Après avoir inondé le marché en 2020 et 2021 de Spac (special purpose acquisition companies), ces coquilles vides cotées en Bourse pour réaliser une acquisition, voilà les banques arrangeuses prises d’un doute. Et si leur responsabilité pouvait être engagée par des investisseurs mécontents ? Citi, numéro un au classement l’an dernier, vient de mettre ses activités sur pause en attendant l’avis de ses conseils juridiques. Car le gendarme boursier américain, la SEC, a proposé fin mars d’aligner – enfin – les règles de cotation des Spac sur celles des introductions en Bourse traditionnelles, après une série de transactions polémiques : fini les prévisions financières fantaisistes et les conflits d’intérêts cachés. Les banques responsables du placement devraient aussi rendre des comptes sur l’acquisition à venir du Spac. Tout cela était tellement prévisible…