La Commission européenne a estimé mercredi que la Croatie remplissait les conditions pour adopter l’euro au 1er janvier 2023. Son adhésion en ferait le vingtième membre de la zone euro, sept ans après l’entrée de la Lituanie.
La décision finale relative à l’adoption de l’euro par la Croatie sera prise par les ministres des Finances de l’Union européenne au cours de la première quinzaine de juillet, après discussion au sein de l’Eurogroupe et du Conseil européen et après consultation du Parlement européen et de la Banque centrale européenne. Aucune opposition n’est à prévoir. Le taux de conversion entre la devise croate, la kuna, et l’euro sera ensuite fixé.
Quatre critères respectés
Selon le rapport de convergence publié mercredi par Bruxelles, le pays de 4 millions d’habitants satisfaits aux quatre critères posés: la stabilité des prix, des finances publiques solides avec l’absence de procédure ouerte pour déficit excessif, des taux d’intérêt à long terme qui ne dépassent pas de plus de 2 points la moyenne des meilleurs élèves de la zone euro, une absence de tensions sur le taux de change.
La législation croate est en outre totalement compatible avec les exigences du traité et des statuts du Système européen de banques centrales et de la BCE. La banque centrale a publié mercredi son propre rapport sur la Croatie, également favorable à une adoption de l’euro dès le 1er janvier 2023.
Des rapports de convergence sont établis soit tous les deux ans, soit à la demande d’un Etat membre qui souhaite que l’on évalue s’il est prêt à rejoindre la zone euro, comme la Lettonie en 2013. Le rapport 2022 de la Commission a aussi évalué les progrès accomplis par la Bulgarie, la Tchéquie, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie et la Suède sur la voie de l’adhésion à la zone euro, en concluant que ces pays ne respectaient pas au moins l’un des critères de convergence nécessaires.
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L’activité privée a même chuté en zone dangereuse en mai pour l’Hexagone, notamment pour l’indice PMI «flash» des services (42,9), tandis que le secteur manufacturier est retombé en territoire de contraction. La situation est un peu moins préoccupante en Allemagne.
Mais ce n’est pas encore le cas de l’inflation, pour diverses raisons. Et encore moins si le choc géopolitique devait se transformer en un véritable choc pétrolier, «à l’ancienne».
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