Les inscriptions au chômage ont augmenté aux Etats-Unis de manière inattendue la semaine dernière, à 203.000 contre 202.000 (révisé) la semaine précédente, a annoncé jeudi le département du Travail. Les économistes attendaient en moyenne 195.000 inscriptions au chômage lors de la semaine au 7 mai. Les inscriptions de la semaine au 30 avril ont en outre été révisées en hausse par rapport à une estimation initiale de 200.000. La moyenne mobile sur quatre semaines s'établit à 192.750 contre 188.500 (révisé) la semaine précédente.
L’Opep a revu à la baisse jeudi sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour cette année, comme elle l’avait déjà fait le mois dernier, pour intégrer l’impact de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, de l’inflation et de la résurgence de l'épidémie de Covid-19 en Chine. Dans son rapport mensuel, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole estime que la demande mondiale de brut augmentera de 3,6 millions de barils par jour (bpj) cette année, soit de 310.000 bpj de moins que prévu en avril.
La Commission européenne veut s’attaquer aux biais fiscaux favorisant le financement des entreprises par l’emprunt à travers le marché unique. L’unanimité des Vingt-Sept est toutefois requise pour que sa proposition soit mise en œuvre.
EureKing est coté sur Euronext Paris depuis ce jeudi 12 mai. Comme c’est traditionnellement le cas pour les Spac, son cours de Bourse dévie peu de son prix de référence, fixé à 10 euros. Le groupe a levé 150 millions d’euros. La clause d’extension qui aurait pu lui permettre de récolter 15 millions supplémentaires n’a pas été exercée.
Le PIB a progressé de 0,8% sur les trois premiers mois de l’année par rapport au trimestre précédent au Royaume-Uni, mais reculé de 0,1% en mars, montrent les données préliminaires publiées jeudi par l’Office for national statistics (ONS). Les économistes interrogés par Reuters attendaient une croissance de 1,0% au premier trimestre et une stagnation en mars.
Trois gestionnaires d’actifs européens, dont le plus important, Amundi, ont annoncé mercredi qu’ils avaient déposé conjointement des résolutions sur le changement climatique auprès du producteur d'électricité japonais Electric Power Development Co Ltd , connu sous le nom de J-Power, écrit l’agence Reuters. Dans ce qu’ils considèrent comme les premières propositions liées au climat faites par un groupe d’investisseurs institutionnels à une entreprise japonaise, Amundi, le fonds spéculatif Man Group et HSBC Asset Management ont demandé à J-Power de fixer des objectifs crédibles de réduction des émissions et de divulguer ses plans pour les atteindre. J-Power est le plus grand exploitant de centrales électriques au charbon du Japon.Jusqu'à présent, peu d’entreprises japonaises ont eu à faire face à de telles résolutions. Cette demande fait suite à des mois d’engagement avec J-Power, qui craignait que sa stratégie de décarbonation actuelle «ne fasse perdre à l’entreprise sa compétitivité alors que le Japon s’apprête à réduire ses émissions de gaz à effet de serre à zéro d’ici 2050", a déclaré le groupe dans un communiqué. Amundi, Man Group et HSBC Asset Management gèrent ensemble 3 000 milliards de dollars d’actifs. Man Group est la plus grande société de fonds spéculatifs cotée en bourse au monde. Un porte-parole de J-Power a déclaré que son conseil d’administration était en train de discuter de la manière de répondre aux résolutions. La société annoncera ses intentions lorsqu’elle aura pris sa décision, a-t-il ajouté. L’assemblée générale annuelle de J-Power aura lieu le 28 juin.
Si un client s’attend à ce qu’on lui mente, est-ce illégal de lui mentir ? C’est en substance la défense de James Im, ancien trader chez Nomura, et accusé par la Securities and Exchange Commission d’avoir été trop créatif sur le prix des obligations qu’il vendait – prétendant être en négociation avec une tierce partie inexistante, par exemple. « Ce mensonge visait à éviter une conversation inconfortable et à ne pas sembler pinailler sur les prix », a expliqué James Im. Qui a ajouté que, comme ses clients lui mentaient aussi, cela n’avait jamais eu d’incidence sur leurs décisions d’investissement. L’accusé rappelle aussi qu’il s’agit d’investisseurs sophistiqués qui s’appuient sur des modèles complexes pour valoriser les obligations, et qu’ils ne prennent pas les déclarations de traders pour argent comptant. On les comprend.
Il s’agit du volume de pétrole supplémentaire importé de Russie par les pétrolières chinoises depuis le début de la guerre. Des achats limités au regard du surplus russe, et qui sont très discrets : les entreprises craignent les sanctions secondaires qui pourraient les frapper. Sans compter que la demande reste étouffée par la politique zéro Covid.
La banque centrale de Malaisie a relevé mercredi de façon inattendue son taux d’intérêt de référence par rapport à un creux historique, alors que la hausse des prix des matières premières, les chaînes d’approvisionnement tendues et la forte demande ont attisé les pressions inflationnistes. La Bank Negara Malaysia (BNM) a relevé son taux au jour le jour de 25 points de base, à 2 %. Un sondage Reuters auprès de 18 économistes s’attendait à ce que les taux restent inchangés cette semaine, la banque centrale étant susceptible de commencer à resserrer au prochain trimestre pour éviter la montée des pressions inflationnistes. Ce relèvement suit ceux de la banque centrale d’Australie et d’Inde la semaine passée. Peu d’institutions monétaires maintiennent désormais leur politique accommodante héritée de la crise sanitaire.
Morgan Stanley prévoit que la croissance économique mondiale sera amputée de moitié en 2022 par rapport à l’an dernier. La croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait s’élever à 2,9% en 2022, soit environ 40 points de base en dessous du consensus, après une croissance économique estimée à 6,2% en 2021, estiment les économistes de Morgan Stanley dans une note datée de mardi. Avec une sortie de crise qui semble peu probable concernant l’Ukraine et les efforts des banques centrales pour maîtriser l’inflation galopante, les économistes de Morgan Stanley s’attendent à ce que la croissance économique soit limitée. S’ils estiment que le ralentissement de la croissance est généralisé, le Japon et l’Inde sont les deux seules grandes économies qui ne subiront pas de ralentissement marqué selon eux.
Les cours du pétrole ont fortement rebondi mercredi en clôture à New York après l’annonce d’un net recul des stocks d’essence et de gazole aux Etats-Unis au cours de la semaine écoulée. Le département américain de l’Energie (EIA) a fait part d’une chute de 3,6 millions de barils des stocks d’essence, tombés à leur plus bas de l’année, tandis que ceux de distillats ont reculé de 913.000 barils, à un plus bas en 17 ans. En clôture, le contrat sur le brut léger doux (WTI) pour livraison en juin coté au Nymex a bondi de 6%, à 105,71 dollars le baril. Le contrat mensuel affiche cependant toujours une baisse de 4% depuis le début de la semaine.
Londres a rejeté mercredi les propositions avancées par l’Union européenne afin de trouver une issue au dossier des relations commerciales et des contrôles sur les biens transitant entre l’Irlande du Nord et la Grande-Bretagne. Le «protocole nord-irlandais », intégré à l’accord post-Brexit a créé une frontière douanière de fait entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord afin de préserver la libre circulation des marchandises entre la province britannique et la République d’Irlande. L’UE a proposé d’assouplir les mesures de contrôles douaniers à partir d’octobre, une proposition écartée par la ministre britannique des Affaires étrangère, Liz Truss, qui juge que cette solution ne réglerait pas le fond du problème et «sous certains aspects, serait un pas en arrière».
Accélération. Réouverture post-Covid de l’économie mondiale, invasion de l’Ukraine, sans oublier l’actuelle politique zéro-Covid de la Chine, les facteurs s’enchaînent pour permettre à l’inflation de « fai[re] un retour remarqué en zone euro », sur fond de perturbations des chaînes d’approvisionnement et de hausse du coût des intrants, comme le notent les experts d’Allianz Trade (ex-Euler Hermes, numéro un mondial de l’assurance-crédit, photo). Qui ont relevé à 6,5 % leur prévision pour 2022, « avec un pic particulièrement haut » au deuxième trimestre. « En cas d’absence d’escalade de la crise ukrainienne », l’inflation pourrait s’assagir à 2,5 % l’an prochain, selon Ana Boata, directrice de la recherche économique d’Allianz Trade. L’inflation française pourrait atteindre 4,3 % en 2022. Un niveau plus bas que dans l’ensemble de la zone, du fait d’une relative moindre dépendance aux énergies russes mais aussi de l’action publique : le plafonnement des prix de l’électricité permettrait d’abaisser l’inflation de 1,5 point et les subventions sur le prix de l’essence de 0,3 point.
Réflexion. La Banque des règlements internationaux vient de publier une enquête auprès de 81 banques centrales pour évaluer leur degré de confiance et de maturité concernant l’émission et les usages de monnaies numériques de banque centrale (MNBC). La plupart d’entre elles travaillent sur le sujet et plus de la moitié sont entrées en phase de développement ou d’expérimentation. Les travaux concernant les MNBC de détail ont bien avancé, les deux tiers des banques interrogées envisagent l’émission d’une telle MNBC dans un futur proche, à l’instar des Bahamas, de la Chine, de l’Organisation des Etats de la Caraïbe orientale et du Nigeria. Les MNBC sont perçues, surtout dans les pays en développement, comme un moyen d’inclusion financière ou permettant une meilleure efficacité des paiements domestiques ou transfrontaliers.
Le « temps du vrai changement » est-il arrivé pour l’Irlande du Nord, comme le promettaient ces candidats du Sinn Féin à la députation (photo) ? Le parti nationaliste, favorable à la réunification de l’Irlande, a remporté le 8 mai une victoire historique au Parlement, dépassant son principal rival, le Parti unioniste démocrate (DUP), pro-britannique. Problème : les accords de paix du Vendredi saint de 1998, qui avaient mis fin à la guerre civile, stipulent qu’un Premier ministre nationaliste ne peut pas diriger la province sans un vice-Premier ministre unioniste. Or le DUP suspend sa participation à une renégociation du protocole nord-irlandais dans le cadre du Brexit. Sans compromis, il reviendrait à Londres de gérer en direct les affaires courantes.
L’inflation aux Etats-Unis a ralenti pour la première fois depuis huit mois en avril, sous l’effet d’une modération des prix de l'énergie, mais est restée plus élevée qu’anticipé par les investisseurs.
La banque centrale de Malaisie a relevé mercredi de façon inattendue son taux d’intérêt de référence par rapport à un creux historique, alors que la hausse des prix des matières premières, les chaînes d’approvisionnement tendues et la forte demande ont attisé les pressions inflationnistes.
Morgan Stanley prévoit que la croissance économique mondiale sera amputée de moitié en 2022 par rapport à l’an dernier. La croissance du produit intérieur brut (PIB) devrait s’élever à 2,9% en 2022, estime la banque d’investissement américaine, soit environ 40 points de base en dessous du consensus, après une croissance économique estimée à 6,2% en 2021.
Le président tchèque Milos Zeman a nommé mercredi Ales Michl, actuellement l’un des membres du conseil d’administration de la banque centrale, au poste de nouveau gouverneur. Il remplacera le gouverneur sortant Jiri Rusnok à partir de juillet.
Les banques centrales doivent relever leur taux pour endiguer une inflation dont les causes leur échappent sans casser la croissance ni la capacité des Etats à investir pour le long terme.