Le pétrole remonte à ses niveaux de mars après l’embargo européen
Les cours du pétrole poursuivent leur rebond mardi, atteignant un plus haut depuis le 9 mars à plus de 120 dollars. Les prix sont soutenus par l’embargo partiel décrété par l’Union européenne sur le brut russe ainsi que par la levée de certaines restrictions en Chine liées au Covid-19, notamment à Shanghai. Le tout dans un contexte de demande croissante avant le pic des déplacements estivaux aux Etats-Unis et en Europe.
Le baril de Brent, échéance juillet, expirant mardi, a augmenté de +1,7 %, à 123,80 dollars, après avoir atteint 124,64 dollars. Le contrat d’août a atteint un sommet de 120,80 dollars. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) s'échange à 117,90 dollars le baril, en hausse de 2,4% par rapport à la clôture de vendredi, après un plus haut de 120 dollars. Les deux sont au plus haut depuis le 9 mars. Le Brent et le WTI devraient terminer le mois de mai en hausse pour le sixième mois consécutif.
Les dirigeants de l’UE ont convenu de réduire de 90% les importations de pétrole en provenance de Russie. Une fois pleinement adoptées, les sanctions sur le brut seront échelonnées sur six mois et sur les produits raffinés sur huit mois. L’embargo exempte le pétrole transitant vers la Hongrie.
Du fait de cet embargo, l’UE va devoir remplacer environ 1,5 million de barils par jour (bpj) de pétrole, selon l’analyste PVM Tamas Varga, cité par Reuters.
Du côté de l’offre, l’Opep+ devrait s’en tenir à une modeste hausse de production de 432.000 bpj en juillet, ont indiqué des sources de l’organisation qui se réunit ce jeudi.
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