baisse de production d’environ 6.000 milliards de dollars, est comparable, en termes économiques, à l’« effacement complet des économies brésilienne, indienne et mexicaine ». En 2020, le commerce diminuera d’environ un cinquième, les flux d’investissements directs étrangers jusqu’à 40 %, tandis que les envois de fonds chuteront de plus de 100 milliards de dollars.
Menées tambour battant, les négociations sur le cadre budgétaire 2021-2027 et le fonds de relance doivent encore apporter des réponses à un grand nombre de questions délicates.
Considérant leur situation actuelle, il est difficile d’imaginer que les six pays de la Coopération du Golfe ont pu un jour s’entendre sur une monnaie commune.
Surmontable. Malgré l’épidémie, les dirigeants des entreprises de taille intermédiaire (moins de 5.000 salariés et pas plus de 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires ou pas plus de 2 milliards d’euros de total de bilan) affichent une certaine confiance, selon les 480 réponses obtenues par Bpifrance lors d’une enquête bouclée en juillet. Ainsi, 71 % des ETI s’attendent à un retour rapide à une activité normale (contre 47 % dans l’étude conduite auprès des PME à la même époque), dont 55 % sans rattrapage des pertes du printemps.
L’Union des marchés de capitaux est un beau projet dont on désespère qu’il se concrétise un jour. Du moins peut-il compter sur les efforts d’Euronext, qui bâtit patiemment, à son niveau, une Europe de la Bourse. S’il conclut les négociations exclusives engagées pour le rachat de Borsa Italiana à Milan, l’opérateur de la Bourse de Paris ajoutera à son réseau l’un des pays fondateurs de l’Union européenne. Il y gagnera aussi des plates-formes dans l’obligataire et le post-marché, deux relais de croissance dont aucun de ses grands concurrents ne fait l’économie. D’Amsterdam à Lisbonne en passant par ses développements plus récents à Dublin et Oslo, le groupe affirme résolument son caractère paneuropéen.
La période de forte volatilité des marchés au début de l’année 2020 n’a pas permis aux gérants actifs américains de briller par rapport aux indices et à la gestion passive. Selon l’étude S&P Spiva US Scorecard, 67% des fonds d’actions américaines ont fait moins bien que l’indice large composite S&P 1500 sur un an glissant au 30 juin 2020. Pendant la même période, 63% des fonds de grande capitalisation ont sous-performé l’indice S&P 500. La situation est pourtant meilleure que fin 2019, ou 70% des fonds d’actions avaient sous-performé sur un an l’indice large et 71% des produits de grandes capitalisations faisaient moins bien que le S&P 500. La plus forte sous-performance a été réalisée, en juin de cette année, par les fonds toutes capitalisations value, qui sont 90% à faire moins bien que leur indice de référence, le S&P composite 1500 value.
La commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager, a annoncé le lancement d’une consultation publique afin de mieux adapter les règles de concurrence aux objectifs écologiques européens. Elle a ainsi mentionné la création d’un « bonus vert » incitatif qui autoriserait les gouvernements à mobiliser davantage de ces financements dans des projets « contribuant réellement aux objectifs écologiques de l’UE ». La réflexion de la CE concerne également les règles antitrust et en particulier les modalités des accords de collaboration entre concurrents susceptibles de rendre l’industrie plus verte. La consultation ouverte ces prochaines semaines jusqu'à la mi-novembre doit aboutir sur l’organisation d’une conférence début 2021.
L’activité du secteur privé en zone euro a calé en septembre avec le retour en contraction des services, pénalisés par de nouvelles mesures de restriction prises par les gouvernements face à la propagation des cas de contamination au Covid-19, montrent les résultats préliminaires des enquêtes d’IHS Markit auprès des directeurs d’achat (PMI). L’indice PMI composite «flash», qui combine l’activité manufacturière et celle des services, est tombé à 50,1 en septembre (au-dessus du seuil de 50 séparant la contraction de la croissance), après 51,7 en août, et l’indice PMI services a chuté à 47,6, contre 50,5 en août, tandis que l’indice PMI manufacturier s’est maintenu à 51,9, après 51,7. En France, l’activité du secteur privé a touché un creux de quatre mois en septembre avec un ralentissement marqué des services, dont l’indice PMI «flash» chute à 47,5, après 51,5 en août.
Le gouvernement allemand a approuvé mercredi le projet de budget 2021 qui prévoit une nouvelle dette nette de 96,2 milliards d’euros, a appris Reuters de source gouvernementale. Pour cette année, le gouvernement fédéral a déjà emprunté 218 milliards d’euros. Le projet de budget nécessitera que l’Allemagne suspende en 2021, comme cette année, la règle constitutionnelle qui interdit au gouvernement fédéral d’emprunter plus de 0,35% de son PIB. Le ministre des finances Olaf Scholz prévoit un endettement net de 10,5 milliards en 2022, de 6,7 milliards en 2023 et de 5,2 milliards en 2024.
Le constructeur automobile PSA a annoncé avoir racheté 10 millions de ses propres actions, représentant environ 1,1% de son capital social, à son allié chinois Dongfeng Motor Group. Le groupe français a acquis ces actions dans le cadre d’une opération hors marché au prix de 16,385 euros par titre, soit un prix d’achat total de 163,85 millions d’euros, hors frais. Ces actions seront annulées après règlement-livraison de la transaction, le 25 septembre. A fin décembre 2019, Dongfeng Motor Group disposait de 12,2% du capital de PSA.
L’indice PMI composite mesurant l’activité du secteur privé a légèrement reculé à 54,4 ce mois-ci, contre 54,6 en août, selon les indices PMI préliminaires publiés mercredi par IHS Markit. Il s’agit du premier recul de l’indice en cinq mois, ce qui suggère que le rythme de la reprise économique aux Etats-Unis se stabilise. Un indice supérieur à 50 signale qu’une majorité de dirigeants pensent que la conjoncture économique va s’améliorer au lieu de se dégrader. L’indice PMI du secteur manufacturier s’est hissé en septembre à un pic en vingt mois, à 53,5. L’indice PMI du secteur des services a légèrement baissé, à 54,6 en septembre. Les services représentent plus de deux tiers du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis.
Le gouvernement britannique ne présentera pas de budget cet automne pour permettre au ministre des Finances, Rishi Sunak, de se concentrer sur un plan pour remplacer le dispositif de chômage partiel en vigueur jusqu'à la fin octobre, selon une source gouvernementale, citée par l’AFP. Le chancelier de l’Echiquier a par ailleurs tweeté mercredi qu’il s’adresserait jeudi à la Chambre des communes pour lui présenter «nos plans pour continuer à protéger les emplois cet hiver» face à une résurgence de la pandémie de Covid-19 qui menace la fragile reprise économique au Royaume-Uni.
Le patrimoine financier des ménages a bondi en 2019 et résiste cette année malgré la crise sanitaire. Mais les inégalités se creusent au détriment des émergents.