BlackRock Real Assets, filiale de gestion d’actifs réels de la société de gestion américaine BlackRock, a annoncé, lundi 9 août, avoir levé 609 millions d’euros pour sa première stratégie de dette immobilière européenne. Plus d’une vingtaine d’investisseurs, publics et privés, ont manifesté leur intérêt pour investir dans le fonds BlackRock European Real Estate Debt. Le fonds investit dans de la dette junior adossée à des propriétés commerciales situées majoritairement en Europe de l’ouest.
Dans la tourmente depuis des mois, le géant chinois de la promotion immobilière Evergrande pourrait vendre certaines de ses filiales pour remplir les caisses et faire face à ses engagements financiers. Des informations sur la cession de participations dans les véhicules électriques et les services immobiliers ont fait progresser les actions et les obligations du groupe mardi. Mais la méfiance grandissante des banques à l’égard du groupe immobilier le plus endetté au monde, des impayés aux fournisseurs et d’autres litiges ont ravivé les craintes des investisseurs ces dernières semaines. Comme un nouveau signe des difficultés financières d’Evergrande et d’une possible restructuration, les investisseurs particuliers ne sont plus autorisés à acheter les obligations émises par le groupe immobilier, une façon de les protéger, seuls les investisseurs institutionnels pouvant le faire, a informé lundi la Bourse de Shenzhen.
Le parquet de Stuttgart a annoncé ce lundi avoir abandonné son enquête envers Alexander Schuetz, ancien membre du conseil de surveillance de Deutsche Bank, dans le cadre du scandale Wirecard. L’enquête portait sur un éventuel délit d’initié sur des actions du groupe de paiements. Les enquêteurs ont indiqué n’avoir trouvé aucun élément permettant de confirmer ces allégations.
Les exportations allemandes ont augmenté plus que prévu en juin malgré la persistance de goulets d'étranglement dans la chaîne d’approvisionnement. Elles sont ressorties en hausse de 1,3% en juin (ajustées des variations saisonnières) après une légère progression de 0,4% (chiffre révisé) en mai, selon les données publiées lundi par Destatis, l’office fédéral de la statistique. Les économistes s’attendaient à une hausse de 0,4%. Les importations ont quant à elles progressé de 0,6% contre une hausse de 3,4% le mois précédent. Au total, l’Allemagne a dégagé un excédent commercial sur le mois de juin de 13,6 milliards d’euros, contre 12,8 milliards (révisé) en mai.
La Banque centrale européenne (BCE) devra resserrer sa politique monétaire si elle a besoin de contrer les pressions inflationnistes et ne peut pas être découragée par les coûts de financement des États de la zone euro, a déclaré Jens Weidmann au journal Welt am Sonntag. Le président de la Bundesbank et membre du conseil des gouverneurs de la BCE a rappelé que le rôle de la banque centrale n’est pas de s’occuper de la solvabilité des Etats de la zone euro mais d’agir en ligne avec son mandat sur la stabilité des prix dans le cas où les perspectives d’inflation augmenteraient de façon soutenue. Une inflation plus élevée qu’il n’exclut pas. Dès que la BCE le décidera, elle devra d’abord mettre fin au PEPP, puis à l’APP avant de pouvoir relever les taux, a-t-il affirmé.
Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) a publié lundi son premier rapport sur le climat en huit ans, dans lequel il lance un avertissement sévère sur la progression du réchauffement climatique et la responsabilité « sans équivoque » de l’homme.
Les Etats-Unis ont créé plus d'emplois qu'attendu en juillet. De quoi affermir le scénario d'un prochain durcissement de la politique monétaire de la Réserve fédérale.
L’emploi salarié dans le secteur privé a poursuivi sa progression en France, hors Mayotte, au cours du deuxième trimestre. Il a augmenté de 1,2 %, soit 239.500 créations nettes d’emplois, après 0,5% au premier trimestre (91.400 emplois créés), selon l’Insee. Sur un an, il affiche une hausse de 3,3% à fin juin (628.700 créations). L’emploi intérimaire, pénalisé par les répercussions de la pandémie, a poursuivi son redressement avec un cinquième trimestre consécutif de hausse (+2,4%, soit +17.900 emplois). Mais il demeure inférieur de 2,4% à son niveau d’avant la crise. Hors intérim, la hausse de l’emploi salarié privé est de 1,2% (soit +221.600 emplois).
La production industrielle en Allemagne a reculé de façon inattendue en juin, la première économie de la zone euro continuant d’être confrontée à des perturbations de la chaîne d’approvisionnement. La production industrielle a diminué de 1,3% après une baisse de 0,8% (chiffre révisé en baisse) en mai, alors que les économistes tablaient sur une hausse de 0,5%. La production de biens d’équipement et l’automobile sont particulièrement affectés, de même que la construction. Vendredi, les industriels allemands interrogés par l’institut Ifo ont revu en baisse leurs perspectives de production cette année. Les économistes restent néanmoins prudemment optimistes, estimant qu’une fois les perturbations dans la chaine d’approvisionnement résorbées, la production industrielle va bondir. Ailleurs en Europe, elle a diminué (-1%) en juin en Espagne tandis qu’elle a augmenté en juin et au deuxième trimestre en Italie (+1%).
Le déficit commercial de la France se maintient à un niveau bien supérieur à celui observé en 2019, avant la crise sanitaire. Il s’est établi à 5,82 milliards d’euros en juin (en données corrigées de variations saisonnières et des jours ouvrés), après 6,59 milliards d’euros en mai, selon les données publiées vendredi par les Douanes. Sur le premier semestre, le déficit commercial cumulé s'établit à 34,8 milliards d’euros. Il continue de se détériorer, pâtissant de l’alourdissement de la facture énergétique, des difficultés persistantes du secteur aéronautique et du retard de l’automobile. Sur le mois de juin, les importations ont continué de progresser plus rapidement que les exportations, et sont quasiment revenues à la normale par rapport à leur niveau de 2019, tant en valeur (99%) qu’en volume (97%). Les exportations se sont maintenues à environ à 95% de leur niveau moyen d’avant-crise.
Un nombre record d’entreprises ont annoncé des résultats supérieurs aux attentes au deuxième trimestre et affichent des perspectives favorables pour la fin de l’année.
Credit Suisse a annoncé vendredi avoir remboursé 400 millions de dollars supplémentaires aux investisseurs des fonds liés à Greensill, la société de financement qui a fait faillite au printemps. Il s’agit de la quatrième distribution de la banque suisse aux investisseurs de ces fonds. Cela porte le montant total rendu à environ 5,9 milliards de dollars. Credit Suisse a ajouté qu’elle remboursa les investisseurs de quatre fonds distincts de sa société de gestion qui étaient également investis chez Greensill. La banque a expliqué qu’elle continuait à liquider les actifs au fur et à mesure que les créances arrivent à échéance.
Le nombre d’attestations d’équité réalisées lors d’une offre publique à Paris a doublé au premier semestre 2021, constate l’Observatoire de Sorgem Evaluation.
Les Etats-Unis ont créé davantage d’emplois que prévu en juillet, en dépit de l’augmentation des cas de Covid-19 due à la propagation du variant Delta, des difficultés d’approvisionnement dans certains secteurs, comme l’automobile, et d’un manque de main-d’oeuvre disponible.
Les prix de l’or noir ont nettement reculé cette semaine avec les inquiétudes sur la demande mondiale avant de se reprendre sur fond de tension géopolitique.
Les commandes à l’industrie allemande ont augmenté plus que prévu en juin sous l’effet d’une forte demande intérieure. Elles ont progressé de 4,1% sur un mois en données ajustées des variations saisonnières, selon les données de Destatis, l’Office fédéral de la statistique. C’est la plus forte croissance en dix mois. Les économistes attendaient une croissance deux fois moindre, après une baisse (révisée à la hausse) de 3,2% en mai. Les commandes domestiques ont bondi de 10%. Cette progression est surtout portée par les commandes de gros équipements tandis que la demande à l’exportation est faible, notent les économistes de HSBC. A l’instar d’autres indicateurs comme les indices PMI ou Ifo, les commandes à l’industrie reflètent aussi les difficultés rencontrées par les industriels dans l’approvisionnement.
La Banque d’Angleterre (BoE) a, comme attendu, laissé sa politique monétaire inchangée jeudi, malgré la hausse de l’inflation, et donné des indications sur le retrait progressif de son soutien à l'économie. Elle a indiqué qu’elle commencera à réduire le montant d’actifs achetés lorsque le taux directeur aura atteint 0,5%, «si cela est approprié compte tenu des circonstances économiques», en cessant de réinvestir les obligations d'État britanniques arrivant à échéance. Le maintien du taux directeur à 0,1% a été adopté à l’unanimité mais un membre du comité (Michael Saunders) sur huit a voté pour la réduction du programme d’achats de titres d’Etat. La BoE a par ailleurs revu en hausse ses prévisions d’inflation à 4% fin 2021 ou début 2022 (2,5% jusqu’à présent) tout en continuant de juger cette flambée des prix temporaire. Elle a confirmé sa prévision de croissance économique de 7,25% pour cette année et relevé celle pour 2022 à 6% contre une précédente estimation de 5,75%.
La livre turque s’est dépréciée jusqu’à plus de 1% jeudi, l’une pires performances parmi les devises émergentes, à 8,56 face au dollar. La monnaie turque est sous pression après que le président turc Recep Tayyip Erdogan a de nouveau réclamé une baisse des taux malgré la forte hausse de l’inflation. Cette dernière a surpris en juillet à 18,95%. La banque centrale turque doit se réunir jeudi 12 août. Les opérateurs anticipent un maintien du principal taux directeur à 19%, son gouverneur s‘étant engagé à maintenir les taux au-dessus de l’inflation. Mais les déclarations du président turc brouillent cette perspective. Des taux réels négatifs seraient défavorables à la livre turque au moment où la Fed pourrait s’engager dans une normalisation de sa politique monétaire.
Moody’s va acheter RMS, une société de données d’assurance appartenant à l'éditeur du Daily Mail. Le montant de l’opération s’élève à 1,425 milliard de livres (1,7 milliard d’euros). Daily Mail and General Trust avait développé RMS au cours des dernières années en investissant dans ses logiciels et ses analyses de données. « Nous avons décidé que le moment était venu de monétiser notre investissement dans RMS à un prix élevé », a déclaré Paul Zwillenberg, le directeur général de Daily Mail and General Trust.
L’Indonésie a enregistré au deuxième trimestre cette année sa plus forte croissance en 17 ans, de 7,1% par rapport au deuxième trimestre 2020, ce qui lui permet de sortir de cinq mois de récession. Cette croissance est en outre plus forte qu’attendu. L’activité a été stimulée par les exportations, notamment de matières premières, par la consommation, l’investissement et les dépenses publiques. L’effet de base a également contribué à cette forte croissance. La plupart des économistes s’inquiètent de l’impact des restrictions prises en juillet face à la propagation du variant Delta et ont revu en baisse leurs prévisions de croissance cette année. La banque centrale a également revu les siennes dans une fourchette de 3,5% à 4,3%, ce qui est plus pessimiste que les projections du gouvernement (+3,7%/+4,5%). La première économie d’Asie du Sud-Est s’est contractée de 2,1% en 2020 pour la première fois depuis 1998.