Temasek a annoncé lundi dans un communiqué qu’il allait investir environ 3,6 milliards de dollars (3,35 milliards d’euros) pour lancer une plateforme d’investissement, nommée GenZero, qui sera axée sur le climat, la protection des écosystèmes naturels et la réduction des émissions de dioxyde de carbone (CO2). Le fonds souverain singapourien a précisé que cette filiale, détenue à 100%, sera dirigée par Frederick Teo, actuellement responsable des programmes de solutions durables chez Temasek International. «Conscients de l’importance d’une action immédiate, nous nous concentrerons sur les opportunités d’investissement susceptibles d’avoir un impact positif sur le climat d’ici à 2030 tout en garantissant des rendements financiers durables», a expliqué le dirigeant. GenZero a déjà investi dans une demi-douzaine de sociétés au cours des 12 derniers mois.
Dans une lettre adressée à Vijaya Gadd, directeur juridique de Twitter, Elon Musk a affirmé lundi qu’il était en droit d’annuler l’accord conclu en vue de racheter le réseau social, au motif que ce dernier ne respecterait pas ses engagements en matière de transparence. Selon le patron de Tesla, Twitter refuserait de lui fournir les informations qui permettraient d'évaluer le nombre de faux comptes sur la plateforme. En avril, le conseil d’administration de Twitter a accepté l’offre de 44 milliards de dollars (41 milliards d’euros) d’Elon Musk en vue de retirer la société de la cote. Sur le NYSE, l’action Twitter chutait de 2,2% à 39,27 dollars à la clôture des Bourses européennes en réaction à la publication de cette lettre. Le titre se négocie toujours à un niveau nettement inférieur à l’offre d’Elon Musk, qui s'établit à 54,20 dollars par action.
Le Premier ministre britannique Boris Johnson a obtenu lundi soir la confiance du Parlement, surmontant une procédure lancée par des membres de son Parti conservateur après le scandale des fêtes organisées à Downing Street pendant les confinements liés au Covid-19, mais le nombre de voix contre lui constituent un revers pour son autorité. L’ancien maire de Londres a recueilli 211 voix contre 148, a fait savoir Graham Brady, le président du Comité 1922 ayant supervisé le vote. Il devait réunir les voix d’au moins 180 des 359 députés conservateurs pour se maintenir au poste de Premier ministre. Victorieux, il ne peut pas être visé par une autre motion de défiance pendant un an, selon les règles actuelles. Avec le soutien de 59% des élus conservateurs, Boris Johnson fait toutefois moins bien que celle qui l’a précédé : Theresa May avait survécu à un vote de confiance du Parlement en 2018 avec 63% des voix.
Les fonds obligataires ont retrouvé des couleurs en termes de collecte durant la semaine se terminant au 1er juin, selon les chiffres du «flow show» de Bank of America Global Research qui a transmis ces chiffres en décalé en raison du jubilé de la Reine au Royaume-Uni. Pour la première fois en neuf semaines, les fonds investis sur l’obligataire ont enregistré 1,6 milliard de dollars de collecte nette, un regain probablement lié à une anticipation d’un ralentissement prochain de la hausse des taux par la Fed. Les fonds sur les actions ont aussi enregistré des souscriptions nettes positives de 2, 7 milliards de dollars. Dans la catégorie obligataire, les investisseurs sont revenus pour la première fois depuis huit semaines sur le segment des fonds à haut rendement (high yield) avec une collecte de 4,6 milliards de dollars. Les fonds sur les obligations municipales ont-elles aussi surpris avec une collecte nette positive (800 millions), la première depuis février 2022. De l’autre côté du spectre obligataire, les obligations les mieux notées (investment grade) affichent 2,6 milliards de rachats nets. Les fonds obligataire émergents n’ont également toujours pas la cote avec une huitième semaine de décollecte (-1,5 milliards de dollars). Côté fonds investis sur les actions, ceux dédiés aux actions américaines restent les favoris avec 6,5 milliards de collecte tandis que les japonaises, les européennes et les émergentes affichent toujours une décollecte. Pour les fonds en actions européennes, le désamour dure depuis 16 semaines consécutives. Elles ont affiché pour la semaine au 1er juin 4,2 milliards de sorties. A noter que les fonds monétaires et ceux investis sur l’or ont enregistré des sorties nettes respectives de 3,7 milliards et 200 millions de dollars.
Les ventes au détail dans la zone euro ont baissé de manière inattendue en avril, en repli de 1,3% en glissement mensuel (hausse de 3,9% en glissement annuel), selon des données publiées vendredi par Eurostat. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à une hausse mensuelle de 0,3%. Les ventes au détail étaient en hausse au cours des trois premiers mois de l’année.
La croissance de l’activité des entreprises privées de la zone euro est restée solide en mai mais elle est de plus en plus menacée, notamment par les tensions inflationnistes. L’indice PMI composite a reculé à 54,8 le mois dernier (proche d’une première estimation) après 55,8 en avril, montre l’enquête mensuelle de S&P Global auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI du seul secteur des services est revenu à 56,1 après 57,7 en avril, lui aussi sous l’estimation flash qui l’avait donné à 56,3.
Les exportations allemandes ont augmenté plus que prévu en avril, progressant de 4,4% par rapport au mois précédent, tandis que les importations ont augmenté de 3,1%, selon les données publiées vendredi par l’Office fédéral de la statistique Destatis. Les économistes tablaient en moyenne sur une hausse des exportations de 1,5% en glissement mensuel. En avril, l’Allemagne a enregistré un excédent commercial corrigé des variations saisonnières de 3,5 milliards d’euros, contre une prévision à 1,6 milliard.
Pénalisée notamment par une diminution de la production des produits agro-alimentaires et des biens d’équipements, la production industrielle en France a reculé de 0,1% en avril sur un mois, après une baisse de 0,4% (révisée) en mars, a annoncé vendredi l’Insee. Les analystes tablaient en moyenne sur une hausse de 0,3% en avril. La seule production manufacturière a reculé de 0,4% sur un mois en avril, après une diminution de 0,2% en mars, a détaillé l’Insee.
La vice-présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed), Lael Brainard, a déclaré jeudi soutenir des hausses de taux d’intérêt d’un demi-point au minimum ce mois-ci et en juillet, voire davantage sur les mois suivants si l’inflation, qu’elle qualifie de «défi numéro un, ne s’atténue pas. «Les attentes du marché en faveur d’une probable hausse de 50 points de base en juin et juillet, au regard des données dont nous disposons aujourd’hui, semblent être une trajectoire raisonnable», a-t-elle déclaré jeudi sur CNBC. Septembre est moins clair, a-t-elle ajouté. « Mais si nous n’observons pas de décélération dans les chiffres mensuels de l’inflation, si nous n’observons pas qu’une partie de cette hausse (des prix) vraiment élevée commence à se calmer un peu, alors il pourrait bien être opportun d’avoir une autre réunion où nous procéderons (à des hausses) du même rythme », a-t-elle expliqué.
Les employeurs américains du secteur de la technologie ont supprimé 4.044 emplois au mois de mai, contre 459 entre janvier et avril, selon un rapport de la société d’intérim Challenger, Gray & Christmas. Il s’agit du total mensuel le plus élevé depuis les 5.253 suppressions d’emploi observées en décembre 2020. «De nombreuses start-up technologiques qui ont connu une croissance phénoménale en 2020, en particulier dans les secteurs de l’immobilier, de la finance et de la livraison, commencent à voir un ralentissement du nombre d’utilisateurs et, associées à des préoccupations liées à l’inflation et aux taux d’intérêt, restructurent leurs effectifs pour réduire les coûts», a déclaré Andrew Challenger, vice-président de challenger, Gray & Christmas.
Un panel d’investisseurs au sein de l’Isda a décidé mercredi que la Russie avait déclenché un événement de crédit après avoir omis de payer près de 1,9 million de dollars d’intérêts sur une obligation souveraine. Cette décision de l’association des professionnels des produits dérivés rapproche ainsi le pays de son premier défaut majeur sur sa dette externe depuis plus d’un siècle.
Les cours du brut reculent jeudi matin avant une réunion de l’Opep+ qui pourrait décider de combler la baisse de la production de pétrole russe. Le contrat à terme août 2022 sur le baril de Brent cède 2,4%, à 113,50 dollars, et le WTI (échéance juillet 2022) 2,3% à 112,70 dollars.
La valorisation du spécialiste du courtage en assurances et en financement immobilier a grimpé en flèche sous l’effet d’une enchère très concurrentielle.
Vincent Mortier, le patron de la stratégie d’investissement d’Amundi, met les pieds dans le plat. Il a comparé mercredi les excès du private equity à une «pyramide de Ponzi», lors de la présentation de ses perspectives d’investissement. En cause, l’absence de mise en valeur de marché des portefeuilles et la capacité des fonds à se revendre mutuellement leurs participations à des multiples très élevés. «Il est évident que vous n’allez pas dévaloriser votre portefeuille. C’est pour cela qu’on peut parlerde Ponzi, car c’est un système circulaire», a-t-il ajouté. Le responsable a aussi évoqué «une grosse bulle sur les marchés privés», qui n’ont pas encore pris la mesure de la correction sur les marchés boursiers. Ironie de l’histoire, Amundi cherche depuis plusieurs années à pousser ses expertises dans le private equity et les infrastructures, qui représentent encore une part minime de ses 2.000 milliards d’euros d’encours.
Progrès. Palantir Technologies, spécialiste du big data, et Trafigura, l’un des premiers courtiers mondiaux en matières premières, lancent une solution de suivi des émissions carbone pour les chaînes d’approvisionnement en matières premières. Outre le calcul, la solution effectue le reporting des émissions. De quoi nourrir la transparence sur le « scope 3 » des acteurs économiques et mieux cibler les circuits d’approvisionnement les moins émissifs. Les évaluations porteront sur les produits pétroliers et les métaux pour commencer. La démarche s’appuie sur la collaboration avec les grands acteurs mondiaux de l’énergie et des matières premières, ainsi que les données de Trafigura et de multiples autres sources.
... soit 1,1 milliard d’euros, c’est le montant de l’amende dont devra s’acquitter Glencore. Accusé de corruption en Afrique et en Amérique du Sud et de manipulation de marché, le groupe suisse de négoce a conclu cet accord avec le département de la Justice américaine (DoJ) et l’organisme chargé de réguler les marchés de dérivés et de matières premières aux Etats-Unis, la Commodity Futures Trading Commission (CFTC). Le volet britannique reste en cours, le montant de l’amende devant être connu le 21 juin.