Le grand battage autour du « say on climate » de TotalEnergies ressemble, pour les investisseurs attentifs au climat, à un gaspillage d’énergie. Les désaccords publiquement exprimés par des actionnaires comme MN, Meeschaert AM, l’Erafp, OFI AM, les Assurances du Crédit Mutuel… n’ont pas empêché la stratégie climat du groupe d’être approuvée à… 89 %. Or elle prévoit une poursuite de l’exploration pétrolière sans rien de convaincant pour atteindre l’objectif de réchauffement limité à 1,5°C. « Chacun est libre de vendre ses actions », a indiqué Patrick Pouyanné, le dirigeant du groupe qui a pour lui l’envolée des prix du pétrole et du gaz. Un mastodonte comme BlackRock ayant annoncé qu’il réduirait son soutien aux résolutions d’actionnaires pro-climat lors des assemblées générales annuelles, notamment en raison de la guerre en Ukraine, on comprend que la partie est difficile à jouer pour les acteurs de conviction. A quand une réaction de l’AMF, interpellée par des gérants après le rejet de leur proposition de résolution climat pour l’assemblée générale du groupe pétrolier ?
Un fou qui se prend pour l’Etat veut devenir banque centrale. Cette scène ne se déroule ni à Bercy ni à Francfort. Mais dans un hôpital psychiatrique, selon le scénario de la pièce Banque Centrale, de et avec Franck Chevallay. Pièce qui figure au programme de la première édition du festival artistique et ludique Ecocotiers, présenté à Citéco du 30 juin au 3 juillet. Fidèle à sa vocation pédagogique, le musée de la place du général Catroux dans le 17e arrondissement de Paris souhaite ouvrir la saison estivale dans une ambiance festive, de DJ sets en ateliers gastronomiques, de théâtre en apéros philos. Parce qu’il n’y a pas d’âge pour s’intéresser aux sciences économiques.
Dégradation. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) se penche dans son dernier rapport sur les perspectives d’emprunt des souverains en 2022. L’année sera charnière car les besoins de financements devraient se stabiliser après avoir progressé rapidement durant le Covid. Absorber la croissance de la dette publique – qui a bondi de plus de 16 points de pourcentage en 2020 – prendra du temps car le ratio dette/PIB reste à des niveaux record (à 87 % pour les pays de l’OCDE) malgré la reprise économique. La normalisation se dessine, les emprunts nets ne représentant que 20 % des nouveaux emprunts en 2022 (contre 50 % en 2020), tandis que les pays de l’OCDE devraient lever 14.400 milliards de dollars cette année (contre 15.100 milliards en 2021 et 16.400 en 2020). Par ailleurs, l’échéance moyenne de l’encours de la dette, un indicateur important du risque de refinancement, est retourné à ses niveaux prépandémie, à 7,6 ans. Reste que les conditions de financement se dégradent : les rendements des obligations à 10 ans des pays développés ont ainsi progressé de plus de 120 points de base depuis le début de l’année, et le durcissement des politiques monétaires, couplé au ralentissement économique, va dégrader davantage encore ces conditions. L’OCDE alerte aussi sur les risques de blocage des marchés obligataires qui résulteraient d’une volatilité trop importante, et plaide pour que les émetteurs développés suivent les indicateurs de liquidité.
Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a confirmé que la baisse des impôts de production restait à l’ordre du jour pour les entreprises en 2023, malgré l’accent mis sur la protection du pouvoir d’achat, et la dégradation de l'équation budgétaire de la France. L’allégement de la facture fiscale des entreprises devrait être au menu du projet de loi de finances présenté cet automne, a indiqué le locataire de Bercy dans une interview-fleuve au Figaro publiée mardi soir. Bruno Le Maire est favorable à la suppression, en une fois, de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), une mesure à 7 milliards d’euros. Mercredi, dans un entretien à France Inter, le ministre a par ailleurs annoncé que la prévision de croissance française, fixée à 4% dans le budget 2022, sera révisée «au moment où je présenterai le projet de loi de finances rectificative fin juin début juillet».
Sept marchés en Europe et dans les émergents affichent des gains depuis janvier grâce à la forte pondération des secteurs de matières premières. Istanbul est à part.
La décision controversée jusqu’au sein du collège des commissaires a suscité une pluie de critiques, reprochant à l'exécutif européen de sacrifier les principes de l’Etat de droit.
La Banque du Canada a relevé mercredi son taux directeur de 1,0% à 1,5%, la deuxième hausse consécutive de 50 points de base, et s’est dite prête «à agir avec plus de force s’il le faut pour honorer son engagement à atteindre la cible d’inflation de 2%». Dans son communiqué de politique monétaire, la banque centrale souligne que l'économie canadienne est en situation de demande excédentaire et estime que l’inflation devrait encore monter à court terme avant de commencer à diminuer. «Le risque que l’inflation élevée s’enracine s’est accru. La Banque va utiliser ses outils de politique monétaire pour ramener l’inflation à la cible et garder les attentes d’inflation bien ancrées», déclare-t-elle. «Le Conseil de direction juge que les taux d’intérêt vont devoir augmenter davantage», ajoute la banque centrale.
La Commission européenne a estimé mercredi que la Croatie remplissait les conditions pour adopter l’euro au 1er janvier 2023. Son adhésion en ferait le vingtième membre de la zone euro, sept ans après l’entrée de la Lituanie. La décision finale relative à l’adoption de l’euro par la Croatie sera prise par les ministres des Finances de l’Union européenne au cours de la première quinzaine de juillet, après discussion au sein de l’Eurogroupe et du Conseil européen et après consultation du Parlement européen et de la Banque centrale européenne. Aucune opposition n’est à prévoir. Le taux de conversion entre la devise croate, la kuna, et l’euro sera ensuite fixé. Selon le rapport de convergence publié mercredi par Bruxelles, le pays de 4 millions d’habitants satisfaits aux quatre critères posés: la stabilité des prix, des finances publiques solides avec l’absence de procédure ouerte pour déficit excessif, des taux d’intérêt à long terme qui ne dépassent pas de plus de 2 points la moyenne des meilleurs élèves de la zone euro, une absence de tensions sur le taux de change. La législation croate est en outre totalement compatible avec les exigences du traité et des statuts du Système européen de banques centrales et de la BCE. La banque centrale a publié mercredi son propre rapport sur la Croatie, également favorable à une adoption de l’euro dès le 1er janvier 2023.
L’activité manufacturière aux Etats-Unis a réaccéléré en mai contre toute attente à la faveur d’une demande restée vigoureuse, montre l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) publiée mercredi. L’indice ISM manufacturier est ressorti en hausse de 56,1, contre 55,4 le mois précédent alors que les économistes interrogés par Reuters s’attendaient un ralentissement à 54,5, ce qui pourrait apaiser les craintes de récession imminente. Une autre enquête sur l’activité manufacturière aux Etats-Unis, celle de S&P Global, montre toutefois un léger ralentissement de la croissance, l’indice PMI revenant à 57,0 après 57,5 en mars.
OKwind, qui développe des solutions de production et de consommation d’énergie verte en circuit court, lance son processus d’introduction en Bourse sur Euronext Growth Paris.
La Commission européenne a estimé mercredi que la Croatie remplissait les conditions pour adopter l’euro au 1er janvier 2023. Son adhésion en ferait le vingtième membre de la zone euro, sept ans après l’entrée de la Lituanie.
La Banque du Canada a relevé mercredi son taux directeur de 1,0% à 1,5%, la deuxième hausse consécutive de 50 points de base, et s’est dite prête «à agir avec plus de force s’il le faut pour honorer son engagement à atteindre la cible d’inflation de 2%».
L’activité manufacturière aux Etats-Unis a réaccéléré en mai contre toute attente à la faveur d’une demande restée vigoureuse, montre l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) publiée mercredi. L’indice ISM manufacturier est ressorti en hausse de 56,1, contre 55,4 le mois précédent alors que les économistes interrogés par Reuters s’attendaient un ralentissement à 54,5, ce qui pourrait apaiser les craintes de récession imminente.
La croissance de l’activité manufacturière dans la zone euro a ralenti en mai. L’indice PMI du secteur revenant à 54,6 (légèrement plus élevé que l’estimation flash) après 55,5 en avril, soit au plus bas depuis novembre 2020, montre l’enquête mensuelle de S&P Global.
Spécialisé dans le conseil en gestion de patrimoine (CGP) à destination des expatriés français, Equance Gestion Privée Internationale goûte au private equity. Le CGP aux 700 millions d’actifs sous gestion vient de s’ouvrir à Calcium Capital, qui devient actionnaire minoritaire aux côtés du fondateur, Olivier Grenon-Andrieu. Equance décroche ainsi les moyens de renforcer ses équipes, d’accélérer le déploiement de son jeune réseau international et de saisir d’éventuelles opportunités de croissance externe sur le marché français. Depuis sa création, en 2005, le groupe anime un réseau d’une cinquantaine de consultants basés dans les principales régions du monde (Asie, Océanie, Amérique du Nord et du Sud, Europe, Afrique et Moyen-Orient) ainsi qu’à Paris et en Occitanie. Ses clients sont présents dans une centaine de pays dans le monde. Outre l’assurance vie, le non coté et l’immobilier, il propose des solutions de crédit et de prévoyance.
Elliott Management a accepté de vendre le club de l’AC Milan au groupe d’investissement américain RedBird Capital pour 1,2 milliard d’euros, rapporte le Financial Times, citant des sources proches du club. L’opération met un terme à l’incursion d’Elliott dans le sport. Ce dernier avait pris le contrôle du champion d’Italie 2022 en 2018 après le défaut de l’ancien propriétaire et conserverait un ticket minoritaire au capital. De son côté, RedBird, dirigé par Gerry Cardinale, un ancien banquier de Goldman Sachs, a déjà acheté environ 10 % dans Fenway Sports Group, la holding qui détient Liverpool Football Club et les Boston Red Sox (baseball). Elliott conservera une participation minoritaire dans l’AC Milan et probablement un siège au conseil d’administration, selon des sources proches du club.
À l’occasion d’une augmentation de capital, deux fonds d’investissement du groupe suisse Mirabaud sont entrés au capital du français Fusalp, à hauteur de 12,8 %, écrit Le Figaro. Il s’agit des fonds Mirabaud Patrimoine Vivant, dédié aux marques à fort patrimoine (il a investi dans Mauboussin, Le Coq Sportif et Clergerie) et Mirabaud Lifestyle Impact & Innovation, piloté par David Wertheimer. La famille Lacoste, qui avait ouvert le capital du groupe d’habillement en 2018 à des investisseurs particuliers et des family office, reste majoritaire. Grâce à ces financements, le groupe compte accélérer son développement aux Etats-Unis. Déjà présent dans quelques grands magasins outre-Atlantique, il va ouvrir une boutique en propre en novembre dans la station huppée d’Aspen, et une boutique éphémère à New York en octobre, pour six mois. L’entreprise vise un chiffre d’affaires total de 56 millions d’euros pour l’exercice clos en mai 2023. À terme, elle souhaiterait réaliser 80 % de ses ventes à l’international.
Une étude DBRS Morningstar estime que les perspectives restent bonnes pour les titrisations européennes adossées à des prêts à l’immobilier commercial.
Les cours du pétrole ont poursuivi leur rebond mardi, atteignant un plus haut depuis le 9 mars à plus de 120 dollars. Les prix sont soutenus par l’embargo partiel décrété par l’Union européenne sur le brut russe ainsi que par la levée de certaines restrictions en Chine liées au Covid-19, notamment à Shanghai. Le tout dans un contexte de demande croissante avant le pic des déplacements estivaux aux Etats-Unis et en Europe. Le baril de Brent, échéance juillet, expirant mardi, a augmenté de +1,7%, à 123,80 dollars, après avoir atteint 124,64 dollars. Le contrat d’août a atteint un sommet de 120,80 dollars. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) s'échange à 117,90 dollars le baril, en hausse de 2,4% par rapport à la clôture de vendredi, après un plus haut de 120 dollars. Les deux sont au plus haut depuis le 9 mars. Le Brent et le WTI devraient terminer le mois de mai en hausse pour le sixième mois consécutif.
La Banque nationale de Hongrie (NBH) a relevé son taux directeur de 50 points de base à 5,9 %. Le rythme plus lent du resserrement est intervenu alors même que l’inflation accélère à deux chiffres et devrait culminer plus tard cette année. Elle pourrait dépasser 10,5% en mai. Le sous-gouverneur de la banque Barnabas Virag a déclaré que la BNH, qui a été la première de l’Union européenne à lancer un cycle de hausses de taux en juin 2021, continuerait d’augmenter son taux de base avec des pas de 50 points de base dans les mois à venir. Il a également déclaré que le taux de dépôt à une semaine atteindrait 7% en juin. La banque veut maintenir des conditions monétaires plus strictes plus longtemps pour parer aux risques croissants d’inflation de second tour et ancrer les anticipations.
La croissance économique de l’Inde a ralenti à son plus bas niveau en un an au cours du premier trimestre 2022. Le pays est frappé par l’affaiblissement de la demande des consommateurs dans un contexte de flambée des prix qui pourrait rendre plus difficile la tâche de la banque centrale de maîtriser l’inflation sans nuire à la croissance. Le produit intérieur brut a augmenté de 4,1% en glissement annuel entre janvier et mars, selon les données gouvernementales publiées mardi. Ces données restent conformes aux prévisions de 4% des économistes sondés par Reuters, mais en dessous des 5,4% de croissance affichés entre octobre et décembre 2021 et des 8,4% de croissance au troisième trimestre de la même année.
La confiance des consommateurs a chuté en mai au plus bas depuis février. L’indice du Conference Board a chuté à 106,4 par rapport à une lecture révisée à la hausse de 108,6 en avril (107.3 en première lecture). La prévision médiane Bloomberg prévoyait une baisse à 103,6. «Les chiffres suggèrent que l’inflation, en particulier dans des catégories comme l’alimentation et l'énergie, pèse sur la confiance des ménages et affecte les budgets des consommateurs. Cela oblige davantage d’Américains à puiser dans leurs économies et à recharger leurs cartes de crédit pour faire face à leurs dépenses. Malgré tout, les dépenses de détail restent robustes pour le moment, même si la confiance des consommateurs a décliné», commente Eric Lafrenière, gérant actions US chez Richelieu Gestion.