La dette publique française a atteint un niveau record, à 118,2% du PIB ou 2.739 milliards d’euros en valeur à la fin du premier trimestre, indique une note publiée par l’Insee ce vendredi. La progression est certes moins importante qu’en début de crise, puisqu’elle était passé de 97,6% du PIB (2.379 milliards) fin 2019 à 115,1% (2.650 milliards) fin 2020, mais elle reste soutenue. Le plan de relance alourdit également la note. Après avoir baissé de 23,7 milliards d’euros au quatrième trimestre 2020, la dette publique en France «augmente nettement» de 89 milliards au premier trimestre 2021, précise l’Insee. Mais du fait de la constitution de trésorerie, principalement par l’Etat et la sécurité sociale (Acoss), la dette publique nette augmente de seulement 48,3 milliards.
La volonté de l’Allemagne et de la France de relancer le dialogue avec la Russie par un sommet avec Vladimir Poutine s’est heurtée vendredi à un refus de plusieurs membres de l’UE. «Il n’a pas été possible de convenir aujourd’hui que nous devrions nous rencontrer immédiatement en sommet» avec la Russie, a reconnu la chancelière allemande Angela Merkel, à l’issue d’une discussion avec ses homologues de l’UE réunis en sommet à Bruxelles. Les conclusions sur la Russie adoptées soulignent cependant la nécessité pour l’UE de dialoguer avec Moscou sur des sujets pour lesquels elle a des intérêts, si les conditions sont réunies, dont sur le climat et l’environnement, l'énergie, et la lutte contre le terrorisme.
Récemment cotée sur Euronext, la société d’investissement lance une augmentation de capital de 55 millions d'euros pour poursuivre ses acquisitions dans la transition écologique.
La publication de l’emploi américain constituera la semaine prochaine le plus grand rendez-vous des investisseurs. Ils suivront également la réunion de l’Opep+, ainsi que plusieurs assemblées générales d’envergure en France.
Le groupe chinois des véhicules de transport avec chauffeur (VTC) Didi Global compte atteindre une valorisation de 62 milliards à 67 milliards de dollars à l’occasion de son introduction en Bourse (IPO) à New York, d’après un document déposé auprès des autorités boursières. Sur une base entièrement diluée, la valorisation du groupe pourrait dépasser 70 milliards de dollars, ont indiqué des personnes proches du dossier au Wall Street Journal. Son concurrent Uber capitalise 95 milliards de dollars.
La volonté de l’Allemagne et de la France de relancer le dialogue avec la Russie par un sommet avec Vladimir Poutine s’est heurtée vendredi à un refus de plusieurs membres de l’UE, au grand dam d’Angela Merkel. «Il n’a pas été possible de convenir aujourd’hui que nous devrions nous rencontrer immédiatement en sommet» avec la Russie, a reconnu la chancelière à l’issue d’une longue discussion avec ses homologues de l’UE réunis en sommet à Bruxelles.
La dette publique française a atteint un niveau record, à 118,2% du PIB ou 2.739 milliards d’euros en valeur à la fin du premier trimestre, indique une note publiée par l’Insee ce vendredi.
La solution d’un fonds promue par Kristalina Georgieva, la directrice générale du Fonds, doit y contribuer. S&P estime à 42% l’effort nécessaire pour les pays riches.
Les investisseurs de Hong Kong, Macao et de neuf villes de Chine continentale vont pouvoir acheter des fonds d’investissement de part et d’autre. Une aubaine pour les banques.
A la suite d’un rapport d’enquête de la DGCCRF, l’Autorité de la concurrence s’était saisie d’office de pratiques d’entente entre Kärcher et ses distributeurs sur les prix de revente des produits Kärcher entre 2009 et 2011. Dans sa décision rendue le 24 juin, l’Autorité considère que les éléments au dossier ne permettent pas de caractériser une telle pratique. Si Kärcher communiquait effectivement à ses distributeurs des prix de revente « conseillés », via la diffusion de tarifs annuels et par le biais d’échanges bilatéraux, « aucun élément du dossier ne permet d’établir que Kärcher obligeait ses distributeurs à les respecter », note le gendarme de la rue de l’Echelle.
La secrétaire d’Etat au Trésor, Janet Yellen, a averti mercredi le Congrès que les Etats-Unis risquaient un défaut de paiement de la dette et une nouvelle crise financière dès le mois d’août si les législateurs n’agissaient pas rapidement pour suspendre ou relever la limite d’emprunt fédéral. Elle a ajouté que, pour éviter toute incertitude pour les marchés financiers, le Congrès devrait adopter une nouvelle loi sur la limite de la dette - permettant au Trésor de continuer à emprunter - avant que la dernière suspension n’expire le 31 juillet.
La Banque d’Angleterre (BOE) a laissé son taux directeur et le montant de son programme d’achats d’actifs inchangés jeudi à l’issue de sa réunion de politique monétaire, comme attendu par les économistes. Le taux directeur de la BOE a été maintenu à 0,1%. L’enveloppe du programme d’achats d’actifs de la banque centrale britannique demeure à 895 milliards de livres sterling, dont des achats d’obligations d’Etat de 875 milliards de livres sterling. Cette décision intervient alors que l’inflation au Royaume-Uni a atteint 2,1% sur un an en mai, dépassant ainsi l’objectif de 2% de la Banque d’Angleterre, et que la propagation du variant Delta du Covid-19 menace la reprise économique du pays.
A l’instar de la Chine, la Russie veut aussi contrer la hausse des prix des matières premières qui affecte ses industries de défense et la construction. Le ministère de l’Economie, soutenu par celui des Finances, a proposé une taxe à l’exportation sur certains métaux comme l’acier, le nickel ou l’aluminium, à partir du 1er août jusqu’à la fin de l’année. Cette taxe serait de 15% à laquelle s’ajouterait une taxe spécifique pour chaque métal. Pour le nickel elle s’élèverait au total à 2.321 dollars la tonne, pour le cuivre à 1.226 dollars et pour l’aluminium à 254 dollars. La Russie héberge certains des plus grands groupes dans ce secteur.
A l’instar de la Chine, la Russie veut aussi contrer la hausse des prix des matières premières qui affecte ses industries de défense et la construction.
A la suite d’un rapport d’enquête de la DGCCRF, l’Autorité de la concurrence s’était saisie d’office de pratiques d’entente entre Kärcher et ses distributeurs sur les prix de revente des produits Kärcher entre 2009 et 2011. Dans sa décision rendue le 24 juin, l’Autorité considère que les éléments au dossier ne permettent pas de caractériser une telle pratique. Si Kärcher communiquait effectivement à ses distributeurs des prix de revente « conseillés », via la diffusion de tarifs annuels et par le biais d’échanges bilatéraux, « aucun élément du dossier ne permet d’établir que Kärcher obligeait ses distributeurs à les respecter », note le gendarme de la rue de l’Echelle. De plus, rien ne prouve que les conditions commerciales accordées par Kärcher à ses distributeurs ont permis au fabricant d’encadrer ou de limiter la possibilité pour ses distributeurs de mettre en œuvre des actions promotionnelles.
Le terrain avait été balisé par les banques centrales mais les premières hausses de taux directeurs depuis le début de la crise sanitaire en Hongrie et en Tchéquie ont entraîné une appréciation des devises.
Le groupe industriel allemand a annoncé jeudi, à l’occasion de sa journée investisseurs, le lancement en octobre prochain d’un programme de rachat d’actions de 3 milliards d’euros, qui sera mis en oeuvre sur une période de cinq ans. Sous la houlette de son nouveau président du directoire Roland Busch, qui a succédé à Joe Kaeser en février dernier, Siemens prévoit également une politique de dividende «progressive». Pour les trois à cinq prochaines années, il vise une croissance annuelle de 5% à 7% de son chiffre d’affaires sur une base comparable, par rapport à une précédente prévision de 4% à 5%. Le bénéfice par action devrait de son côté augmenter chaque année d’un «pourcentage à un chiffre élevé»
La secrétaire d’Etat au Trésor, Janet Yellen, a averti mercredi le Congrès que les Etats-Unis risquaient un défaut de paiement de la dette et une nouvelle crise financière dès le mois d’août si les législateurs n’agissaient pas rapidement pour suspendre ou relever la limite d’emprunt fédéral. Dans son témoignage devant une sous-commission des crédits du Sénat, Janet Yellen a déclaré qu’un défaut de paiement des obligations liées à la dette américaine serait «impensable» et «aurait des conséquences économiques absolument catastrophiques».
Un groupe bipartisan de 21 sénateurs américains (G21) a déclaré mercredi qu’il était parvenu à un accord sur le cadre d’un plan d’investissement dans les infrastructures de 1.200 milliards de dollars investis sur huit ans, et il prévoit de rencontrer le président Joe Biden ce jeudi pour discuter du cadre d’un éventuel accord sur les infrastructures, même si certains ont averti qu’il restait des questions non résolues.
Volkswagen a confirmé jeudi dans un communiqué être à l’origine d’une offre d’achat sur Europcar Mobility Group. Le groupe automobile allemand, qui agit à la tête d’un consortium, a précisé que le loueur de voitures avait rejeté cette proposition non contraignante formulé à 0,44 euro par action. Volkswagen souligne que la réflexion est toujours à un stade très précoce et qu’aucune décision n’a été prise.
«Il semble de plus en plus probable que le secteur de la gestion d’actifs évoluera davantage au cours des cinq prochaines années qu’il ne l’a fait au cours des 25 dernières», prédit EY dans une nouvelle étude sur le secteur*. Les marges d’exploitation des sociétés de gestion pourraient chuter jusqu’à 7,3 points de pourcentage, de 29,3 % à 22 %, entre le début 2021 et la fin 2025, selon un scénario pessimiste prévoyant une stabilité des encours. Les gestionnaires devraient alors réduire leurs coûts totaux de 10,3 % sur la période 2021-2025 afin de conserver des marges d’exploitation au niveau de celles de 2020, estime le cabinet d’audit et de conseil. Le scénario central, fondé sur une hausse des encours de 15 % entre 2021 et 2025, aboutit aussi à un recul des marges d’exploitation, de 0,8 point. Alors que toutes les entreprises seront confrontées à un rétrécissement des marges, l’accélération de la dynamique du «winner takes all», selon laquelle les gagnants emportent tout, désavantagera particulièrement les acteurs de petite et moyenne taille ne disposant pas de moyens de se différencier. Ces «gagnants» ont pris de l’avance pendant la crise du Covid. Les principales sociétés de gestion au monde ont enregistré une croissance collective de 14,6 % de leurs encours pendant 2020, l’année du Covid-19, montre EY. Mais plus de 75 % de la croissance des encours provient de l’effet marché. Et seule une poignée de sociétés ont capté le gros de la collecte nette. La croissance des revenus a été bien moindre, à seulement 3,6 %. Et les dépenses ont augmenté de 6,1 %. Cela s’est déjà traduit par un déclin de 1,7 point des marges d’exploitation.
Contrôle. Le centenaire du PCC (Parti communiste chinois) sera-t-il entaché par un accident financier ? Pékin goûte si peu l’ironie de la situation que les marchés sont, ces derniers mois, la cible d’interventions de plus en plus nombreuses. La saga Huarong AM, ce gérant d’actifs dont la gestion de la dette colossale a été reprise en main par le gouvernement, souligne la détermination du parti à poursuivre les efforts de désendettement. Assurer la stabilité financière peut aussi passer par des révisions réglementaires, forçant par exemple les banques à détenir plus de devises étrangères ou limitant l’exposition aux actifs risqués des fonds ouverts aux particuliers. Les interventions peuvent aussi être plus directes, comme lorsque le gouvernement a mis ses réserves de matières premières sur le marché afin d’en faire baisser les prix, ou lorsque la banque centrale a asséché le marché du repo, faisant remonter les taux courts et rendant le recours à l’effet de levier moins attractif. L’exercice reste périlleux. Les derniers indicateurs de production et de consommation, dont la croissance est plus faible qu’anticipé, montrent ainsi que la reprise chinoise pourrait être plus lente que prévu ; la banque centrale ne devrait d’ailleurs pas relever ses taux cette année. Mais si une intervention trop brutale devait peser sur la croissance, Pékin jugera sans doute que le calme est à ce prix.
La décision de la Fed de relever à 0,05 % les taux de ses opérations de mise en pension (RRP) a montré à quel point le marché monétaire américain est privé de rendements : vendredi 18 juin, près de 800 milliards de dollars avaient été dirigés vers le RRP, un record absolu. Rien d’anormal pour la banque centrale, qui juge que le RRP « fonctionne comme prévu » en imposant un taux plancher au marché monétaire, ce qui l’empêche de basculer en territoire négatif.
Les grandes banques sont prêtes à aller à Canossa pour faire des affaires ! En quelques jours, elles se sont mobilisées pour montrer à l’Union européenne qu’elles mettaient tout en œuvre pour remédier à leurs pratiques anticoncurrentielles passées. Voilà un effet de bord bienvenu du plan de relance de l’Union européenne de 800 milliards d’euros. Il vient de démarrer avec une émission de 20 milliards d’euros à 10 ans… et l’exclusion du syndicat de placement signifié à 10 banques impliquées par le passé dans des pratiques déloyales, ententes et manipulations de marché... Selon le Financial Times, il s’agit de JPMorgan, Citigroup, Bank of America, Barclays, Natixis, Nomura, Natwest et UniCredit, Deutsche Bank et Crédit Agricole. L’Europe n’a pas hésité à puiser dans un historique des mauvaises pratiques remontant à 2008 ! Huit d’entre elles ont déjà montré patte blanche avec des mesures correctrices et pourront placer les prochains emprunts…
Marchés. Le régulateur américain des marchés boursiers va proposer dès octobre prochain des règles sur la publication par les entreprises d’information sur leur exposition aux risques climatiques et aux risques cyber. D’ici à avril 2022, il planchera sur les special purpose acquisition companies (Spac) et la régulation des fonds monétaires. En outre, la SEC conduit des travaux sur cinq phénomènes mis en lumières par l’épisode GameStop : la dimension ludique croissante des marchés boursiers (« gamification »), l’absence de transparence sur les ventes à découvert, la pratique du paiement pour flux d’ordres, le prêt-emprunt de titres et la lenteur des délais de règlement-livraison. Il est également prévu, suite à la faillite d’Archegos, de clarifier quel est le bénéficiaire effectif des titres dans un swap sur titres.
A améliorer. Les pays émergents ayant eu recours à l’initiative de suspension de la dette (DSSI) n’ont émis que 6 milliards de dollars d’eurobonds l’an dernier, deux fois moins qu’en 2019. L’IIF (Institute of International Finance) explique que le manque de clarté et de communication autour de la DSSI a pesé sur les pays concernés : ils ont pu annuler des émissions prévues par crainte d’un manque d’appétit des investisseurs. Le problème est d’ailleurs plus large : l’IIF remarque que plus le degré de transparence est élevé – en fournissant aux investisseurs des données fiables, en communiquant régulièrement –, plus il sera facile d’attirer des flux de capitaux et de restructurer favorablement sa dette. Or l’essentiel des pays ayant recours au DSSI sont loin d’être transparents. Améliorer cet aspect de la relation avec les investisseurs sera d’autant plus essentiel que l’ESG accroît encore davantage cette exigence de clarté.
Etre attentif au détail : Jeff Bezos (photo) s’applique certainement ce conseil qu’il donne à ses salariés. Témoin, sa déclaration de revenus 2011 révélée par le site ProPublica dans le cadre d’une enquête sur les pratiques fiscales des plus riches. La fortune du fondateur d’Amazon s’élevait alors à 18 milliards de dollars, dont pas un centime n’a trouvé le chemin des caisses de l’Etat : en déclarant des pertes sur des investissements et un niveau d’endettement élevé, Jeff Bezos avait pu afficher une perte nette. Mieux, sa situation le rendait éligible à une aide fédérale pour l’éducation de ses enfants, qu’il a demandée : 4.000 dollars de crédits d’impôts lui ont été accordés. L’éducation est le meilleur des investissements, après tout.