Verallia débute bien l’année, l’action rebondit de 10%
Le fabricant d’emballages en verre Verallia a publié mercredi un chiffre d’affaires en forte hausse au premier trimestre et confirmé ses objectifs pour 2022 malgré les conséquences «directes et indirectes» du conflit ukrainien, «engendrant une volatilité élevée de nature à affecter les prévisions».
Le groupe a souligné qu’il tablait toujours sur une progression de son chiffre d’affaires supérieure à 10% cette année «grâce à la forte hausse des volumes dans un marché porteur et la progression importante des prix de vente».
Le groupe a également confirmé son objectif d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté supérieur à 700 millions d’euros bien qu’il anticipe une hausse «significative» de ses coûts de production, «à laquelle l'énergie contribue largement». «Dans ce climat très inflationniste, le groupe continuera à ajuster ses prix de vente afin de refléter la pression venant de l’inflation des coûts», a souligné Verallia.
+10%
Le fabricant d’emballages en verre a fait ces projections alors qu’au premier trimestre, son chiffre d’affaires s’est inscrit à 750 millions d’euros, en progression de 24%. Son Ebitda ajusté s’est pour sa part inscrit à 183 millions d’euros contre 152 millions d’euros au premier trimestre 2021. La marge d’Ebitda ajusté est ainsi ressortie à 24,4% contre 25,1% un an plus tôt.
Verallia a précisé que son ratio d’endettement net s'était établi à 1,7 fois l’Ebitda ajusté des 12 derniers mois, contre 2,1 fois au 31 mars 2021 et 1,9 fois au 31 décembre 2021.
À la Bourse de Paris, l’action gagnait plus de 13% à 13h jeudi. Elle perd encore 14% depuis le début de l’année.
Plus d'articles du même thème
-
Pour les IPO non plus, une hirondelle ne fait pas le printemps
Klarna, Circle, Cerebras, CSG : la plupart des grandes introductions en Bourse des derniers mois ont d'abord entraîné un vrai engouement des investisseurs avant de subir de sévères retours de bâton. -
La consommation américaine est sous perfusion de la Bourse
Wall Street et la consommation américaine sont sous stéroïdes. Le boom de l’IA fait flamber les cours de Bourse. L'effet richesse stimule la consommation mais en cas de correction, le risque pour l’économie n’est pas anodin. -
La Bourse américaine plie sous le poids de la tech
Le rebond du Nasdaq a fait long feu. Mardi, l’indice à forte composante technologique a accusé une nouvelle chute, après celle de plus de 4% vendredi, la pire depuis avril 2025. L’euphorie sur le secteur des semi-conducteurs atteint ses limites mais la tech est aussi vulnérable aux taux.
ETF à la Une
BlackRock lance à son tour un ETF arrimé à l’économie spatiale
- Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale change de directeur général
- Le Crédit Agricole est confronté à la reprise des grandes manœuvres en Italie
- Le commissariat aux comptes séduit plus que jamais les jeunes générations
- L'offre d'Intesa sur MPS crée un effet domino pour Axa
- Les banques affûtent leur stratégie de conquête dans l’immobilier
Contenu de nos partenaires
-
MicmacConsigne des bouteilles en plastique : la guerre du bac jaune
A partir de 2029, les consommateurs payeront plus cher leurs bouteilles en plastique et canettes en aluminium pour être incités à les ramener. Les collectivités locales alertent contre une fragilisation du modèle économique de la collecte des déchets, qui pourrait se solder par une hausse de taxes -
FeuilletonAcétamipride, le retour du comeback
Le Sénat, qui examine le projet de loi d'urgence agricole, a réintroduit en commission des possibilités d'utiliser l'acétamipride ainsi que deux autres produits phytosanitaires, de façon dérogatoire -
PATRIMOINEImmobilier : pourquoi les ultra-riches continuent de miser sur Paris
En France, le débat sur les riches polarise la vie politique et va monter crescendo à l’approche de l’année présidentielle. Pourtant, ce n’est ni en France ni en Europe que les grandes fortunes se créent le plus vite, comme le rappelle le « Wealth Report » de Knight Frank, qui analyse l’évolution des Ultra High Net Worth Individuals (UHNWI), ces individus qui ont plus de 30 millions de dollars d’actifs financiers. Des investisseurs aux stratégies opportunistes