Les économistes qui murmurent à l’oreille de la BCE commencent à s’inquiéter. Les prévisionnistes interrogés par la Banque centrale européenne entre le 1er et le 4 avril dans le cadre de l’enquête trimestrielle SPF Survey ont revu à la hausse leurs prévisions d’inflation, aussi bien pour les deux prochaines années que pour le long terme.
Selon des sources citées par Reuters, la Banque du Japon (BoJ) devrait relever ses prévisions d’inflation pour l’exercice en cours à près de 2% lors de sa prochaine réunion fin avril, car l’inflation mondiale des matières premières fait grimper les coûts de l'énergie et des aliments.
Telecom Italia (TIM) a annoncé jeudi la cession au fonds d’investissement français Ardian d’une part de 41% dans leur holding commune Daphne 3, qui détient 30,2% de la société de tours télécoms italienne Inwit, pour un montant d’environ 1,3 milliard d’euros. Un accord en ce sens a été conclu par le groupe de télécommunications italien et un consortium emmené par Ardian, a indiqué Telecom Italia dans un communiqué. Une fois la transaction réalisée, le fonds français verra sa participation dans Daphne 3 monter à 90%, ce qui équivaut à 27,2% d’Inwit, tandis que TIM en gardera 10%, détenant ainsi indirectement 3% d’Inwit. Soucieux de réduire sa dette, TIM avait annoncé en mars avoir reçu une offre contraignante de la part d’Ardian pour acquérir «la majorité du capital» de la holding.
Certains estiment que la banque centrale risque de prendre du retard dans le resserrement de sa politique monétaire, ce qui la contraindrait à agir plus énergiquement plus tard.
Face à l’inflation, et malgré les risques sur la croissance, les institutions monétaires doivent accélérer les hausses de taux et mettre fin à leurs programmes d’achat.
Le raffineur connaît un véritable retour en grâce boursier depuis le début de l’année. Les perturbations sur le marché des carburants n’y sont pas pour rien.
L’Indonésie, qui préside le G20, a déclaré jeudi que le ministre russe des Finances, Anton Siluanov, avait confirmé qu’il prévoyait d’assister virtuellement à la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales, prévue le 20 avril à Washington. Jakarta envisage d’inviter l’Ukraine «pour discuter de l’impact du conflit en Ukraine sur les conditions économiques mondiales». La question de l’appartenance de la Russie au G20 divise le groupe. La semaine dernière, la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a déclaré que la Russie devrait être expulsée du G20 et a averti que les États-Unis boycotteraient certaines réunions si des responsables russes se présentaient. L’Indonésie, qui accueillera également une réunion des finances du G20 en juillet, a déclaré que sa position était celle de la neutralité.
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé jeudi s’attendre à mettre fin à son programme d’achats d’actifs au troisième trimestre, en raison de l’accélération de l’inflation et en dépit du risque que représente la guerre en Ukraine pour la croissance économique de la zone euro.
Le fondateur de Tesla fait une offre de rachat valorisant le réseau social 43 milliards de dollars. La prime proposée approche les 40% par rapport au cours du 1er avril.
L’Indonésie, qui préside le G20, a déclaré jeudi que le ministre russe des Finances, Anton Siluanov, avait confirmé qu’il prévoyait d’assister virtuellement à la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales qui se tiendra le 20 avril à Washington. Le ministère indonésien des Finances a précisé que Jakarta envisageait d’inviter l’Ukraine «pour discuter de l’impact du conflit en Ukraine sur les conditions économiques mondiales».
La Banque centrale de Corée du Sud (BoK) a de nouveau relevé son taux directeur de 25 points de base (pb) à 1,50%, un plus haut niveau depuis août 2019. Ce mouvement, le quatrième depuis août 2021, n’était pas attendu par les marchés, même si la BoK cherche à freiner la flambée d’inflation, qui atteint désormais le double de son objectif de 2%.
La guerre en Ukraine aura des conséquences sur l'Union européenne en matière d'inflation, de construction politique, de financements... L’analyse de Franck Dixmier, directeur des gestions obligataires monde, Allianz Global Investors.
« Qui s’en bat l’éco ? », telle est la question. Posée avec le sourire par Citéco, la cité de l’économie, qui poursuit ses assauts de vulgarisation avec un format court en ligne au titre donc tout en finesse et qui « dépoussière bien… mais alors, vraiment bien, vos cours d’éco ». Soit une série de vidéos (photo) destinées « à tous les publics », entendez pour les lecteurs de L’Agefi… et leurs enfants. « Avec un peu de mauvaise foi et surtout beaucoup de pédagogie », note Citéco, chaque épisode décrypte une notion économique. Place tout d’abord à l’économie circulaire, avant le Brexit, les paradis fiscaux, le crowdfunding, le microcrédit ou le mécénat d’entreprise. Nul n’osera plus prétendre « s’en battre l’éco » …
Il s’agit de la baisse, sur un an, des positions à terme ouvertes sur le Brent. Cet indicateur de la liquidité montre que les violents mouvements de prix assèchent les marchés : les plus grands négociants préfèrent se retirer plutôt que de devoir faire face à des appels de marge trop coûteux, une tendance qui pourrait exacerber ces brusques changements de prix.
Digital. Suivant sa vocation, le néo-courtier européen étend le champ des investissements à la portée de tous. Ce sont désormais, moyennant une commission de 1 euro, des fractions d’ETF (exchange-traded funds) que les investisseurs particuliers pourront acquérir pour une mise à partir de 10 euros, via l’application mobile Bux O, selon une solution développée en partenariat avec ABN Amro Clearing Bank. Pour commencer, la diversification proposée porte sur 20 ETF européens. En outre, le néo-courtier d’origine néerlandaise élargit l’investissement fractionné en actions, lancé en janvier dernier, à 95 nouvelles valeurs américaines, incluant Mastercard, PepsiCo et IBM, en attendant de proposer des fractions d’actions européennes dans les prochains mois.
Répercussions. Les marchés ont pris la mesure du changement de politique monétaire en zone euro. Les rendements des obligations d’Etat ont bondi en mars : les rendements offerts sur la dette souveraine à 2 ans allemande, française et néerlandaise ont dépassé 0 % pour la première fois depuis 2014 début avril. Selon Tradeweb, la valeur de la dette publique à rendement négatif libellée en euros disponible sur sa plateforme s’élevait à 2.070 milliards à fin mars (soit 23,4 % des obligations d’Etat de la zone euro) contre 3.590 milliards fin février (près de 40 % du total). Ces chiffres soulignent à quel point les rendements sortent rapidement du territoire négatif, les investisseurs se préparant à une remontée des taux de la Banque centrale européenne (BCE). Les marchés monétaires tablent sur près de 60 points de base (pb) de hausse pour le taux de dépôt d’ici à la fin de l’année, qui est aujourd’hui à -0,5 %. Les frictions sur les marchés souverains pourraient par ailleurs s’accentuer avec la fin des achats d’actifs de la banque centrale. La liquidité apportée par la BCE avait maintenu les écarts de taux entre les pays du nord et du sud de l’Europe à un niveau relativement faible, mais le risque d’une fragmentation est désormais présent. Le différentiel entre les obligations à 10 ans allemandes et italiennes est ainsi passé de 144 à 168 pb depuis le début de l’année. Ces mouvements se répercutent aussi sur le crédit : les coûts de financement des emprunteurs investment grade en euros ont dépassé 1 % pour la première fois depuis juin 2020.
Les représentants permanents auprès de l’Union européenne ont approuvé la position du Conseil sur une proposition visant à créer un standard pour les obligations vertes européennes. Le règlement concerné définit des exigences uniformes applicables aux émetteurs d’obligations qui souhaitent utiliser l’appellation «obligation verte européenne» (EuGB, European Green Bonds) pour les obligations durables sur le plan environnemental qu’ils proposent aux investisseurs dans l’Union. Il établit aussi un système d’enregistrement et un cadre de surveillance pour les examinateurs externes d’obligations vertes européennes. Le Conseil doit maintenant entamer les négociations avec le Parlement européen afin de parvenir à un accord sur une version définitive du texte.
L’indice des prix à la consommation (CPI) au Royaume-Uni a augmenté de 7,0% sur un an en mars, sa plus forte hausse depuis mars 1992, après 6,2% en février, selon la publication mercredi de l’Office for National Statistics (ONS). Ce chiffre dépasse les prévisions (6,7%), les plus fortes hausses provenant des carburants et des coûts de l’essence, qui pèsent plus globalement sur le coût du transport (13,4% après 11,5%), du mobilier et des services ménagers (10,3% après 9,1%), de l’habillement (9,8% après 8,9%), du logement et des services publics (7,7% après 7,2%), du secteur restauration-hôtels (6,9% après 5%), ainsi que de l’alimentation (5,9% après 5,1%). Le gouvernement britannique a déjà annoncé une réduction de la taxe sur les carburants de 5 pence par litre pendant douze mois à compter du 24 mars.
La banque centrale de Nouvelle-Zélande a relevé mercredi ses taux d’intérêt de 50 points de base (pb), la plus forte hausse depuis plus de deux décennies, ajoutant au mouvement de resserrement mondial face au risque inflationniste et d’effet de second tour. La Reserve Bank of New Zealand (RBNZ) a relevé son principal taux directeur à 1,50%, au plus haut depuis juin 2019, affirmant que cette décision plus importante visait à amener le taux de change à une position plus neutre et à empêcher une inflation élevée de s’enraciner. La banque centrale a cependant tempéré sa position belliciste en maintenant ses projections précédentes pour que ce taux culmine à environ 3,35 % à la fin de 2023.