Volkswagen admet ses vues sur Europcar
Volkswagen a confirmé jeudi dans un communiqué être à l’origine d’une offre d’achat sur Europcar Mobility Group. Le groupe automobile allemand, qui agit à la tête d’un consortium, a précisé que le loueur de voitures avait rejeté cette proposition non contraignante formulé à 0,44 euro par action. Volkswagen souligne que la réflexion est toujours à un stade très précoce et qu’aucune décision n’a été prise.
Le cours de l’action Europcar progresse de 5,02% à 0,45 euro ce jeudi, en milieu de séance à la Bourse de Paris. Il avait déjà progressé 9,47% mercredi à la suite d’une dépêche de l’agence Bloomberg révélant l’intérêt de Volkswagen pour Europcar.
Après cette fuite, Europcar avait reconnu mercredi soir avoir été approché par un acheteur potentiel, sans révéler son identité. « Après avoir attentivement étudié cette proposition, le conseil d’administration a considéré que le prix proposé de 0,44 euro par action ne reflète pas la pleine valeur et le potentiel de création de valeur du groupe », avait expliqué Europcar dans un communiqué.
«Des discussions pourraient se tenir, que la société n’a pas l’intention de commenter, sauf obligation légale», avait ajouté le groupe de location de voitures.
Depuis sa restructuration financière, Europcar est détenu par ses anciens créanciers. Le groupe a fait son retour en fin de semaine dernière dans l’indice SBF 120.
Ce n’est pas la première fois que Volkswagen a des vues sur Europcar qui était l’une de ses filiales jusqu'à sa vente en 2006 à Eurazeo pour 3 milliards d’euros. Le constructeur allemand avait fait une première approche en début d’année 2020.
Plus d'articles du même thème
-
eBay repousse l'offre de rachat de GameStop
Le site de vente en ligne invoque des doutes sur le financement de l'opération. Ryan Cohen, PDG de GameStop, n'exclut pas de passer en force en s'adressant directement aux actionnaires d'eBay. -
GameStop veut s'offrir eBay pour 56 milliards de dollars
Le distributeur de jeux vidéo, emblématique de la période des «meme-stocks», propose une transaction à moitié en cash et à moitié en actions sur le spécialiste du e-commerce qui affiche une capitalisation quatre fois supérieure à la sienne. -
Shell s’offre ARC Resources pour 16,4 milliards de dollars
La major britannique propose une prime boursière de 20 % avec un montage en cash et en titres pour s’emparer de sa rivale canadienne. Cette dernière lui apportera une production supplémentaire quotidienne de 370.000 barils.
ETF à la Une
Franklin Templeton dévoile quatre ETF sectoriels américains
- BPCE, Crédit Agricole SA et le Crédit Mutuel comptent 161 banquiers millionnaires
- Atos joue gros avec un refinancement à 1,25 milliard d’euros
- BofA clame sa prudence sur Renault et Stellantis
- Eric Larchevêque fait machine arrière sur son projet de «bitcoin treasury company»
- Wero pousse les feux sur son application
Contenu de nos partenaires
-
Changement d'èreAu sommet de la Fed, Kevin Warsh sur une ligne de crête, coincé entre Trump et réalité économique
Choisi par Donald Trump, qui souhaite infléchir les taux directeurs malgré l’envol de l’inflation, le nouveau patron de la banque centrale américaine disposera de marges de manœuvre restreintes -
PansementImmobilier : le gouvernement cherche la parade pour lutter contre les squats
Le projet de loi Ripost du ministre de l’Intérieur, en discussion la semaine prochaine au Sénat, veut combler le vide juridique concernant les squats dans les locations touristiques. Un bon début -
Pénuries de médicaments : l'UE en passe d'adopter une nouvelle loi pour réduire sa dépendance à l'Asie
Un accord a été scellé cette semaine pour garantir l'accès aux médicaments les plus vitaux. Le texte veut inciter les entreprises à produire en Europe pour contourner les problèmes de fabrication à l'étranger, qui génèrent la moitié des pénuries