L’association Finansol, qui délivre un label solidaire pour la finance, et Impact invest Lab (iiLab), une plateforme associative d’expérimentation et de développement de l’investissement à impact social, se sont rapprochées pour créer FAIR. La nouvelle association se définit comme un «acteur engagé en faveur d’une finance inclusive, au service d’un meilleur impact social et environnemental». Elle sera présidée par Frédéric Tiberghien, et son directeur général sera Patrick Sapy. « La fusion entre Finansol et l’iiLab pour donner naissance à FAIR va nous permettre de changer de braquet dans plusieurs domaines», explique Frédéric Tiberghien. «Nous serons plus ouverts sur l’international, notamment sur tout ce qui concerne l’investissement à impact social et/ou environnemental, et mieux armés pour avancer sur tous les sujets relatifs à cet investissement : la mesure de l’impact, les contrats à impact social, les statistiques et les études propres à ce domaine…Nous espérons également attirer de nouveaux membres pour renforcer notre collectif d’acteurs engagés dans l’action et la promotion d’un investissement à impact exigeant ! », ajoute-t-il. La nouvelle association poursuivra trois objectifs principaux, explique un communiqué. Tout d’abord, elle vise à maintenir le dynamisme de la finance solidaire en conservant ce qui fait sa force et en la rattachant désormais clairement à la finance à impact social. A ce titre, elle continuera de gérer le label Finansol, qui distingue les produits d’épargne solidaire des autres produits d’épargne auprès du grand public. Plus de 160 produits sont aujourd’hui labellisés Finansol. Ensuite, elle compte promouvoir la finance à impact social en France et s’inscrire dans sa dynamique internationale forte depuis quelques années. Enfin, elle souhaite animer en France un réseau fédérateur des acteurs de la finance à impact social et vis-à-vis de l’étranger s’affirmer comme un pôle d’expertise française dans ce domaine.
Les obligations présentant une plus grande sensibilité aux informations sur le changement climatique sont associées à des rendements futurs plus faibles, montre une nouvelle étude menée par la chaire de recherche et d’enseignement sur la finance durable de Kedge Business School et Candriam. L’effet du risque climatique est plus prononcé durant les périodes où le changement climatique fait la une de l’actualité, comme lors de la tenue de conférences mondiales sur le climat. Les secteurs les plus sensibles à l’actualité climatique ne sont pas pour autant ceux qui émettent le plus de CO2. Par exemple, le secteur immobilier n’est pas le plus émetteur mais il est lié au droit immobilier, qui est fortement imprégné des enjeux climat. Enfin, les obligations à maturité plus longue sont plus affectées par l’actualité climatique. Par exemple, les obligations arrivant à échéance avant les objectifs climatiques de 2030 et 2050 imposés par l’Union européenne sont moins sensibles que celles arrivant à échéance après ces deux dates. L'étude a construit unbeta du changement climatiquequi reflète la sensibilité au risque climatique de 3.100 obligations européennes sur une période de cinq ans, de 2015 à 2020. Pour évaluer le risque climatique de l’obligation, les auteurs de l’étude ont construit unindice de sensibilisation au climat. L’indice intègre les articles d’actualité sur le climat comme source externe d’information sur le climat.Il utilise l’Observatoire des médias et du changement climatiquequi évalue 120 sources d’information dans 54 pays, dont 31 publications européennes.
Les fonds ouverts commercialisés en Italie ont enregistré des souscriptions nettes de 4,9 milliards d’euros en mai, après 4 milliards d’euros en avril, montrent les dernières statistiques d’Assogestioni, l’association italienne des professionnels de la gestion. Depuis le début de l’année, la collecte se monte à 27,7 milliards d’euros. Les fonds actions et les fonds diversifiés restent les moteurs de cette dynamique, avec environ 2 milliards d’euros levés dans chaque catégorie. Depuis le début de l’année, ce sont plutôt les fonds actions qui mènent la danse, avec plus de 17 milliards d’euros engrangés. Les fonds obligataires drainent 927 millions d’euros et les fonds flexibles voient sortir 150 millions d’euros. Les encours des fonds ouverts sont ressortis à 1.190 milliards d’euros. En ajoutant les fonds fermés et les mandats, la collecte totale s’inscrit à 6,8 milliards d’euros et les encours à 2.480 milliards d’euros. Deux sociétés se démarquent en mai en termes de flux: il s’agit d’Eurizon avec 1,9 milliard d’euros et Poste Italiane avec 1,2 milliard d’euros. Amundi arrive troisième avec 594 millions d’euros. Côté décollecte, Generali voit sortir 384 millions, tandis qu’UBS et Axa IM affichent des sorties nettes de 267 millions et 105 millions d’euros.
Le membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), Fabio Panetta, s’est exprimé lundi lors d’une conférence des banquiers centraux méditerranéens sur la stratégie de «flexibilité non conventionnelle» qu’utilise l’institution pour maintenir les coûts d’emprunt bas jusqu’à ce que les dépenses publiques aient contribué à faire grimper l’inflation. Il a appelé les gouvernements et le public à reconnaître que la combinaison actuelle de mesures de relance budgétaire et monétaire est «clairement supérieure» à celle d’avant la pandémie, lorsque les dirigeants politiques se concentraient sur la réduction de la dette. Malgré la reprise économique liée à la levée des restrictions sanitaires, Fabio Panetta a estimé ne pas savoir jusqu’à quand il faudrait continuer à soutenir la demande.
Après plusieurs semaines de pourparlers, le gouvernement espagnol a scellé lundi avec les syndicats et le patronat le premier volet de l’accord sur la réforme du système de retraite. Inclus dans la réforme des retraites du gouvernement Rajoy en 2013, le facteur de durabilité, qui liait le montant de la retraite à l’espérance de vie, sera abrogé et remplacé par un mécanisme d'équité intergénérationnelle. L’indexation sur les prix à la consommation et le facteur de durabilité constituaient les deux gros points litigieux de la réforme. Le projet vise aussi à mettre en œuvre une incitation de 4 % par an pour ceux qui décident de retarder leur départ à la retraite et, à l’inverse, une augmentation des pénalités, qui pourraient atteindre jusqu'à 21% de la pension.
Le Premier ministre social-démocrate suédois a annoncé lundi sa démission, une semaine après le vote d’une motion de censure à son encontre : Stefan Löfven, ancien soudeur devenu dirigeant syndicaliste, était depuis 2018 à la tête d’un gouvernement minoritaire de centre-gauche dépendant à la fois du soutien du Parti de gauche et de celui de deux petites formations de centre-droit. Il a fait l’objet d’un vote de défiance au Parlement le 21 juin après le retrait du Parti de gauche de la coalition au pouvoir, qui lui reproche notamment de vouloir alléger les dispositifs d’encadrement des loyers. Le président du Parlement de Stockholm, Andreas Norlén, sera chargé de désigner un nouveau chef du gouvernement.
Deux sociétés liées au secteur de l’énergie ont lancé lundi leur processus d’introduction en Bourse sur Euronext Growth à Paris. Enogia, fabricant de micromachines utilisées dans la conversion de chaleur en électricité, compte lever par augmentation de capital un montant maximal de 14 millions d’euros en se cotant par le biais d’une offre à prix ouvert et d’un placement global. La fourchette de prix a été fixée entre 10,44 euros et 12,76 euros par action. Spécialisé dans la fourniture d’énergie aux entreprises et aux collectivités, E-Pango entend s’introduire en Bourse en procédant à une augmentation de capital d’un montant brut maximal de 8,1 millions d’euros, dont 5,1 millions ont été sécurisés grâce à des engagements de souscription. Le prix de l’offre à prix ferme a été fixé à 5,31 euros par action.
L’Union européenne a débloqué lundi ses premiers versements puisés dans son fonds de relance destiné à redresser les économies des Vingt-Sept en soutenant l’emploi et les entreprises. Chacun des 27 Etats de l’UE recevra une part des quelque 800 milliards d’euros mobilisés, sous forme de prêts ou de subventions. Selon l’exécutif européen, la France, la Grèce, la République tchèque, l’Allemagne, la Pologne, la Lituanie, les Pays-Bas, la Slovaquie, l’Estonie, l’Autriche, le Danemark, la Finlande, la Bulgarie, la Suède, le Portugal et la Croatie avaient reçu des fonds ce lundi. Les fonds européens, mobilisés grâce à un instrument baptisé «Next Generation EU», serviront à financer 41 projets nationaux et régionaux qui ambitionnent d’intervenir dans des domaines qui n'étaient concernés ni par les mesures d’urgence ni par les investissements de long terme.
Après plusieurs semaines de pourparlers, le gouvernement espagnol a scellé ce lundi avec les syndicats et le patronat le premier volet de l’accord sur la réforme du système de retraite. Parmi les principales mesures figure la revalorisation des retraites en fonction de l’indice des prix à la consommation.
Le Premier ministre social-démocrate suédois a annoncé lundi sa démission, une semaine après le vote d’une motion de censure à son encontre : Stefan Löfven, ancien soudeur devenu dirigeant syndicaliste, était depuis 2018 à la tête d’un gouvernement minoritaire de centre-gauche dépendant à la fois du soutien du Parti de gauche et de celui de deux petites formations de centre-droit.
Le membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), Fabio Panetta, s’est exprimé lundi lors d’une conférence des banquiers centraux méditerranéens sur la stratégie de «flexibilité non conventionnelle» qu’utilise l’institution pour maintenir les coûts d’emprunt bas jusqu’à ce que les dépenses publiques aient contribué à faire grimper l’inflation. Il a appelé les gouvernements et le public à reconnaître que la combinaison actuelle de mesures de relance budgétaire et monétaire est «clairement supérieure» à celle d’avant la pandémie, lorsque les dirigeants politiques se concentraient sur la réduction de la dette : «Un retour de la politique macroéconomique au statu quo d’avant la pandémie serait une immense opportunité gâchée, a-t-il déclaré. Nous devons reconnaître que ce qui était considéré comme non conventionnel dans le passé est désormais conventionnel.»
Deux sociétés liées au secteur de l’énergie ont lancé lundi leur processus d’introduction en Bourse sur Euronext Growth à Paris. Enogia, fabricant de micromachines utilisées dans la conversion de chaleur en électricité, compte lever par augmentation de capital un montant maximal de 14 millions d’euros en se cotant par le biais d’une offre à prix ouvert et d’un placement global. La fourchette de prix a été fixée entre 10,44 euros et 12,76 euros par action et le règlement-livraison des nouveaux titres est attendu le 13 juillet. L’entreprise, qui veut se développer dans l’hydrogène, a déjà reçu des engagements de souscription de 3,8 millions d’euros.
Le gestionnaire d’actifs alternatif Ares Management est devenu actionnaire du club de football de première division espagnole Atletico Madrid. La société de gestion américaine a participé à une augmentation de capital de 181,5 millions d’euros survenue vendredi 25 juin. Ares Management a investi indirectement, à travers une société chèque en blanc (Special purpose acquisition company ou Spac en anglais) dansAlético Holdco, la holding de l'équipe espagnole. Ares Management détient 33,96% de la holding, ce qui équivaut à environ 20% du capital du club. Au total, le gestionnaire américain va injecter près de 120 millions d’euros dans le club de football madrilène. Un associé d’Ares Management, Mark Affolter, rejoindra le conseil d’administration de la holding.
L’Association luxembourgeoise des fonds Alfi a annoncé vendredi la réélection de Corinne Lamesch à sa présidence suite à son assemblée générale. La nomination prend effet immédiatement. Ce deuxième mandat aura une durée de deux ans. Un nouveau conseil d’administration a été élu. Conformément à l’Ambition 2025 de l’Alfi, l’association continuera à se concentrer sur les objectifs clés fixés en 2020. «Bien qu’il y ait encore beaucoup à faire, l’impact à long terme du changement climatique et d’autres questions de durabilité sont au centre des préoccupations de l’industrie de la gestion d’actifs, et ce à juste titre. (...) D’autres tendances du secteur continuent de nous tenir en haleine, comme la recherche d’une technologie conviviale pour les fonds. Les actifs privés conservent leur attrait pour les investisseurs de toutes sortes en quête de rendement, et l’importance de l'épargne à long terme pour atténuer le déficit des retraites ne cesse de croître. Enfin, nos efforts en matière de diversité et d’inclusion prennent également forme avec le lancement du Forum Alfi sur la diversité et l’inclusion vers la fin de 2020", a commenté Corinne Lamesch. Les membres du conseil d’administration sont les suivants : Beegun Ravi, KPMG Luxembourg, Société Cooperative Beythan Hermann, Linklaters LLP Blair Craig, Franklin Templeton International Services S. à r.l. Browne Finbarr, Schroder Investment Management (Europe) S.A. Duvoux Jeanne, Amundi Luxembourg S.A. Eisenhuth Michèle, Arendt & Medernach S.A. Georgopoulos Ilias, Credit Suisse - MultiConcept Fund Management S.A. Goy Jean-Marc, Capital International Management Company S.à r.l./ Capital Group Graeber Bettina, Pictet & Cie (Europe) S.A. Griffiths Lize, Deloitte Luxembourg Haag Helmut, FERI Trust (Luxembourg) S.A. Hallet Ludovic, BNP Paribas Asset Management Luxembourg Hendry Joseph, Brown Brothers Harriman (Luxembourg) SCA Juchem Ulrich, DZ PRIVATBANK S.A. Juncker Gast, Elvinger Hoss Prussen, S.A. Klasén-Martin Daniela, Crestbridge Management Company S.A. Lamesch Corinne, Fidelity International/FIL Investment Management (Luxembourg) S.A. Libby Steven, PricewaterhouseCoopers SC (PwC) Löwenbrück Maria, Union Investment Luxembourg S.A. Prym-Gigli Francesca, UBS Fund Management (Luxembourg) S.A. Radcliffe Geoff, Blackrock (Luxembourg) S.A. Ringard Philippe, JPMorgan Asset Management (Europe) S.à r.l. Schots Barbara, DWS Investment S.A. White Robert, Ernst & Young S.A.
Picard remet le couvert. La chaîne de distribution relance ce lundi son émission obligataire de 1,71 milliard d’euros annulée en avril dernier en raison de conditions de marchés non satisfaisantes. Un retour rapide qui étonne certains investisseurs même si la société a sondé le marché ces derniers jours.
La publication de l’emploi américain constituera, ce vendredi, le plus grand rendez-vous des investisseurs. En mai, les créations de postes avaient déçu le marché. Ils suivront également, jeudi, la réunion de l’Opep+, qui réunit les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés menés par la Russie. Selon le Wall Street Journal, les pays producteurs envisagent d’augmenter leur production collective de 500.000 barils par jour. Du côté des entreprises, le marché suivra mercredi les assemblées générales de Lagardère SCA, Suez et de Solutions 30.
Le groupe chinois des véhicules de transport avec chauffeur (VTC) Didi Global compte atteindre une valorisation de 62 milliards à 67 milliards de dollars lorsde son introduction en Bourse (IPO) à New York, d’après un document déposé auprès des autorités boursières. Sur une base entièrement diluée, la valorisation du groupe pourrait dépasser 70 milliards de dollars, selon le Wall Street Journal. Son concurrent Uber capitalise 95 milliards de dollars. Didi prévoit de vendre 288 millions de certificats de dépôt américains (ADS) dans le cadre de son IPO, ce qui lui permettrait de lever 3,9 milliards de dollars au milieu de la fourchette indicative, qui va de 13 à 14 dollars. Selon Reuters, le livre d’ordres serait déjà couvert. La cotation des ADS de Didi débutera mercredi sur le Nyse.
La dette publique française a atteint un niveau record, à 118,2% du PIB ou 2.739 milliards d’euros en valeur à la fin du premier trimestre, indique une note publiée par l’Insee ce vendredi. La progression est certes moins importante qu’en début de crise, puisqu’elle était passé de 97,6% du PIB (2.379 milliards) fin 2019 à 115,1% (2.650 milliards) fin 2020, mais elle reste soutenue. Le plan de relance alourdit également la note. Après avoir baissé de 23,7 milliards d’euros au quatrième trimestre 2020, la dette publique en France «augmente nettement» de 89 milliards au premier trimestre 2021, précise l’Insee. Mais du fait de la constitution de trésorerie, principalement par l’Etat et la sécurité sociale (Acoss), la dette publique nette augmente de seulement 48,3 milliards.
La volonté de l’Allemagne et de la France de relancer le dialogue avec la Russie par un sommet avec Vladimir Poutine s’est heurtée vendredi à un refus de plusieurs membres de l’UE. «Il n’a pas été possible de convenir aujourd’hui que nous devrions nous rencontrer immédiatement en sommet» avec la Russie, a reconnu la chancelière allemande Angela Merkel, à l’issue d’une discussion avec ses homologues de l’UE réunis en sommet à Bruxelles. Les conclusions sur la Russie adoptées soulignent cependant la nécessité pour l’UE de dialoguer avec Moscou sur des sujets pour lesquels elle a des intérêts, si les conditions sont réunies, dont sur le climat et l’environnement, l'énergie, et la lutte contre le terrorisme.
Récemment cotée sur Euronext, la société d’investissement lance une augmentation de capital de 55 millions d'euros pour poursuivre ses acquisitions dans la transition écologique.
Les contrôles de capitaux ne sont pas compatibles avec son maintien dans l’indice. Le pays n’a toujours pas trouvé d’accord avec le FMI mais a évité un nouveau défaut.