Les stratégistes actions de Goldman Sachs ont relevé jeudi leurs objectifs pour l’indice S&P 500, en raison de résultats d’entreprises supérieurs aux attentes et de taux d’intérêt plus bas que prévu. Ces derniers anticipent désormais un S&P 500 à 4.700 points à la fin de l’année (4.300 points dans leur précédente prévision), soit une hausse de près de 7% par rapport au niveau actuel. Pour 2022, la banque table sur un indice à 4.900 points, contre 4.600 points attendus précédemment. Toute évolution inattendue de l’activité ou de la réglementation des GAFAM, qui représentent 23% de la capitalisation boursière de l’indice, pourrait limiter le potentiel de hausse, préviennent toutefois ces stratégistes qui estiment également que la trajectoire du virus et son impact économique sont difficiles à prévoir.
Le producteur minier et négociant suisse de matières premières a profité de l’envolée des cours des métaux pour revenir dans le vert. Il a dégagé un bénéfice net de 1,2 milliard de dollars (1 milliard d’euros) au premier semestre, contre une perte de 2,7 milliards subie un an plus tôt. Glencore prévoit de distribuer en septembre prochain 500 millions de dollars à ses actionnaires sous la forme d’un dividende exceptionnel équivalent à 0,04 dollar par action. S’y ajouteront 650 millions de dollars de rachats d’actions qui interviendront d’ici la publication de ses résultats annuels, ce qui portera à 2,8 milliards de dollars le montant total versé à ses actionnaires en 2021.
Afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050, Climate Action 100+ met en lumière les étapes que doit suivre l’industrie et donc les demandes nécessaires en engagement actionnarial.
La croissance du secteur des services en Chine s’est accélérée en juillet. L’indice PMI des services calculé par Caixin/Markit a atteint 54,9, son plus haut niveau depuis mai, contre 50,3 le mois précédent. La confiance des entreprises s’est redressée, bien qu’elle soit encore légèrement inférieure à sa moyenne à long terme. Le secteur des services en Chine a été plus lent à se remettre de la pandémie que le secteur manufacturier, mais il a été aidé par une amélioration progressive de la consommation au cours des derniers mois. Une augmentation des infections domestiques au coronavirus menace toutefois de compromettre la reprise de l'économie. L’indice PMI composite de Caixin pour juillet, qui comprend à la fois l’activité manufacturière et l’activité des services, est passé de 50,6 en juin à 53,1 en juillet.
Le secteur privé aux Etats-Unis a créé 330.000 emplois en juillet, un chiffre bien inférieur aux attentes (695.000, selon le consensus Reuters), probablement en raison du manque de main d’oeuvre et de matières premières, ont montré mercredi les résultats de l’enquête mensuelle du cabinet spécialisé ADP. Le chiffre de juin a en outre été révisé en baisse à 680.000 (692.000 initialement annoncé). Cette enquête est publiée deux jours avant le rapport mensuel du département du Travail, très attendu, qui pourrait, selon les prévisions des économistes, enregistrer une augmentation des créations d’emplois non-agricoles, à 880.000.
L’activité dans le secteur privé de la zone euro s’est accélérée en juillet, atteignant son niveau le plus élevé en 15 ans, la levée des restrictions sanitaires et le déploiement de la vaccination ayant favorisé une reprise dans les services. Le seul indice PMI des services mesuré par IHS Markit a atteint 59,8 en juillet contre 58,3 le mois précédent, au plus haut depuis juin 2006. L’indice d’activité PMI composite a progressé à 60,2 en juillet contre 59,5 en juin, un record depuis juin 2006 également. L’activité du secteur des services en Allemagne a progressé à un niveau record en juillet, de même qu’en Italie, avec la levée des restrictions mais elle a reculé en France de façon plus marquée qu’annoncé, ainsi qu’en Espagne, freinée par les difficultés dans la chaîne d’approvisionnement. Ces perturbations et les pénuries de main d’oeuvre ont provoqué une vive hausse des prix des intrants en zone euro et la crainte de nouvelles mesures sanitaires pour freiner la propagation du variant Delta pèse sur l’optimisme ambiant.
Les ventes au détail dans la zone euro ont continué d’augmenter en juin, même si de façon moins marquée qu’en mai, lorsque les consommateurs ont afflué dans les commerces après l’assouplissement des mesures sanitaires. En mai, les ventes au détail de la zone euro avaient crû de 4,1% (chiffre révisé en baisse) d’un mois sur l’autre. Elles ont progressé de 1,5% en juin sur un mois et de 5% sur un an, selon des données publiées mercredi par Eurostat. Les ventes au détail ont particulièrement augmenté en Irlande, en Allemagne et en Lettonie, concernés en juin par une levée des restrictions. Les ventes de produits non alimentaires hors carburant ont augmenté en juin de 3,4% sur un mois dans l’ensemble de la zone euro, tandis que les ventes d’alimentation, de boissons et de tabac ont reculé sur un mois en juin, de même que les ventes par correspondance et sur internet.
Les bons résultats trimestriels, les opérations de rapprochement et l’abondance des liquidités alimentent la hausse malgré les incertitudes liées au variant Delta.
Les marchés de taux ont connu une nouvelle séance agitée mercredi. Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à 10 ans a chuté jusqu’à 1,127% après l’annonce de chiffres de l’emploi décevants dans le secteur privé américain (enquête ADP). Il a ensuite rebondi jusqu’à 1,21% en réaction aux déclarations du gouverneur adjoint de la Fed Richard Clarida (lire ci-après) pour qui l’économie américaine est proche du niveau fixé par la banque centrale pour réduire son soutien monétaire. Ces mouvements n’ont pas été sans conséquence en Europe où le rendement du Bund à 10 ans est passé, pour la première fois depuis janvier, sous le taux de dépôt de la Banque centrale européenne (-0,5%), à -0,517%. Il est ensuite revenu à -0,48%.
La production de crédit aux particuliers a progressé de 5,5% en juin contre +5,4 % le mois précédent, selon les chiffres de la Banque de France publiés le 3 août. L’augmentation est plus forte pour la composante «crédits à l’habitat» (+6,1% après +5,8% en mai). La production mensuelle CVS hors renégociations atteint ainsi un nouveau point haut à 21,3 milliards d’euros, après 21,0 milliards d’euros en mai. Le rythme de croissance des crédits à la consommation ralentit légèrement (+3,7% après +4,5%) en dépit d’une production brute quasi inchangée (5,8 milliards après 5,7 milliards). Ce sont les amortissements de crédits qui expliqueraient cet écart selon la Banque de France. En parallèle, les taux d’intérêt des crédits nouveaux atteignent de nouveaux points bas : 1,13% pour les crédits à l’habitat (après 1,15% en mai) et 3,46% pour les crédits à la consommation (après 3,61% en mai).
Le pétrolier britannique a annoncé mardi une hausse du dividende qui sera versé au titre des résultats du deuxième trimestre 2021 et a lancé un programme de rachat d’actions de 1,4 milliard de dollars (1,18 milliard d’euros). BP a indiqué qu’il verserait un dividende trimestriel de 5,46 cents par action, contre 5,25 cents au premier trimestre. Son bénéfice courant hors variation du coût de remplacement des stocks s’est établi à 2,80 milliards de dollars entre avril et juin, contre 2,63 milliards au trimestre précédent. Le consensus fourni par BP anticipait un bénéfice de 2,15 milliards de dollars à fin juin. Pour le troisième trimestre, le groupe prévoit une hausse séquentielle de sa production d’hydrocarbures ainsi qu’une légère augmentation des marges de raffinage.
Les prix à la production ont progressé de 1,4% en juin sur un mois et de 10,2% sur un an en zone euro. Cette hausse, alimentée notamment par les prix de l’énergie, est en ligne avec les attentes du consensus. Il s’agit du septième mois consécutif de progression. Les prix accélèrent par rapport au mois de mai (+9,6% sur un an). Les prix de l’énergie ont augmenté en juin de 3,3% sur un mois et de 25,4% sur un an. Ces chiffres alimentent les anticipations d’une accélération de l’inflation en zone euro dans les prochains mois. Les prix à la consommation ont progressé de 2,2% en juin. Les économistes anticipent une hausse de 3% d’ici la fin de l’année qu’ils estiment transitoire.
Les demandes de nouveaux crédits d’investissement sont restées en deçà de leurs niveaux d’avant crise au deuxième trimestre 2021, indique la dernière enquête de la Banque de France. 6% des TPE, 18% des PME et 21% des ETI ont fait une demande. Le taux d’obtention demeure élevé : 85% des demandes sont satisfaites (en totalité ou à plus de 75%) pour les TPE, 97% pour les PME et 96% pour les ETI. Un an après le pic atteint au deuxième trimestre 2020, lors de la première vague de Covid, les demandes de nouveaux crédits de trésorerie se sont stabilisées à leurs niveaux d’avant crise : 5% des TPE, 6% des PME et 7% des ETI ont fait une demande au cours des trois derniers mois. Le taux d’obtention de ces nouveaux crédits demeure élevé : 79% pour les TPE, 87% pour les PME et 83% pour les ETI.
La banque centrale australienne (RBA) a surpris les marchés mardi en confirmant sa décision prise en juillet de réduire son programme d’achat d’obligations à partir de septembre de 5 milliards de dollars australiens par semaine à 4 milliards. Les opérateurs s’attendaient à un montant d’achats plus élevé voire stable alors que l’économie australienne est affectée par le variant Delta. Mais la RBA s’attend à ce que le coup porté à l'économie soit temporaire, son gouverneur ayant souligné la reprise forte de l’économie depuis 2020. La RBA a par ailleurs maintenu son taux directeur à 0,1% pour sa huitième réunion consécutive, une décision largement attendue. Elle a réitéré que les taux d’intérêt ne seront pas relevés tant que l’inflation ne se situera pas durablement dans sa fourchette cible de 2 à 3 %, un objectif qui ne sera probablement pas atteint avant 2024. Le dollar australien s’est apprécié de 0,4% face au dollar américain après cette annonce.
Portée par les bons résultats de la Société Générale et de Stellantis (voir par ailleurs), la Bourse de Paris a terminé en hausse de 0,72% mardi, poursuivant son ascension de la veille qui l’a portée à son plus haut niveau depuis le début de l’année. L’indice CAC 40 a gagné 47,91 points à 6.723,81 points. Il a atteint 6.749,88 points en milieu de journée, un plus haut en séance depuis le 11 septembre 2000. La veille il avait nettement progressé de 0,95%. L’indice parisien reste plus dynamique que les autres indices européens. A Londres, le FTSE avançait de 0,40%, à Francfort le DAX gagnait 0,19% et l’EuroStoxx 50 grignotait 0,20%.
Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé la nouvelle allocation générale de droits de tirage spéciaux (DTS). Cette nouvelle allocation, d’un montant historique de 650 milliards de dollars, doit permettre aux pays les plus pauvres de renforcer leurs réserves de changes et de financer leurs dépenses d’urgence pour faire face à l’épidémie de coronavirus. Désormais il va falloir définir les moyens pour les pays les plus riches, n’ayant pas besoin de ces nouveaux DTS, de pouvoir les redistribuer aux plus vulnérables. De mécanismes existent déjà, d’autres sont à créer. Des décisions pourraient être prises dès les assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale en octobre.
Les ventes au détail en Allemagne ont progressé beaucoup plus que prévu en juin, et ce pour le deuxième mois consécutif, l’assouplissement des restrictions sanitaires ayant soutenu la consommation. L’Office fédéral de la statistique a fait état d’une hausse de 4,2% en termes réels sur un an, après un bond de 4,6% (chiffre révisé en hausse) en mai. «Cela soutient notre point de vue selon lequel les consommateurs sont impatients de dépenser et que la réouverture de l'économie stimulera sensiblement la consommation privée au cours de l'été», relève Oxford Economics qui note une plus grande propension de dépenses dans les secteurs affectés par les confinements. Sur un an, les ventes au détail progressent de 4,6%, de même qu’au deuxième trimestre en rythme trimestriel (après le recul de 5,5% au premier trimestre en raison de la fin de la baisse temporaire de TVA).
Les prix ont flambé depuis un an, soutenus par la forte demande, les conditions de financement favorables et l’abondance d’épargne. Les autorités monétaires redoutent une bulle.
MSCI a annoncé ce lundi l’acquisition de Real Capital Analytics, un fournisseur de données sur les marchés de l’immobilier commercial. Le montant de l’opération s’élève à 950 millions de dollars. La base de données de Real Capital Analytics contient plus de 20.000 milliards de dollars de transactions immobilières commerciales liées à plus de 200.000 profils d’investisseurs et de prêteurs. La transaction devrait être financée par la trésorerie existante de MSCI et clôturée à la fin du troisième trimestre ou au début du quatrième trimestre de 2021.
L’enquête Caixin Markit confirme le net ralentissement de l’activité manufacturière en Chine en juillet, la demande s'étant contractée pour la première fois en un an à cause de la hausse des prix des produits. L’indice PMI du secteur s’est établi à son plus bas niveau depuis avril 2020, à 50,3, un chiffre inférieur aux attentes. Cette enquête, qui s’intéresse principalement aux firmes tournées vers l’export et aux petites entreprises, s’inscrit dans la lignée des données officielles publiées dimanche faisant état également d’un ralentissement de l’activité industrielle à un plus bas de dix-sept mois.
La dynamique d’activité du secteur manufacturier au sein de la zone euro a légèrement fléchi en juillet tout en restant soutenue. L’indice PMI IHS Markit du secteur ressort même supérieur à une première estimation à 62,8, contre 63,4 en juin. Un ralentissement logique après l’expansion record du deuxième trimestre, selon les économistes d’IHS Markit. L’Allemagne fait exception avec une accélération du rythme de croissance grâce à une hausse des nouvelles commandes et du marché du travail. L’indice PMI y a progressé à 65,9 en juillet contre 65,1 en juin. La première économie européenne est néanmoins confrontée aux mêmes difficultés d’approvisionnement que les autres pays de la région qui se traduisent par des hausses de prix. Les pénuries généralisées de matériaux et les perturbations dans les transports ont fait grimper le sous-indice des prix des intrants au niveau record de 89,2 en juillet dans la zone euro. Les indicateurs de contraintes de capacité continuent de clignoter en rouge, souligne IHS Markit même si certains signes indiquent que les pressions sur l’offre ont atteint un sommet en Allemagne.
Des millions de locataires américains risquent d'être expulsés de leurs logements après que l’interdiction de procéder à des expulsions locatives, prise face à la pandémie de coronavirus, a expiré samedi. Malgré l’intervention tardive du président américain, Joe Biden, et alors que le variant Delta se propage dans le pays, le Congrès n’a pas réussi à voter une loi prolongeant la mesure. Une porte-parole des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a confirmé l’expiration de l’interdiction, mais s’est abstenue de tout commentaire.
Le département américain de la Justice (DoJ) a autorisé vendredi la publication des dossiers fiscaux de l’ancien président américain Donald Trump. Plus tôt dans la journée, une note dans laquelle l’ancien président incitait des responsables américains à déclarer que sa défaite électorale était «corrompue» a été divulguée. Le département de la Justice a ordonné à l’Internal Revenue Service (IRS), le fisc américain, de remettre les dossiers fiscaux de Donald Trump à une commission de la Chambre des représentants, affirmant que les raisons invoquées par cette commission étaient «suffisantes». Cette autorisation devrait permettre aux enquêteurs du Congrès d’interroger des témoins clés et de rassembler des preuves contre Donald Trump.
L’activité industrielle chinoise a ralenti en juillet à son plus bas niveau depuis 17 mois, la hausse des prix des matières premières, des opérations de maintenance et des inondations record venant alimenter le scénario d’un ralentissement de la deuxième puissance économique mondiale. L’indice officiel des directeurs d’achat de l’industrie (PMI) est tombé à 50,4 le mois dernier, contre 50,9 en juin, selon des données publiées samedi par le Bureau national de la statistique. L’indicateur s’est toutefois maintenu au-dessus de la barre des 50 points qui sépare croissance et contraction. Les économistes attendaient en moyenne un repli moins marqué, avec un consensus à 50,8. «Le signal le plus alarmant est le sous-indice des nouvelles exportations, qui se trouve à on plus bas niveau depuis juillet de l’an dernier», a commenté Zhiwei Zhang, chef économiste chez Pinpoint Asset Management.