American Express a publié vendredi un bénéfice trimestriel en légère baisse mais supérieur aux attentes de Wall Street, porté par de fortes dépenses parmi les détenteurs de ses cartes dans le monde entier. Son bénéfice net a fin mars 2022 a reculé de 6% à 2,1 milliards de dollars (1,94 milliard d’euros), soit 2,73 dollars par action. Les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice net de 2,44 dollars par action. L’émetteur de cartes de crédit a fait état d’une progression sur un an de 121% des transactions, ajustées du taux de change, liées aux voyages et aux loisirs, qui retrouvent ainsi en mars leur niveau d’avant la pandémie. Son chiffre d’affaires, net des dépenses d’intérêt, a progressé de 29% pour atteindre 11,74 milliards de dollars. Il a toutefois constaté une progression de 34% de ses coûts en raison de l’augmentation des dépenses d’engagement des clients et des coûts d’indemnisation.
Morgan Stanley a relevé de 10 dollars/baril ses prévisions de cours pour les troisième et quatrième trimestres sur le pétrole Brent en raison d’un déficit d’approvisionnement plus important que prévu et malgré la libération importante des réserves stratégiques de pétrole (SPR) américaines (1 million de barils/jour, mbj, pendant six mois).
Les ventes au détail ont chuté de 1,4% en glissement mensuel en mars au Royaume-Uni, après une baisse révisée à la hausse de 0,5% en février, et bien pire que les prévisions d’une baisse de 0,3%, selon les statistiques publiées vendredi par l’Office for National Statistics (ONS).
La croissance de l’activité du secteur privé de la zone euro s’est accélérée en avril grâce au dynamisme des services. Celui-ci compense les difficultés de l’industrie, que les contraintes d’approvisionnement exacerbées par la guerre en Ukraine et les confinements en Chine ont pénalisée.
L'économie allemande se contracterait de près de 2% cette année si le conflit en Ukraine s’intensifiait, entraînant un embargo sur l’énergie russe, une demande extérieure plus faible et une plus grande incertitude, a déclaré vendredi la Bundesbank.
La Russie a annoncé jeudi soir avoir interdit l’entrée sur son territoire à 29 personnalités américaines, dont le dirigeant de Meta, Mark Zuckerberg, et la vice-présidente américaine, Kamala Harris, en réaction aux dernières sanctions contre Moscou liées à l’Ukraine. En outre, 61 personnalités canadiennes, pour la plupart responsables gouvernementaux ou militaires, sont concernés par cette mesure.
La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a demandé aux responsables de l’institution d’éviter d’exprimer des opinions personnelles divergentes sur les décisions de politique monétaire pendant les quatre jours qui suivent celles-ci, indique Reuters à partir de plusieurs sources.
L’inflation dans la zone euro a été légèrement plus faible en mars qu’estimé initialement, selon les chiffres définitifs publiés jeudi par Eurostat, mais elle reste à un niveau sans précédent de 7,4% (au lieu de 7,5%) en raison de l’envolée des prix de l’énergie (+44,4% sur un an). L’indice des prix à la consommation calculé aux normes européennes (IPCH) affichait une hausse de 5,9% en février. D’un mois sur l’autre, les prix ont augmenté de 2,4%, au lieu +2,5% estimé initialement. L’évolution des prix de l’énergie a contribué à la hausse globale de l’indice à hauteur de 4,36 points de pourcentage sur un an, celle des prix des services à hauteur de 1,12 point et celle des prix de l’alimentation, des boissons, de l’alcool et du tabac à hauteur de 1,07 point.
Melvin Capital Management prévoit de réduire à 5 milliards de dollars (4,61 milliards d’euros) les 8,7 milliards de dollars qu’il gérait fin mars, a rapporté le Wall Street Journal jeudi, citant une lettre envoyée aux clients du fonds spéculatif qu’il a examinée. Melvin, qui a perdu près de 7 milliards de dollars au début de l’année dernière en pariant que des actions comme GameStop chuteraient, prévoit de baisser ses commissions de performance dans une fourchette allant de 15% à 25% à partir de juin, contre 20% à 30% auparavant. Il reviendra à sa structure de frais initiale plus élevée le 1er janvier 2025, selon le rapport. Gabe Plotkin, le fondateur de Melvin, avait parié depuis 2014 que les actions de GameStop chuteraient. Le fonds spéculatif a perdu des milliards au début de 2021 alors que les investisseurs de détail se sont regroupés pour soutenir GameStop, le faisant bondir de plus de 2.500% en janvier.
La société de gestion d’actifs Tikehau Capital a fait état jeudi d’une hausse de 21% de ses encours sous gestion au premier trimestre par rapport à la même période de 2021, et dit avoir déjà atteint l’objectif qu’elle avait fixé pour l’année 2022. A fin mars, ses actifs sous gestion s'élevaient à 35,5 milliards d’euros.Tikehau Capital rappelle que le groupe s'était fixé pour objectif d’atteindre 35 milliards d’euros d’encours d’ici la fin de l’année. «Les levées de fonds importantes réalisées au cours du premier trimestre témoignent de l’intérêt croissant des investisseurs pour nos stratégies», déclarent dans un communiqué Antoine Flamarion et Mathieu Chabran, les deux fondateurs de Tikehau Capital.
Le spécialiste des bouteilles en verre a publié de solides résultats trimestriels et confirmé ses objectifs annuels. L'action Verallia se reprend nettement en Bourse.
Face au défi du vieillissement de sa population, l'Empire du milieu va lancer un système de retraite par capitalisation. Il sera d'abord testé dans certaines villes.
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Au lendemain du débat télévisé entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron, la Bourse de Paris grimpe, l'euro monte et l'écart entre les taux des bons du trésor allemand et français a diminué.
Le spécialiste des bouteilles en verre a publié de solides résultats trimestriels et confirmé ses objectifs annuels. L'action Verallia se reprend nettement en Bourse.
Pour feindre de régler un problème, les politiques français ont trouvé trois recettes : taxer, interdire… ou créer un fonds souverain. Marine Le Pen a fait de cet instrument la pierre angulaire de son programme de relance économique. Avec son FSF, pour Fonds souverain français, la candidate espère drainer 500 milliards d’euros d’épargne privée en cinq ans grâce à la garantie de l’Etat et à une rémunération minimale de 2 %, ajustable à la hausse en fonction de l’inflation et de la durée du placement. Cette manne servirait à financer les PME, mais aussi la transition environnementale et l’aménagement du territoire.
Regain. L’Autorité des marchés financiers (AMF) a dévoilé sa sixième édition du tableau de bord des investisseurs particuliers actifs en Bourse. Nombre d’indicateurs pointent un certain regain, si ce n’est de confiance, tout du moins d’intérêt. Le nombre de particuliers ayant réalisé au moins un achat ou une vente sur actions a repris sa marche en avant, à 793.000 au premier trimestre 2022, 50.000 de plus que le précédent, un « niveau proche de la moyenne élevée observée au cours des deux années précédentes », selon l’AMF. « Dans un contexte de baisse des marchés d’actions », poursuit l’autorité, le trimestre écoulé a été marqué par des nombres inédits depuis près de deux ans de 606.000 acheteurs et 91.000 « nouveaux » investisseurs (inactifs depuis au moins le 1er janvier 2018, date du début des déclarations de transactions). En revanche, le nombre de transactions effectuées sur des actions a diminué, à 10,7 millions, un niveau qui n’a jamais été aussi faible que depuis le quatrième trimestre 2019 (7,5 millions). Le pic a été atteint au premier trimestre 2021 avec 18,3 millions de transactions. L’AMF relève en outre que le nombre de particuliers ayant réalisé des transactions sur des fonds indiciels cotés (exchange-traded funds, ETF) s’est hissé à 165.000 à son plus haut niveau historique depuis janvier 2018.
C’est bien connu, le private equity ne fait plus sa rentabilité grâce à l’effet de levier mais par le talent de ses gérants. Asda doit être l’exception qui confirme la règle. Le fonds TDR, qui avait repris l’an dernier le distributeur britannique avec deux hommes d’affaires, les frères Issa, annonce déjà un retour de 20 fois sa mise, selon des documents de présentation aux investisseurs révélés par le Financial Times. Pour dégager ces profits de papier, liés à la simple revalorisation de cette part dans ses comptes, l’acquéreur a appliqué une vieille recette et forcé sur le « L » du leveraged buy-out : seulement 800 millions de livres de fonds propres ont été investis dans cette affaire à 6,8 milliards, le solde provenant de la dette. Un ratio exceptionnellement élevé, même selon les standards du secteur.
Prévu pour novembre prochain, le sommet du G20 doit-il évoquer la guerre en Ukraine ? La réponse semble évidente pour nous, sinon par solidarité pour l’opprimé, du moins parce que les conséquences du conflit sont considérables pour l’économie mondiale, sujet de ce rassemblement des grandes puissances. Mais le pays hôte de l’année, l’Indonésie, hésite et la perspective d’un imbroglio se précise. Vladimir Poutine s’est annoncé et les Etats-Unis menacent de boycotter des réunions le cas échéant. A l’inverse, Chine et Inde envisagent de ne pas participer du tout au sommet si la Russie est exclue. Le président indonésien Joko Widodo (photo) redoute un fiasco pour son G20 alors qu’il comptait tant sur l’événement pour sa promotion touristique ! Jusqu’ici, il a réussi à éviter une condamnation de l’invasion russe par le groupement. Et avec un peu de chance, une résurgence du Covid jettera un voile sur les déplacements ou les absences à l’automne prochain…
La guerre en Ukraine a totalement remis en cause les plans de retour à la normale des politiques budgétaire et monétaire. L'analyse de Gilles Moëc, chef économiste du groupe Axa.
Pression. Imaginer que des hausses de taux modestes pourront contenir l’inflation relève du « fantasme », selon le gouverneur de la Fed James Bullard (photo) – une position plus agressive que celle du reste de la Fed. Certes, les facteurs les plus importants de la hausse de l’an dernier – l’énergie et les véhicules d’occasion – ont vu leur importance diminuer. Mais les chiffres sont têtus. Le taux d’inflation moyen ajusté compilé par la Fed de Cleveland, qui exclut les composants extrêmes, a dépassé les 6 % d’augmentation pour la première fois depuis 1984. Et l’indice des prix rigides (sticky prices) a crû à son rythme le plus rapide en trois décennies, à un taux annualisé de près de 6 % – même s’il est encourageant de constater que cette tendance ne s’accélère pas. Deux éléments vont continuer à faire pression sur l’inflation. D’une part, l’indice de l’inflation des loyers Zillow a atteint 12 % en mars, tandis que l’habitation représente un tiers du panier de consommation américain. Par ailleurs, l’indice des prix payés aux producteurs (IPP) a connu en mars sa plus forte hausse depuis 2010, augmentant de 11,2 % d’une année sur l’autre. Le risque est que l’augmentation du coût des intrants soit répercutée, au moins partiellement, sur les consommateurs pour protéger les marges. La Fed pourrait bien se retrouver à devoir suivre ses gouverneurs les plus « faucons ».