Estimant qu’avec la pandémie le pays se trouvait dans un moment «historique», le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a annoncé dimanche un scrutin anticipé pour le 20 septembre, moins de deux ans après les dernières élections fédérales. «La gouverneure générale a accepté ma demande de dissoudre le Parlement. Les Canadiens iront donc aux urnes le 20 septembre», a-t-il déclaré depuis la capitale fédérale Ottawa. «Je vous demande d’appuyer un gouvernement progressiste et ambitieux» qui prône «un système de santé fort, le logement abordable et un environnement protégé», a-t-il précisé en lançant certaines des grandes thématiques de sa campagne.
La Haute Cour de Londres a ordonné à Binance, l’une des plus grandes plateformes mondiales d’échange de cryptomonnaies, d’identifier ses hackers et de geler leurs comptes après que l’un des utilisateurs de la plateforme, le spécialiste de l’intelligence artificielle Fetch.ai, a déclaré s’être fait dérober 2,6 millions de dollars (2,2 millions d’euros). «Nous pouvons confirmer que nous aidons Fetch.ai à récupérer les actifs détournés», a déclaré vendredi un porte-parole de Binance. La plateforme a précisé qu’elle avait augmenté les effectifs de ses équipes en charge des questions de conformité à l’international pour être en mesure se respecter les réglementations locales.
Le taux de chômage calculé selon les normes du Bureau international du travail (BIT) est resté quasi-stable au deuxième trimestre en France (hors Mayotte), à 8% (-0,1 point) de la population active, selon les chiffres publiés vendredi par l’Insee. Il n’a pas connu d'évolution significative au cours des deux premiers trimestres 2021 et reste proche de son niveau de 8,1% à fin 2019. Le nombre moyen de chômeurs s'élevait à 2,386 millions en France métropolitaine au deuxième trimestre, soit 16.000 personnes de moins qu’au trimestre précédent (3,75 millions à fin juin inscrits à Pôle Emploi en catégorie A). Le taux de chômage de longue durée représente 2,4% de la population active (0,2 point au-dessus de son niveau d’avant crise). En hausse de 0,3 point sur le trimestre, le taux d’emploi des 15-64 ans s’inscrit à 66,9% (+0,1 point par rapport à son niveau d’avant-crise), soit une proportion record depuis le début du suivi de cet indicateur par l’Insee, en 2003.
Le contrat qui octroyait à la société privée Adrexo une partie de l’acheminement de la propagande électorale en France a été résilié, a annoncé vendredi le ministère de l’Intérieur. Désormais, les mises sous pli seront effectuées par les services des préfectures et non plus par des sociétés privées, indique son communiqué. Outre l’abstention spectaculaire, les scrutins départementaux et régionaux de juin dernier ont été marqués par une controverse sur les dysfonctionnements observés dans l’acheminement de la propagande électorale, en partie gérée par Adrexo.
La chute en août du moral des ménages américains, qui pourrait incité la Fed à ne pas se précipiter dans son resserrement monétaire, a provoqué vendredi un effondrement des taux longs aux Etats-Unis. Le rendement des emprunts à 10 ans a baissé de 6 points de base (pb) peu après l’annonce, à 1,30%, entraînant un aplatissement par le haut de la courbe des taux, le rendement à 2 ans des Treasuries ne baissant que de 1 pb, à 0,21%. En Europe, les rendements étaient stables. Le moral des ménages américains est tombé à son plus bas niveau depuis décembre 2011, selon les résultats préliminaires de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan. Son indice de confiance a reculé à 70,2 après 81,2 en juillet. Les économistes l’attendaient inchangé. La composante du jugement des consommateurs sur leur situation actuelle a diminué à 77,9 après 84,5 et celle des perspectives est revenue à 65,2 contre 79,0 le mois dernier.
Le record des 6.922 points est à portée de mains. Ce vendredi matin, le CAC 40 est tout près de battre son plus haut historique atteint le 4 septembre 2000, juste avant l’explosion de la bulle internet. En fin de matinée, l’indice de référence de la Bourse de Paris progressait de 0,45% à 6.913 points, au plus haut de cette première moitié de séance.
La production industrielle de la zone euro a reculé en juin plus que prévu, les goulets d'étranglement dans la chaîne d’approvisionnement ayant notamment affaibli l’activité en Allemagne. Elle a régressé de 0,3% en glissement mensuel, a annoncé jeudi Eurostat, après -1,1% en mai (chiffre révisé). La baisse de la production est en grande partie due au repli inattendu de la production en Allemagne, qu’Eurostat a estimée à 1% sur le mois, soit moins que la baisse de 1,3% calculée la semaine dernière par Detatis. Ce recul a été partiellement compensé par des hausses en France et en Italie, respectivement de 0,4% et 1%. L’indicateur de la zone euro a également été pénalisé par une baisse de 1,5% de la production de biens d'équipement, le secteur le moins performant de l’industrie de l’Union européenne pour un deuxième mois consécutif, ce qui laisse présager une baisse de la production à l’avenir. Sur l’année, la production dans la zone euro a augmenté de 9,7%, le bloc poursuivant son redressement après la chute massive provoquée l’an dernier par la pandémie.
La reprise de la demande de brut devrait ralentir au second semestre après avoir brusquement chuté en juillet en raison de la propagation du variant Delta du coronavirus, notamment en Asie, où plusieurs grands pays consommateurs sont touchés par des restrictions, réduisant la circulation et l’utilisation du pétrole, a indiqué jeudi l’Agence internationale de l'énergie (AIE). L’agence basée à Paris évalue la chute de la demande à 120.000 barils par jour (bpj) le mois dernier et prévoit que la demande sera inférieure d’un demi-million de bpj au second semestre par rapport à son estimation du mois dernier. L’accord de production conclu le mois dernier par l’Opep et ses alliés, réunis au sein de l’Opep+, devrait rétablir l'équilibre du marché à court terme, selon l’AIE pour qui «la balance pourrait redevenir excédentaire en 2022 si l’Opep+ continue à revenir sur ses réductions de production et si les producteurs ne participant pas à l’accord augmentent leur production en réponse à la hausse des cours».
Le gouvernement japonais va créer un nouvel indicateur visant à refléter les progrès du pays dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport à son produit intérieur brut (PIB), a affirmé jeudi le quotidien économique Nikkei. Un responsable du Bureau du Cabinet a déclaré que rien n’avait été décidé concernant la publication régulière d’un nouvel indicateur. L’agence gouvernementale, dirigée par le Premier ministre, dit chercher des moyens d'évaluer les statistiques liées à la neutralité carbone, précisant que ses recherches étaient encore à leurs débuts et pourraient s'étendre sur plusieurs années. Elle a confié à une entreprise privée le soin d’évaluer les données et les indices liés à la neutralité carbone. En avril dernier, le gouvernement japonais a doublé ses ambitions de réduction des GES à 46% en 2030 par rapport à 2013.
Le trafic maritime est perturbé autour des principaux ports à conteneurs chinois après la découverte cette semaine d’un cas de coronavirus à Ningbo. Une quarantaine de porte-conteneurs attendaient jeudi de pouvoir s’amarrer dans ce port de Ningbo après la fermeture d’un de ses terminaux. La compagnie maritime française CMA CGM a annoncé dans une note jeudi que certains de ses navires seraient reroutés vers Shanghai ou ne feraient pas escale à Ningbo, et l’allemand Hapag-Lloyd a prévenu qu’il fallait s’attendre à des retards dans certaines traversées. Ceci pourrait entraîner une nouvelle hausse des tarifs d’expédition des conteneurs, qui ont récemment dépassé 20.000 dollars par conteneur de 40 pieds pour la première fois sur le trajet Chine-États-Unis, et aggraver les pénuries dans la chaîne d’approvisionnement.
L'économie britannique a progressé de 4,8% au deuxième trimestre par rapport au trimestre précédent, selon une première estimation publiée jeudi par l’Office national des statistiques (ONS), conforme aux attentes des économistes. En rythme annualisé, le produit intérieur britannique (PIB) a grimpé de 15,2% au deuxième trimestre et de 22,2% par rapport à la même période l’an dernier. Sur le seul mois de juin, il a progressé de 1% par rapport à mai, un peu plus que les attentes, porté par la réouverture des salles de restaurants et une forte augmentation des dépenses de santé. Le PIB britannique se situe toutefois 2,2% sous son niveau de février 2020, avant la pandémie. La faible reprise de la consommation (7% sous son niveau de fin 2019) explique cette contre-performance. Le Fonds monétaire international (FMI) anticipe une croissance de 7% cette année, après la contraction de près de 10% en 2020.
Les conséquences économiques du réchauffement climatiquerisquent de gonfler une dette mondiale déjà en forte expansion, en raison de la crise sanitaire, et de provoquer une vague de dégradations de notation crédit voire de défauts, selon une étude de FTSE Russell. Dans un scénario extrême, ses analystes préviennent que des pays tels la Malaisie, l’Afrique du Sud, le Mexique et même l’Italie pourraient faire défaut d’ici 2050. Une étude académique, réalisée notamment par l’université de Cambridge, anticipe 63 rétrogradations de notations souveraines d’ici la fin du siècle pouvant aller jusqu’à six crans pour les pays les plus vulnérables comme le Mexique ou la Chine, et jusqu’à quatre crans pour les Etats-Unis ou l’Allemagne. Avec des conséquences sur les coûts de financement qui pourraient augmenter de 137 à 205 milliards de dollars d’ici 2100. Pour les pays en développement, les Nations unies estiment à 300 milliards de dollars le coût d’adaptation d’ici 2030 et 500 milliards d’ici 2050. Si les pays tardent trop à agir au niveau mondial, le coût économique du dérèglement climatique pourrait atteindre 54.000-69.000 milliards de dollars d’ici 2100, selon Bank of America.
Pékin a publié un plan quinquennal dans lequel est esquissé un cadre très général des évolutions législatives à venir, laissant perplexes les investisseurs.
La Chine va rédiger de nouvelles lois concernant la sécurité nationale, les innovations technologiques, les monopoles et l'éducation, ainsi que les secteurs impliquant des étrangers, ont déclaré mercredi les dirigeants du gouvernement chinois.
La société de capital-investissement EnCap Investments a accepté d’acquérir EP Energy pour 1,5 milliard de dollars, selon Reuters, qui cite des sources proches du dossier. Cela survient moins d’un an après que le producteur de pétrole et de gaz soit sorti d’un processus de faillite qui a cédé le contrôle à ses créanciers. EnCap prévoit de diviser EP, qui détient des actifs de production dans le sud du Texas et le nord-est de l’Utah, en zones géographiques distinctes et de les fusionner avec les sociétés de portefeuille existantes. Les actifs de l’Utah, dans le bassin d’Uinta, seront fusionnés avec XCL Resources, tandis que les opérations d’Eagle Ford au Texas seront regroupées avec une société EnCap avec une superficie dans la région, selon les sources. EnCap, EP a déposé son bilan en octobre 2019, mais ses tentatives de restructuration ont été affectées par la flambée des prix du pétrole au début de 2020.
La principale plateforme de cryptomonnaies américaine clôturait mercredi en hausse de 3,24%, à 278,40 dollars par action. Elle a gagné 19% en un mois. Coinbase était portée mercredi par ses résultats record pour le deuxième trimestre 2021 : son chiffre d’affaires a grimpé à 2 milliards de dollars contre 178 millions un an plus tôt, et contre 1,6 milliard au premier trimestre 2021. Le volume de transactions sur la plateforme (462 milliards de dollars) a augmenté de 38% par rapport au premier trimestre 2021. En termes de résultats, la société a atteint un Ebitda de 1,150 milliard de dollars, contre 961,5 millions anticipés par les analystes. Elle a profité d’une volatilité exceptionnellement élevée sur les cryptoactifs, le prix du bitcoin ayant dépassé 64.000 dollars en avril.
Le métal rouge, baromètre de la croissance économique, est affecté par les craintes liées au variant Delta. Un accord salarial a été signé dans la plus grande mine du monde, au Chili.
Fitch Ratings a rétrogradé la note de Huarong Industrial Investment & Management Co, une filiale de Huarong Asset Management, de BB à CCC, invoquant la faiblesse des liens avec sa société mère en difficulté, contrôlée par l'État. L’agence de notation explique qu’il n’y a «aucune certitude qu’un soutien gouvernemental à China Huarong» bénéficierait également à sa filiale. La semaine dernière, Huarong AM a annoncé son intention de vendre une participation de 70% dans une unité de crédit à la consommation et de réorganiser sa filiale fiduciaire, dans le cadre d’un effort de restructuration. «Nous n’avons pas été en mesure de confirmer que Huarong Industrial reste une filiale stratégique de China Huarong alors que ce dernier se lance dans un plan de cession d’actifs», poursuit l’agence. En outre, Huarong Industrial ne dispose pas encore de plan de refinancement pour ses dettes sur les marchés des capitaux, qui dépassaient 6 milliards de yuans (925 millions de dollars) fin juin.
Euronext a déclaré mercredi qu’il allait présenter un nouveau plan stratégique pour l’opérateur boursier Borsa Italiana en novembre et qu’il était trop tôt pour donner des indications précises sur son contenu. « Nous travaillons avec nos collègues de Borsa Italiana sur le plan d’affaires », souligne l’opérateur boursier dans une note publiée à la suite d’un article du journal MF évoquant la recherche d’un nouveau directeur général pour Borsa Italiana et 200 suppressions d’emplois. « Toute hypothèse sur son contenu est pure spéculation », a ajouté Euronext. La Bourse paneuropéenne a finalisé l’acquisition de Borsa Italiana en avril dernier.
L’administration Biden a exhorté mercredi l’Opep et ses alliés, réunis au sein de l’Opep+, à augmenter leur production de pétrole afin de contrer la hausse des prix qu’elle considère être une menace pour la reprise économique mondiale. Jake Sullivan, conseiller à la sécurité nationale du président américain, estime que l’offre actuelle est insuffisante alors que les économies se remettent de la crise sanitaire, soulignant «l’importance de la compétitivité des marchés dans la fixation des prix». Et ce malgré l’accord trouvé par l’Opep+ en juillet pour augmenter la production de pétrole de deux millions de barils supplémentaires par jour à partir d’août et jusqu’en décembre. Les cours du brut ont fortement progressé cette année sur fond de reprise de l'économie mondiale, ce qui alimente les craintes inflationnistes. La Maison-Blanche a par ailleurs demandé à la commission fédérale du Commerce d’envisager de surveiller le marché afin de déceler d'éventuelles activités illégales qui pourraient affecter les cours aux Etats-Unis. Ces annonces ont accentué mercredi le repli du marché pétrolier.
Les nouveaux crédits bancaires ont chuté plus que prévu en juillet en Chine atteignant leur plus bas niveau en neuf mois, ajoutant aux attentes du marché d’un modeste assouplissement de la politique monétaire nécessaire pour soutenir la reprise économique du pays. Les banques chinoises ont accordé 1.080 milliards de yuans (166,5 milliards de dollars) de nouveaux prêts en juillet, moitié moins qu’en juin, selon les données publiées mercredi par la Banque populaire de Chine (PBOC). Les économistes s’attendent à ce que ce repli continue entraînant un ralentissement de la croissance, sauf en cas d’assouplissement de la politique monétaire. De nombreux spécialistes ont revu récemment leurs prévisions de PIB pour le second semestre en raison des restrictions liées au variant Delta et des inondations. Le TSF (total social financing) une mesure plus large du crédit incluant le shadow banking a quant à lui atteint un plus bas depuis février 2020.
La justice chinoise a confirmé mardi la condamnation à mort d’un ressortissant canadien pour trafic de drogue, à la veille d’une autre décision judiciaire sur une affaire concernant un Canadien accusé d’espionnage. Ces décisions interviennent alors qu’au Canada, les avocats de Meng Wanzhou, la directrice financière de l’équipementier télécoms chinois Huawei, tentent une dernière fois d’empêcher son extradition vers les États-Unis, où elle est accusée d’avoir enfreint des sanctions. La Chine réfute tout lien entre les cas des Canadiens en Chine et le dossier Meng au Canada, bien que Pékin ait mis en garde contre des conséquences non précisées si la dirigeante de Huawei n'était pas libérée.
Après l’indice S&P 500, Goldman Sachs a relevé son objectif sur le Stoxx Europe 600, qui évolue actuellement à son plus haut historique. La banque américaine anticipe un indice à 520 points à 12 mois, soit un potentiel d’appréciation d’un peu plus de 8%. «Les actions européennes sont en forte hausse cette année, dans la foulée des actions américaines. Mais si la performance a été forte, la valorisation de façon globale a reculé alors que les révisions de bénéfice par action ont été les plus fortes en 20 ans», expliquent ses stratégistes qui entrevoient un potentiel de rattrapage sur les valeurs bancaires, de l'énergie et des ressources de base. L’indice Stoxx 600 progresse de 18,4% depuis le début de l’année.
Le Sénat américain a adopté mardi un plan d’infrastructures de 1.000 milliards de dollars, dont 550 milliards de dépenses nouvelles dans la modernisation des routes, des ponts, des voies ferrées ou encore des réseaux internet du pays. Le texte, adopté par 69 voix contre 30, va désormais être transmis à la Chambre des représentants, où les démocrates disposent d’une majorité ténue et où les débats pourraient se prolonger. Chuck Schumer, le chef de file de la majorité démocrate du Sénat, entend faire voter ensuite en septembre un ensemble budgétaire de 3.500 milliards de dollars pour investir dans les soins de santé, la lutte contre le changement climatique et d’autres priorités du président Joe Biden. Mitch McConnell, chef de file de la minorité républicaine au Sénat, a fait savoir que ses pairs et lui allaient tenter de convaincre des démocrates modérés de voter contre ce qu’il qualifie d’ensemble budgétaire «radical» à même d’entraîner la plus importante hausse d’impôts aux Etats-Unis. La présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, a prévenu qu’elle soumettrait au vote les deux textes simultanément, sinon aucun, laissant augurer des mois de travaux avant que le projet de loi adopté mardi par le Sénat soit soumis à Joe Biden pour promulgation.